Blog antirouille - MINIUM

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vendredi 2 mars 2012

La peste, le choléra, ou juste une appendicite ?

En 74, j'étais petite. Bon, on ne va pas faire de mystère, j'avais 7 ans. Mes parents, dans un geste que j'ai perçu comme un peu "piégeux" m'ont montré le journal en me demandant pour qui je voterais. La situation était particulière, puisque les élections présidentielles anticipées ont eu lieu à la suite de la mort de Pompidou. Minute de silence en classe, où on se soufflait "je préférais de Gaulle". Raison pour laquelle les enfants étaient sensibilisés à cette actualité. Je revois donc mes parents silencieux, attendant ma réponse alors que je parcourais les photos et les noms des candidats. J'en connaissais bien quelques uns de nom, je crois qu'on n'avait pas encore la télé.

J'ai pourtant vu le débat entre Giscard et Mitterrand (non, jamais d'émissions jeunesse, je préférais les 24h du Mans) et à la question renouvelée, j'ai répondu que je préférais le discours de Giscard parce qu'il m'avait semblé plus clair, plus direct, et que je ne comprenais pas toutes les allusions de son adversaire. Premier populisme droitier auquel j'aie assisté ? Sans doute.

Trop jeune pour voter, je n'ai pu qu'être témouine de la liesse de 1981, et c'est vrai que l'ambiance au quotidien a été vraiment détendue pendant quelques temps. Rouler sans permis euh... non, j'ai rien dit. La Fête de la Musique, ça me plaisait bien.

Pourtant, à part lors cet évènement, j'ai toujours pensé que les infos sur la politique, le sport et la religion me faisaient chier. Dans ces 3 cas, il est question de "fanatisme" (fan) souvent binaire appuyé sur des convictions personnelles. Pour ces raisons, il me semblait qu'on ne devait pas étaler ses opinions politiques plus que les religieuses. De plus, je pensais déjà qu'on nous donnait le choix entre la peste et le choléra (ces maladies m'en paraîtraient sympathiques déjà, pour dire). J'allais souvent voter blanc.

Inutile de préciser que les 10 dernières années... et les 5 dernières encore plus, m'ont fait changer d'avis. J'ai commencé à commenter de manière engagée sur les blogs des copains, et puis on a été submergés d'informations sur des faits, des lois, des déclarations... Tous les jours les nouvelles insoutenables se sont succédées. C'est à croire que si tu tortures 10000 personnes tous les jours (en leur imposant une nouvelle taxe qui les oblige à choisir entre payer le logement et la nourriture par exemple) on va parler de toi, te connaître...

Cette campagne pousse tous les défauts des précédentes à un stade que je pense n'avoir pas connu. Servilité des journalistes stars, utilisation de la puissance des médias pour détourner le sens de tous les faits, censure partielle ou complète. Le mensonge par omission ne suffit plus, il faut clairement affirmer le contraire de ce qu'on a fait, de ce qui existe...
J'en ai "au sens propre" envie de vomir.

C'est intéressant parce que je ne regarde plus la télé depuis 2005 à peu près. J'ai aussi cessé d'écouter la radio, puis de la lire en ligne... Mes informations se résument au flash de RFI à 8h et à ce que je lis sur Twitter. Oh je ne pense pas rater grand chose, je connais toutes les astuces par coeur. Et si j'ai du mal à pratiquer le militantisme pour ma part -convaincre quelqu'un de quelque chose qu'il ne pense pas- ce lavage de cerveau me révulse. Mais je perçois à quel point les gens de tous les bords sont piégés par arf! l'info. Une tomate ici, un oeuf là, une qui fait sa crise... Si vous, les plus informés et capables de réflexion plongez là-dedans, vous pouvez déjà prévoir à quel point les votes vont être décevants.

Plus de 35 ans que j'observe le même jeu, opposer 2 adversaires et pointer leurs crottes de nez pour faire oublier les autres possibilités, TINA.

Quelqu'un s'exprime bien mieux que moi : http://www.superno.com/blog/2012/02/campagne-presidentielle-de-merde

dimanche 26 février 2012

"Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" 1/2

Aujourd'hui, c'est le 26 février ? Ah oui. De moins en moins de sommeil, plus envie de manger, pas grand chose. C'est l'anniversaire de ma mère. Et je n'y ai pas pensé les jours précédents, je n'ai pas préparé un cadeau ni un bouquet, j'ai...

Il manque un épisode important à cette formidable saga de la chance en plusieurs tomes. Celui qui explique un peu les raisons de mon long silence, et de mon absence d'envie de rigoler des fois. Depuis un certain temps, j'ai éjecté mes conneries et mes mésaventures sur un autre "canal". La plupart de mes amis proches sont donc au courant, mais l'information fait défaut pour la cohérence de l'histoire, de ce que je peux être amenée à raconter sur ma nouvelle situation.

2009 et début 2010, comme expliqué dans des billets précédents, c'était ni trop facile ni trop gai. On tient le coup tant bien que mal, j'essaie de tenir le rôle décisionnaire vis à vis de ma mère quand elle hésite et que je sens que l'avis de mon père lui manque (mon caractère est proche de l'ancien-sien). Je la conseille en jardinage. Elle qui n'y connaissait rien à fait d'énormes progrès en peu de temps. A part un point au côté lors de certains gestes, elle est en forme. Un peu essoufflée après certaines montées, mais "pour son âge" elle a franchement la pêche.

Fin décembre 2010. On doit solliciter exceptionnellement une visite "entre 2" chez le généraliste (pour nous 2). A la vue de sa radio des poumons "Haaaaaaaaaan !!". Puis coups de fil pour avoir des examens rapides. On sait que c'est sérieux.

Par un concours de circonstance, elle ira faire ses examens à Paris, en peu de temps, dans un service réputé, avec un bon suivi. Elle y passera Noël. Le 23 après une ponction de presque 3 litres on apprend à distance que... à priori ça sent pas bon, quoi.

Le soir de son retour, elle m'explique le diagnostic. Le lendemain j'ai tout oublié, joli déni. Je me tape les résultats d'examens parce que j'aime bien tout comprendre et savoir. Au passage, en épluchant le dossier je trouve des documents "à ne pas transmettre au patient". Il s'agit principalement de l'évaluation du prix de certains examens ou traitement envisagés, sans détails. En gros : en fonction de l'âge, de l'état de santé... on ne te donnera pas toutes les chances.

Joli cancer de la plèvre, inopérable, peut-être des atteintes sur la bronche et très légèrement sur le poumon d'en face. Pas de métastases. A moins que les nodules sur le foie...

Bref, grâce à ce toubib, j'ai pu me faire une idée assez claire de l'état et donc de l'espérance de vie de ma mère. La réalité y a d'ailleurs correspondu à peu près.

On est gamins, vieux, jeune, parent, vivant, mort... tout ça à la fois. Alors joli anniversaire et joyeux bouquet.

{Titre emprunté à Mathias Malzieu, auteur/chanteur de Dionysos, écrivain. Il a écrit ce livre à la suite de la mort de sa mère et c'est le seul que j'avais envie de lire. Ce bouquin est parti avec V. -oui on s'appelait par nos prénoms dans la famille de soixante-huitards- friande de lecture}

mercredi 22 février 2012

Pleine forme...

Pourquoi moi qui n'ai jamais été effrayée par la mienne, je dois subir ainsi mort sur mort, ou plutôt menace sur menace ? Savoir que je vais "attendre", que ça va être moche, douloureux, avant, pendant, après, longtemps.

On a beau être charpenté du bois de ses ainés, consolidé par ce qu'ils ont apporté, ça n'a qu'un temps. Surtout quand cette mauvaise blague il faut la rejouer, rejouer, rejouer...

Minium tousse, respire mal. Elle avait la langue bleue dans la voiture. Je sais. "Ce n'est qu'un chat". Mais il fallait voir à point elle avait confiance en moi pour comprendre ce qu'on partage.

Asthme ? Cardiaque ? Lymphome ? ça revient au même. Un jour, demain, dans 2 mois ou plus elle va s'étouffer devant moi. Ou peut-être quand je ne serai pas là, que je ne pourrai pas l'aider, la sauver.

Oui on se fait toujours des idées forcément. Je réussissais à être positive malgré tout. A penser que mes 2 adorables p'tits toons vivraient un temps...moyen, que je les verrais tomber malade et pourrais choisir le moment de leur éviter les souffrances. Non, l'espérance de vie et moi je crois qu'on est fâchées.

Justement je voulais sortir, je voulais me libérer, mais il est dit que la tête je ne dois jamais la relever.

Tu sais la vie, ça fait maintenant un paquet de temps que j'essaie de te trouver des excuses, mais là tu commences vraiment à dépasser les bornes !

vendredi 3 février 2012

Le mystère de la bosse de neige

Je ne suis pas spécialement cliente de toutes les théories du paranormal fabriquées en général dans d'un intérêt quelconque... bref, je suis naïve mais pas totalement crédule. Extrêmement curieuse, je crois qu'il y a des explications à chaque évènement, mais j'aime bien quand ils prennent un tour un peu extraordinaires.

Sur ma voiture, la neige s'est tassée, a été emportée par le vent, et a sans doute un peu fondu avant de regeler en stalactites comme entre les tuiles. Il y a une bosse sur mon capot, ça éveille immédiatement ma curiosité alors que j'ai le bras gauche lesté de plusieurs buches de bois.

Je soulève la neige de la main droite et saisis tant bien que mal... un paquet de lentilles vertes et un livre sur la vie d'Olivier de Serres. J'ai vu qu'il restait un papier, sans doute l'étiquette des lentilles mais je ne pouvais pas faire mieux sur le moment.

Déjà un peu mal à l'aise après quelques voyages de bois, j'avais décidé que c'était le dernier et avais enlevé ma veste, l'écharpe et le bonnet. Mais en constatant qu'il ne manquait pas de papier sur le paquet de lentilles, je n'ai pu m'empêcher d'y retourner.
J'ai déneigé un autre bouquin "Quel est cet arbre ?" de chez Nathan, un parquet de nouilles japonaises bio, une boîte de Tomacoulis, du café moulu ouvert (à consommer avant 2009) et un dernier petit livre : "Les plantes au secours de la machine humaine" par le Père Arthur, paysan des Cévennes, Aubenas.

Bon. Perplexe. Encore plus en essayant d'imaginer quand "ça" avait pu "arriver" là, approximativement "à mille milles de toute terre habitée". Je suis rentrée lundi soir, et il a neigé mardi matin, après 7h et beaucoup avant 9h30.

Ce lot hétéroclite qui me semble bien destiné au vu des sujets des livres, le mystère de son arrivée et du moment du dépôt, j'aime ! :-)

Éclaircie

Mardi j'ai très sans doute flingué un (vieil) aspirateur et mon dos, je me suis pourrie jusqu'à avoir l'impression de manger de la suie par tous les trous de la face, mais la cuisinière à bois semble tourner mieux que la dernière fois, quand j'ai failli me faire cramer ou m’asphyxier, au choix.

Il faisait 13° dans la cuisine quand j'y suis arrivée. Mais un peu plus tard, il y avait le doux son d'une cocotte minute qui cuisait des légumes d'au moins 3 semaines. Eh bien c'était délicieux aujourd'hui.

Bien que les maximales soient restées sous zéro, la neige a suffisamment ramolli pour que le camion de fuel arrive à livrer. Et surtout, il n'a pas reneigé comme c'était initialement prévu. Je ne suis donc plus totalement enclavée même si je doute de pouvoir remonter au cas où je sortirais de chez moi.

On n'est toujours pas à l'abri de pannes d'électricité, de téléphone, de réseau mobile ou même d'eau, mais les choses se présentent pour l'instant mieux que je ne le craignais.

Mes chats ont vraiment un grain. Comme leur maîtresse, je sais. Eux qui ne mettaient plus les pattes dehors depuis des mois n'ont pas arrêté de sortir aujourd'hui alors que c'est tout blanc et qu'il fait -5°. A cette heure-ci par contre, même programme que d'habitude. 4 carpettes poilues sur mon lit.

Les 6 œufs trop vieux que j'ai sortis hier pour le compost ont fait un heureux, et aujourd'hui j'ai mis à manger pour les petits oiseaux.

mercredi 1 février 2012

Retour IV - Survie II

Ils me font marrer les stages de "survie" aux demi-saison. Un chapeau et une petite veste imperméable, sa bite et son couteau. Bon bah c'est pas tout ça, mais il va vraiment falloir penser à la survie les mecs, là.

Eh oui, les maisons qui ont été construites ils y a quelques décennies 1) ont perdu leur isolation de m... 2) ont une logique énergétique complètement obsolète... encore qu'avec leur citerne de 5000l (!) de fuel je les trouve moins vulnérables que les apparts faits ou refaits mais pas à faire... tout en convecteurs.

Mais mes grand-parents avaient insisté pour avoir une cuisinière à bois : je ne pense pas bien me débrouiller pour ramoner correctement le morceau de tuyau critique, mais je me suis bien gelé les mains et foutu de la suie partout. Et même après la douche elle est encore là. Où elle se cache la suie ? et ne me réponds pas DMC, merci :-) Et une cheminée. Là où elle est placée c'est pas l'idéal mais ça peut le faire.

D'ailleurs je suis certaine que je vais devoir abandonner ma chambre, la salle de bains et les toilettes... en fait l'étage. Parce qu'il y a une petite dalle de 20 cm et après c'est dehors. Calfeutrer, bricoler...

Bref, les problèmes, ma vrai survie :

En général, orage ou neige (je crois bien que ça l'a fait à la toute petite de l'autre fois), le réseau tombe. Et il faut bien 2 ou 3 jours quand on est les seuls en panne pour le rétablir. Pour le moment ça va, je ne sais pas quel effet le gel peut avoir sur son fonctionnement... ou la chute de neige prévue jeudi, suivie de froids encore plus grands. Mais c'est handicapant de ne pas avoir de portable. Ni d'internet dessus.


Le réseau téléphonique est dans un état pitoyable. Partout le fil pend, raccroché à n'importe quel arbre par les habitants du village; les arbres proches ne sont pas élagués ou coupés et vont certainement peser sur le fil. Le gel va tout faire péter.


MAIS L’ÉLECTRICITÉ !

- plus de chauffage central

- pas de recharge pour les appareils comme le téléphone

- plus de congélo, la pintade va pas être contente, et moi c'est le seul endroit ou j'ai 1 ou 2 truc à bouffer

- MAIS SURTOUT plus d'internet ! (gaaaarrrrrrgleee, je me moeurs).

Et là ça le fait pas du tout. Je suis dépendante à 2 choses et demi :

- Internet - on va même pas en discuter. Si quelqu'un se pointe alors que je cherche une solution parce que je n'ai pas internet depuis plusieurs heures, je crois que je suis capable de lui planter un couteau ;-)

- La musique. ça va de soi aussi. ça me tient chaud, ça construit mon moral, c'est très très important. Elle vient comme la radio, entièrement du net maintenant.

- A boire. On va pas chipoter. C'est vrai que particulièrement si j'ai passé un bon moment à me faire chier (déneiger des trucs...) j'ai vraiment envie d'un apéro, le relâchement de la journée.

Ok ok, comme pour mon introduction, ce dont je parle est futile. Non. Reprenons les London justement. Combien de fois l'espoir a permis au héros de rejoindre son but alors que ses forces physiques étaient au-delà de leur limite théorique ?

Conclusion : oui, j'espère que ça ne va pas être à ce point-là. Mais je sais aussi que c'est très possible, et que si c'est le cas il y a aura plein d'autres choses encore à gérer.

Mais aussi ce dimanche vers 8h30 je me suis déliée d'une contrainte qui me pesait, et je suis encore sous le coup de la liberté retrouvée. Il arrive une épreuve, eh bien je vais y faire face aussi bien que je peux. J'ai le sourire. Tant que j'ai internet tout va bien ;-)

Retour III - Survie niveau I ou "Un pochon par jour"

Survie. Oui il se peut que ça ressemble à ça. Comme je l'ai dit, le dernier épisode de neige - court et sans froid- n'a pas été évident. Là je suis seule. Pas mal seule d'ailleurs, personne du village n'a appelé pour se renseigner. Bien !

Je me prépare à l'idée d'une durée de 15 jours, il se peut que ça dure moins... ou 2 mois.

Premier réflexe à avoir... j'avoue que... merdoum, je l'ai zappé pendant une heure ou deux, oui. Ne pas tomber, enfin ne rien se casser surtout. C'est valable tout le temps, mais dehors par grand froid quand le facteur ne passe pas, que les secours ne peuvent pas venir et que peut-être de toute façon on n'a plus peut-être plus de réseau, c'est encore plus con.

J'ai lu tous les bouquins de Jack London, j'ai assez imaginé la neige, le froid, le vent. J'ai vécu tous les soirs les -15° de 1985, les -25° le jour où une copine faisait sa crémaillère un peu plus haut et qu'il n'y avait pas encore de toilettes... ben oui, faut juste pas déconner, quoi :-)

D'autres problèmes de santé ? Bah... c'est la vie. Asthme, faire gaffe, mais j'ai des médocs.

Les chats... on va partir du principe qu'ils ne vont pas avoir des problèmes juste pendant ces jours-là.

Manger : bah les dernières courses datent du 15/20 janvier je crois, et c'était pas les grosses. Je peux bouffer des pâtes au mites et du cassoulet à date dépassée, je vais pas mourir de faim :-D

Je devais commander LES croquettes des chats qui mangent toujours les mêmes avant de partir, fail. Bon, ils feront ce que je leur dit. Si je peux leur donner une friandise à peu près chaque jour, ça leur fera un rituel qui fera passer le reste. La friandise c'est les petits pochons, j'ai heureusement refait plus ou moins le plein récemment. il doit en rester une quinzaine. ça fait UN POCHON PAR JOUR :-)

Le froid dans la maison :

- Repérer où tendre des couvertures partout. Oui, c'est pas isolé, Faire des sas.

- S'habituer petit à petit à vivre moins chaud et se couvrir plus.

- Fermer des pièces.

Le bois : pas dépasser la quantité quotidienne pour tenir 15 jours, ou serrer plus. Essayer de pas foutre le feu.


Mais tout ça c'est rien si...

Retour II (suite de retour I) Penser à agir

Penser : j'ai par contre connu 1971. Mon frère dans son "baby-relax" devant 3 bouts de bois qui brûlaient dans la cheminée inefficace, ma mère en train de dégeler les tuyaux d'eau au sèche-cheveux (remarquez qu'on avait encore du courant malgré le mètre de neige et les morts sur l'A7) et de casser la glace à la pioche sur le balcon, moi qui accompagnais mon père à cheval pour aller chercher du gasoil pour la chaudière, à 5 km dans 2 bidons de l'armée. Penser aussi que malgré le confort de la maison relativement voisine que j'habite, les 50 cm de neige que j'ai vécu à 2 (dont un costaud) il y a 2 ou 3 ans n'ont pas été faciles et pourtant ils n'ont pas duré. Le froid non plus.

Se bouger. Essayer de ramoner le petit tuyau de la cuisinière. ça ne vient peut-être pas de là que j'ai failli mettre le feu/ m'enfumer l'autre jour mais c'était le jour à essayer. Couverte de suie, de cendres et trempée. Rentrer quelques morceaux de bois, aïe le dos. Douche puis baisser le thermostat d'eau sanitaire. ça économisera du fuel... que le camion pourra pas apporter ;-)

Vérifier la quantité de bois à l'abri. Pas top. Commencer à penser aux mesures à prendre pour lutter contre le froid. La bouffe, les chats... faire le tour de la maison, quoi.

Oui, à moins que par miracle il soit possible de descendre et surtout de remonter demain (à mi-chemin, il y a un virage au nord qui ne dégèle jamais, et il est au-dessus d'un... grand grand dévers) il faut raisonner en terme de... survie.

(à suivre)

Retour I - Prise de conscience

Il est rare que je me fasse surprendre par la neige. Surtout quand je peux suivre l'activité de ma station météo et de sites fiables, ce que je ne consulte pas en déplacement. Il semble que tout le monde se soit maintenant mis d'accord sur le fait qu'il va faire très froid, longtemps, dans l'Est et le Sud. Le premier qui m'a alertée, c'est lui http://www.inln.cnrs.fr/meteo.php3. Oui 15 jours avant que ça arrive, il est en général très fiable.

Donc surprise, pas vraiment. Mais j'avais d'autres choses à préparer que les provisions et la lutte contre le froid... quand il faisait 11° la nuit avec Mistral et qu'on avait trop chaud au soleil. J'ai juste calculé de rentrer chez moi avant que ça devienne impossible. J'attendais les flocons pour ce mardi matin, comme la joie que la neige a souvent représenté. 6h debout, hasards du sommeil capricieux. Même en grignotant, en traînant, il faisait assez noir et ça ne "sentait" pas la neige. J'éteins néanmoins la chaudière pour pas qu'elle aspire des saloperies quand le livreur de fuel, prévu pour ce matin, va passer.

9h30 Quand les yeux de chatte ne sont pas là, les flocons denses. Ah oui quand même. Bon, je dégage les fenêtres (j'ai pas de volets, je fais comme je peux) pour euh... - Première action : rien. Rester au chaud -j'ai rien dormi, pas récupéré de mon voyage- et regarder tomber. Je suis bloquée. Bah. Je glande, je me suis gagné ce droit.

Mi-di, mi-après midi. Croisement d'infos météo. Le froid attendu est comparable à celui vécu en 1956, quand tous les oliviers de la région ont gelé. Quelque chose que je n'ai pas vécu, mais qui a fait changer le paysage, les ressources : le Côtes du Rhône est "né". Les fortunes ont changé de main. Un évènement qui a marqué l'époque, les esprits...

mardi 8 novembre 2011

Di Di Di doum da Différent :-)

Des coïncidences font que j'y pense. Mes notes, ma sensibilité, des souvenirs qui reviennent, un article sur internet : une logique que j'avais occultée : que deviennent les enfants précoces ? Des adultes surdoués. Arrivée à l'école à presque 6 ans, j'avais le niveau pour le lycée à 9. Mais pour pas me balancer dans l'arène trop tôt, on m'a fait traîner un an. D'ailleurs, il y a eu la convoc pour les résultats du test QI de 6e où on m'a dit que j'étais de loin la 1ère mais qu'il fallait que j'en parle surtout pas :-) Et puis ça a été silence radio.

Je frime pas, je n'ai aucun mérite. Mais ça m'aurait donné un début de réponse pour bien des situations où je me suis sentie et me sens toujours décalée, cette incapacité à faire de nombreuses choses simples pour la plupart des gens. Heureusement que j'ai le caractère pour assumer ma différence mais j'en chie quand même :-D

dimanche 18 septembre 2011

Salut à toi, ô blog !

Un peu la flemme de t'expliquer parce que j'ai bien bossé ce soir mais en résumé... je reviens ! :-)

vendredi 20 août 2010

ça va bien.

Oui depuis un moment, ça va bien. Du moins c'est ce que je vois de mon conscient en tout cas. Comme d'habitude, je laisse s'exprimer les enthousiasmes et les déceptions, les ras-le-bol, les fous-rires et et les coups de blues. ça ne laisse pas trop de place pour les tas de poussière dans les coins.

Du côté de la santé, j'ai une grave dépendance à la musique, mais ce n'est qu'une maladie chronique non guérissable :o)

lundi 5 avril 2010

Faux départ

ça fait un petit moment, convaincue, que je dis autour de moi que j'ai une formation qui démarre juste après le lundi de Pâques. En fait, je me suis inscrite à plusieurs formations dont certaines ont été annulées, d'autres ont effectivement lieu tout près des jours fériés de mai. D'autre part, un deuil, une rupture... ça me détraque le cerveau (ce qu'il en reste) : je dis un mot pour un autre, je n'ai plus la notion du temps. Et pour couronner le tout, j'ai fait la fête ce week-end et je me suis couchée à 16h le lendemain après-midi. Bref, je me suis emmêlé les pinceaux.

Comme je fonctionne selon des rythmes plutôt inverses à ceux de la majorité d'entre vous, je prépare tout le soir. Oui, même le café à réchauffer. Donc je suis là avec mes affaires, le sac est fait, ne me restait plus qu'à prendre la douche et mettre l'alarme. Je relis bien la feuille sur laquelle il est noté ce que je dois avoir avec moi : un chapeau, des chaussures de marche, une gourde...alors que je me suis inscrite pour une formation en salle et que je me voyais plutôt avec un bloc et un crayon. Passons. Et je dois y être MERCREDI matin... TILT !

Voilà comment on gagne 24h vraiment plaisantes :o) Non parce que les chats ça ne les branchait pas DU TOUT de me voir partir demain en plus :o)

Par contre, ça semble d'être la mode de repasser souvent des extraits de Pink Floyd - The Wall en ce moment et ça c'est pas glop...

vendredi 19 mars 2010

Jacques Brel - Le Moribond

Il fait beau. Premiers jours de printemps. C'est pire.

Terry Jacks

''...it's hard to die

When all the bird's are singing in the sky

Now that the spring is in the air

Little kids are everywhere''

Mon anniversaire, ma saison préférée.

Je me sens sale. Je sens tout sale. ça doit s'expliquer psychologiquement.

Là il découche, pour mettre au point les piliers de sa vie future. Il y a 8 jours on faisait des projets et partageait des impressions intimes. J'ai beau être très apte à m'adapter, je suis un peu perdue, là, dans mon crâne.

On grandit, on s'inquiète pour les autres

Pendant des années, j'ai eu une angoisse panique de devoir subir une intervention à l'hôpital. Comme beaucoup d'enfants certainement, et surtout il y a 35 ans, ça devait signifier beaucoup plus de charcutage et de chirurgie que maintenant. Et puis entre 10 et 11 ans on m'a enlevé les amygdales. Pas à moitié, d'après les réflexions des toubibs qui ont m'ont examinée pour les maux de gorge qui continuaient. Puis appendicite, chic émotif vers 18 ans. Malgré une semaine coincée dans une chambre de bout de couloir d'un autre âge, j'ai réussi à faire trop d'efforts en sortant, une copine enceinte emménageait, j'ai voulu ratisser tout le terrain. Obligée de m'immobiliser quelques jours mais j'ai rien dit. Je m'arrangeais pour faire faire des petits pas nonchalants et prendre une pose discrète sur les 100 m qui me séparaient de la supérette. Puis 3 accidents bien plus sérieux, mais là n'est pas le sujet.

Maintenant, malgré toutes les erreurs faites dans les opérations évoquées (et une grosse réussite aussi), je n'ai plus la peur du charcutage. Ce qui m'inquièterait dans l'idée de devoir me faire hospitaliser c'est de devoir laisser les chats. Je vois cet espèce de truc qui a été ma moitié être toujours aussi désagréable avec moi et eux alors que je pensais que "trahir" sa copine depuis 13 ans et un de ses meilleurs amis pouvait rendre un peu humble. Ils sont très très sensibles. Eh bien je ne pense pas qu'il s'en occuperait comme il le faut.

Je sais. Des chats... c'est ridicule comparé au souci qu'on pourrait se faire pour un enfant. Mais je sais par expérience qu'une peur ou un choc affectif peut les tuer.

mardi 16 mars 2010

Coup de grâce

Des années de voisins toxiques (quand il poursuit tes chats avec un fusil...euphémisme). Un déménagement (il paraît que c'est une source de stress), des décès de tous les ascendants et de plein d'amis, de chats en peu de temps... Il me manquait des morceaux au tableau : le mec qui te quitte après 13 ans pour... ah, ça j'ai pas encore le droit de dire qui, mais pour une fausse excuse, qui te ment encore quelques jours avant pour que tu cherches et t'investisses encore pour l'avenir de la construction commune.

La menace d'une maladie auto-immune et un chômage irréversible (je cite mais c'est vraiment pas ça qui me fait chier). D'autres soucis de santé plus handicapants.

Oui oui, on devait se marier et adopter, ça fait un an qu'il fait le cul de plomb et que je mets ça sur le compte d'une hésitation naturelle. Par contre, j'ai bien remarqué qu'il ne m'écoutait pas du tout, ne retenait rien de ce qui me concernait, était parfois infernal. Harcèlement moral.

Il vient d'arrêter de fumer... promis depuis si longtemps mais pas pour moi donc. Et plus, cette rupture le laisse indifférent.

J'en reparlerai. Bien sûr.

Coup de grâce : titre chargé d'émotion de Willy de Ville à l'époque où il incarnait le groupe Mink de Ville, un des premiers artistes que j'ai... "suivi" on dirait aujourd'hui.

Au fait, j'ai un twitter, je sais pas comment le mettre ici. Je ne sais plus grand chose d'ailleurs.

mardi 9 février 2010

Je m'intéresse à beaucoup trop de choses

La météo, l'informatique, la santé, les animaux, les plantes, la photo, le bio, la construction, le poker, le graphisme*... pour n'en citer qu'une partie. je suis passionnée, je veux comprendre, je veux savoir comment ça marche, je veux aller plus loin.

Faudrait-il me forcer à un sevrage pour que je ne surfe pas jusqu'à 5 heures du matin ? Des deux, internet n'est pas arrivé avant mon insomnie. Auparavant, je lisais la nuit pendant des heures, tout ce que je pouvais trouver de la première à la dernière ligne en attendant le sommeil : Libé du jour ou de 3 ans avant, les revues des collectivités, les pubs des supermarchés, les modes d'emploi d'appareils... en plus de revues, de livres techniques, de romans noirs.

Eh bien je dois dire que c'est quand même nettement plus intéressant maintenant. Parce que je ne joue pas en ligne, je ne passe qu'une fois de temps en temps sur Facebook pour voir si les copains vont bien, très peu de temps sur les forums (sauf quand une situation météorologique délicate se présente), je survole l'actualité officielle en une minute et m'attarde juste un peu sur l'alternative. Non, je découvre des pages et des pages de choses intéressantes. Des flores anciennes et réputées, des articles de loi, des tas de ressources pour apprendre. Des choses passionnantes !
Le petit netbook et sa connexion internet, c'est vraiment mes copains ! ;o)

  • Cherchez l'intrus :o)

En fait, parmi les trucs qui m'emmerdent vraiment, on trouve très vite la politique, la religion et le sport.

  • Non en fait il n'y a pas d'intrus :o))

lundi 25 janvier 2010

Un an...

Un an c'est...si court, si long, comme déjà écrit par moi, avant. Un an c'est une révolution, c'est un cycle que je trouve pertinent pour examiner, décrire, romancer...

Ce soir, c'est déjà demain. Ce soir c'est déjà il y a un an.

Plus là pour sortir d'un geste complice une petite revue "bio". Plus là pour avoir l'œil qui pétille aux projets que j'ai, et qui lui auraient tant plu, s'interrogeant visiblement satisfait sur la part de l'inné et de l'acquis.

Un an que je conduis la machine et souris à mes passagers, un an que je tends les épaules et m'y brise le dos -pas beaucoup d'erreurs- que je pars au hasard et me retrouve dans des pas.

L'encouragement physique, mental, réel manque. Pour le reste, c'est la vie la mort. ça on le savait...

lundi 18 janvier 2010

Quand t'es dans le désert...informatique :o)

Le bon copain à qui j'ai revendu mon premier eeepc s'est retrouvé "en panne" il y a quelques temps et n'a "pas osé me déranger". Il a apporté son netbook à un magasin de "vente et réparation", comme je crois qu'ils se nomment tous dans le coin. Et puis ils offrent des services de sites web (faut voir la gueule de certains sites), d'hébergement et tout et tout... Hem. Et dire que je complexe encore...

Le magasin a gardé l'appareil un temps certain, puis lui a rendu avec explications : "Je ne peux rien faire. Je l'ai ouvert, de toute façon c'est que des trucs chinois là-dedans, c'est de la merde".

Désolée pour ceux qui connaissent un peu l'informatique, les machines à laver, les voitures et toute autre électronique et qui auraient eu un aliment qui tache dans la bouche au moment où ils ont lu la dernière phrase. Trop tard :o)))

D'abord, ouvrir un netbook... en général ça se fait parce qu'on sait ce qu'on fait : changer le disque dur pour un SSD (pas de pièces mécaniques), de carte wifi, lui ajouter une fonction... mais pas par hasard. Autant la démarche pourrait se comprendre pour un ordinateur "tour" qui est fait pour être ouvert sans dégâts, afin de vérifier si rien n'est débranché, autant les netbooks peuvent être délicats à l'ouverture et en général personne ne se lance là-dedans sans avoir trouvé un reportage photo de la manipulation.

Mais surtout ! Eh bien... quel est le symptôme ? Un écran bleu qui "dit des trucs bizarres" et empêche l'accès au démarrage Windows XP. Sûr que ça doit venir du matériel, hein ?

D'ailleurs, ASUS (les eeepc) est un petit fabricant complètement inconnu qui n'équipe de ses cartes mère qu'un quart des ordis sur terre, non ? :o)

mercredi 6 janvier 2010

***Frissons***

Les prévisions météorologiques ne sont pas encore fiables à long terme, mais il se pourrait qu'il y ait une vague de froid intense à partir de ce week-end et elle pourrait durer plus de 10 jours.

Pensez à vérifier l'antigel de la voiture, à protéger des canalisations, à stocker hors-gel certains produits, à prendre vos précautions pour certaines plantes. Envisagez des coupures EDF de panne ou de délestage.

Surtout, faites-moi plaisir, ne vous engagez pas sur des routes dangereuses sans réflexion, informations, et sans un minimum de précautions (équipement, boissons chaudes, couvertures de survie ou autres).

Merci !

On en reparle d'ici peu (oui je sais que pour la moitié nord du pays ça a déjà bien commencé).

mercredi 25 novembre 2009

Ce titre n'existe pas

Depuis longtemps, très longtemps, j'écris. 3 mots, 3 phrases, l'histoire d'une amitié sur fond de rallye des sables à 8 ans dans un carnet en simili-cuir. Des paroles de chansons, l'ébauche d'un roman à partir de 15 ans.

Comme tout le monde.

On se dit "C'est pas sérieux, faut trouver du boulot". Et le fait est que je pense que je n'aurais jamais eu confiance en moi. Même après avoir dénudé une rangée de vignes, même en étant la première sur une trentaine de personnes, je n'y croyais pas.

Pour ce qui est d'écrire, de continuer, d'essayer... c'est de plus en plus compliqué. Internet me démontre que je m'exprime bien plus mal que nombre de personnes sur leurs blogs, je n'ai pas l'aisance. Pourtant, il y a ces pointes acérées, ces bouquets de mots qui viennent parfois et que je trouve dommage de jeter.

Et mon père était l'étalon à double-tranchant (on ne rigole pas, bande d'andouilles !) de la qualité de mes écrits. Se sentant proche des mots de sa fille certainement, mais dont un des métiers a été d'en produire et aussi de sélectionner ceux des autres qui auraient audience.

C'est compliqué. J'ai trouvé un beau titre ce soir, délicat. Pour un texte, pour une chanson, pour un chapitre. Une recherche sur internet ne donne pas de résultats, il semble être original. Mais si je le divulgue, il ne le sera plus.

Alors je le garde. J'espère. J'espère qu'un jour il sera l'introduction ou la conclusion de quelque chose de beau.

jeudi 26 février 2009

Filet noir

Il y a quelques sites qui expliquent très bien ce qu'il advient de la liberté sur internet, jour après jour, et comment il est prévu que ça devienne encore pire. Ce que je me sens pas de faire présentement.

Une piste : http://www.laquadrature.net/HADOPI

dimanche 1 février 2009

Putain, mon père est mort

Oui, c'est pourtant bien ce qui est arrivé ce 26 janvier. Contrairement à ce qu'en a dit le journal local, aucun rapport avec cancer qu'il a eu. Il est décédé d'une rupture d'anévrisme, un tuyau qui pète et quelques secondes plus tard, c'est toute la machine qui a cessé de fonctionner. ça ne coûte rien à la sécu (faut-il qu'on demande remboursement d'une partie des taxes sur alcool et tabac ?*), et ça entraine moins de souffrances pour les proches (comptons une moyenne à 7 personnes, 1 dose de prozaque 2 fois par jour pendant 90 jours*).

  • Oui, je pense qu'on n'est pas loin du moment où on va répercuter notre façon de vivre sur les impôts indirects et taxes diverses.

Mais bon, c'est la meilleure manière de partir qu'on aie pu lui souhaiter.

mardi 11 novembre 2008

Fais le plein ("Mets de l'huile")

"En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées"
"Chassez le Gaspi"

ça vous rappelle quelque chose ? Alors vous êtes un vieux con comme moi (je suis juste une vieille conne).

C'était la première crise pétrolière de ma génération -j'avais pas 8 ans. Et elle précédait de peu les élections présidentielles en France.

Si je me souviens bien de la première analyse économique de mon père, à ce moment-là quand on demandait aux gens (oui, un sondage !) ce qu'ils craignaient le plus, c'était le prix de l'essence à 1 franc.

Ouaip.

Ouaippp...

lundi 12 mai 2008

Grand-mère. Morte

ça, c'est fait.

(déconnades souhaitées).

vendredi 25 avril 2008

Plus on est de fous, moins il y a de riz

C'est évidemment la citation que m'inspire l'actualité sur le rationnement de cette céréale. Avec les progrès techniques et scientifiques, il est tellement désolant qu'un certain nombre de pourris, pour spéculer sur la nourriture de base, affame des populations entières tout autour de la planète. Parce que les Chinois et les Indiens accèdent à la classe moyenne ? Mon oeil ! (pour être polie). Exploitée rationnellement, la Terre aurait bien de quoi nourrir tout le monde !

Les banquiers remontent le col de leur veste. Essayez donc d'aller négocier une diminution des mensualités d'un prêt accordé généreusement il y a 2 ans pour un crédit de 25 ou 30 ans dont les premières mensualités représentent quasiment les 2/3 de votre salaire. On sent la panique, la tentative de faire rentrer de l'argent le plus vite possible.
Rassurez-vous ce n'est pas moi, si j'arrivais à emprunter 2000€ pour remplacer ma caisse par une autre aussi pourrie, ça serait bien le maximum.

Qu'en pense un "petit vieux" avec qui la conversation se noue dans une file d'attente ? Un de ces ruraux dont le bon sens n'a pas été totalement anesthésié par le bocal rectangulaire posé sur un des meubles du séjour.

- Ma femme et moi on a travaillé toute notre vie, on a une retraite de 700€ pour deux.
- J'ai connu la guerre : des gens faisaient 60 km à pied pour venir de la grande ville échanger leurs vêtements contre un morceau de lard. Eh bien je ne suis pas certain que je ne reverrai pas ça un jour.

Rationnement du riz dans les "Pays les plus riches". Je n'en reviens toujours pas.
Apprenez à coudre, à jardiner ou à bricoler. C'est pas dit que ça ne vous servira pas un jour.

mardi 22 avril 2008

Et pourquoi pas demain ? (1)

Oui, j'adore cette phrase pleine d'espoir. C'est ce que j'aimerais me dire tous les... "matins" enfin quand je me lève, quoi :o)

Oui, depuis le début de l'année je pense à ce blog tous les jours. Je me dis que je vais écrire dès que ça ira un peu mieux, dès que les choses s'arrangeront un minimum. Que j'arriverai à sortir 3 mots plutôt que d'avoir les lèvres soudées, virtuellement aussi. Que ce n'est pas important, presque, tout ça.

Cancer d'un très proche, chat malade grave un samedi soir, moteur de voiture qui explose, Assedic qui coupe les vivres, boulots promis désistements, redressement fiscal (enfin pire), autre chat malade un samedi soir (vi, c'est plus cher les opérations le dimanche avec hospitalisation), cancer d'une personne de la famille proche - choses difficiles à gérer. Compagnon complètement blasé. Boulot payé avec plein d'argent liquide = déposer à la banque parce que trop de charges, impossible de garder 100€ pour les courses (même 30). Manger de la merde. grossir quand même. Plus dormir.

Voilà, j'ai du mal à faire des phrases entières. Je laisse quelques mots sur un nombre très limité de blogs, dont je considère en général les tenanciers comme des amis. Qu'ils se rassurent, je n'attends pas qu'ils se sentent obligés d'avoir les mêmes élans ! :o) Mais mes rencontres IRL ont plus que souvent confirmé mes sentiments.

Des améliorations à tout ça... oui il faut être patient, ou craquer. Ok, c'est pas pour tout de suite. Mais j'aimerais vraiment bientôt dire "Et pourquoi pas demain ?".

mardi 12 février 2008

Je suis toujours à l'envers

Je suis "un peu" à contre-courant, tout le temps. Je me suis déjà fait la remarque il y a fort longtemps : "Mais pourquoi les autres vont toujours dans l'autre sens ?". Heureusement, je n'ai jamais eu à penser ça sur l'autoroute :o) l'inquisition de ma conscience m'a parfois accusée d'en faire une "attitude". Mais non j'assume, sans plus. J'aime le fait de ne pas avoir besoin d'être beaucoup à penser ce que je pense, j'aime me sentir solide dans ma personnalité mais je n'ai pas besoin de me faire remarquer pour me sentir exister. Au contraire, j'ai le respect de mes inclinaisons brutes.

Eh bien... la situation se produit une fois encore et me fait sourire.

J'ai très peu voté. En 81 j'étais civilement trop jeune, en 88 déjà un peu blasée et aux prises avec d'autres soucis. J'ai tenté pourtant, cette fois-là. Il tombait des cordes depuis plusieurs jours, la voiture s'est embourbée dans le chemin et je dois dire que je n'ai pas regretté ce ratage. J'ai du me prononcer en 95 au 2e tour et puis pour quelques élections locales dans une ville que je n'habitais plus. De toute façon jamais avec enthousiasme, toujours un peu agacée de devoir donner une voix à un vieux con "pour pas que ça ne soit pire" et me sentant un peu sale.

Ils ont fini par mettre leurs listes à jour et je n'étais plus inscrite. 2001, 2002 se sont fait sans moi et ça me laissait de marbre. En substance, j'ai quand même la plupart du temps été une fervente abstentionniste. Pour le référendum, je me souviens avoir dit que de toute façon s'ils voulaient le faire passer, ils le feraient et que nos votes ne serviraient à rien. Anarchiste, visionnaire ou flemmarde ? :o)

De retour dans mon bled quasi natal et à l'approche de la fin 2006, mon copain et moi nous sommes réinscrits, dans une optique TSS, sans grande conviction, mais en nous disant que si on souhaitait s'exprimer en 2007 au moins on pourrait le faire. On était assez impressionnés par le tout sécuritaire et ce que ça avait concrètement changé dans notre vie en 2 ou 3 ans de temps.

Aujourd'hui, cette volonté d'abstention gagne presque tous ceux qui défendaient la nécessité de s'exprimer et... moi je me présente aux élections municipales ! :o) Pourtant, je suis totalement d'accord avec eux, et si j'étais dans une ville, avec un enjeu de partis, je m'en laverais les mains.

Mais il se trouve que c'est le village où j'ai grandi, moins d'une centaine d'habitants répartis dans une grande vallée isolée que j'adore. Il ne faut qu'un maire et 8 conseillers. Tout le monde est excessivement serviable, des initiatives intéressantes sont montées (ramassage scolaire...), des repas de village très sympathiques sont organisés quelques fois l'an. L'ambiance du village est très bonne et le maire est compétent.

C'est peut-être la quarantaine qui fait ça : il se trouve que j'ai envie d'être impliquée dans la vie de cette vallée, de participer aux choix qui lui permettront peut-être de rester telle que je l'aime. Il y aura peut-être des billets Made in Monolecte et si c'est le cas j'en sourirai. Mais vous comprendrez que je ne peux pas m'abstenir cette fois-ci même je suis de tout cœur avec vous ! ;o)

samedi 15 décembre 2007

Allo ? Non, ce n'est pas la boucherie Sanzot

Je suis en liste rouge. De toute façon, le téléphone n'est jamais branché. Il y a peu, c'était officiellement parce que l'internet en RTC empêchait les appels simultanés... Mais en fait, je n'aime pas le téléphone. J'angoisse un peu quand il sonne parce que je suis assez nerveuse. Et puis je dors à n'importe quelle heure (enfin quand j'y arrive et surtout le matin). Ce sont rarement des bonnes nouvelles, et puis j'ai pas de sous pour acheter un téléphone correct (sans fil, où on entend bien, où on sait qui appelle, et même en plus il serait beau...) et pas envie non plus de donner plus de sous au Pamplemousse pour la présentation du numéro... d'ailleurs la dernière fois où je m'étais renseignée ce n'était pas disponible chez nous, comme d'autres services pour lesquels ils m'envoient pourtant des pubs. Depuis qu'une machine bizarre appelait à n'importe quelle heure du jour et de la nuit pour dire "transmetteur deux un zéro...", il a été définitivement débranché. Pour quelqu'un qui se lance dans une activité d'indépendant, ça... enfin je sais bien que ça le fait pas, quoi :o)

J'ai un portable. Pour la famille, les amis, les urgences (je ne viens jamais à bout de mon forfait mensuel d'une heure). La sonnerie est coupée aussi le plus souvent. Parfois, j'oublie même de l'allumer quand je suis dispo. Mais je le regarde 2 ou 3 fois par jour pour voir si j'ai eu un appel.

Je suis en liste rouge, donc. Et très peu de gens ont mon numéro. Eh bien depuis hier, je consulte ma messagerie, et là je vois 7 à 8 appels dont certains répétés 4 fois, de 8h du mat à 20h, des numéros de portable mais surtout des numéros locaux proches de ma commune. Et pas un message.

Je pige rapidement le truc : l'hebdo régionnal sort le jeudi matin, il y a un couillon qui a mis par erreur mon numéro dans son annonce. Aujourd'hui, rebelote. Mais là... oui, il y a UN mec qui a laissé un message ! "Bonjour, je vous appelle pour l'annonce que vous avez passée... pour la Lada 4x4". Bingo ! Et gros éclats de rire. En effet, ma mère a eu 2 Lada 4x4 dont une achetée neuve, et je peux vous dire que toutes les blagues qui circulent à propos de ces voitures ne sont pas des histoires mais la réalité ! Toute mon adolescence, ces bagnoles ! :o)

Alors qu'un mec se gourre et mette mon n° sur une annonce, c'est un hasard. Mais que ce soit pour une LADA !! Je craaaaaque ! :o)

samedi 24 novembre 2007

Une banque à qui l'on a envie de donner

Marre de donner des sous pour aider sans jamais savoir ce qu'ils devient vraiment ? Aujourd'hui quand vous allez aller faire vos courses il y aura des gens qui attendront à la sortie de la grande surface avec des charriots, et qui vous diront merci avec un sourire même si vous ne leur donnez que 3 petites bricoles.

J'aime bien le principe de la banque alimentaire. On peut imaginer qu'il y a un minimum de manipulations entre la collecte et la redistribution et c'est peut-être pour ça que j'ai presque l'impression de voir ou de toucher les gens qui vont recevoir les colis.

On a souvent le réflexe de donner des produits de première nécessité, mais je vous invite à ne pas négliger le plaisir : café, tablettes de chocolats, biscuits, céréales... J'imagine que les aliments pour bébé sont les bienvenus aussi.

samedi 20 octobre 2007

Semaine de la merde en boîte

Ohhh, je sais le titre il contient un gros mot. Bah oui. Et j'aurais pu en écrire bien plus.

Je me remettais juste (enfin pas vraiment, mais je commençais à être capable de faire semblant) de la chouette nouvelle du début de la semaine quand je sors. Non, jusque-là tout va bien, ma voiture commence seulement à se faire prier pour démarrer, je pense que c'est la bougie de préchauffe, c'est pas grave.

Donc je croise mon copain en dehors de la maison et il me prépare gentiment pour me dire que non, au courrier il n'y a toujours pas le logiciel que j'aurais dû recevoir depuis presque un mois maintenant, mais... il y a bien 2 lettres d'huissier. Ahhhh, c'est que ça ?! Oui, je sais que même avant que la charmante assedic m'annonce notre rupture j'avais des difficultés de paiement et voilà, ce ne sont que des lettres, le ciel n'est pas en train de me tomber sur la tête.

Il est tard quand on rentre, on est fatigués et il fait froid. Je lance la chaudière pour une heure comme plusieurs fois cette semaine. Heum. Occupés par vaisselle/repas, on ne réalise pas tout de suite qu'elle peine à démarrer, et quand on mate... elle PISSE L'EAU par son nez électronique (par où elle peut, quoi, le bloc bruleur). La chaudière perd des litres et des litres de flotte qui se répandent par terre.

Appel à notre plombier. D'après les symptômes, il est quasi sûr que cette bestiole de 30 ans vient de rendre l'âme. La semaine où il se met à faire froid, normal.
Mais vous n'êtes que locataires, les frais ne seront pas pour vous ? Non, mais c'est pour mes parents, c'est pas beaucoup mieux Et ce n'est même pas le manque de chauffage qui nous inquiète pour les quelques semaines que le changement devrait prendre (la cuisinière à bois dépannera). Le problème, c'est que c'était elle qui faisait notre eau chaude. ça va pas sentir la rose à la maison ! :o)

lundi 15 octobre 2007

La solitude du coureur de fond

ça aurait dû être une journée gaie, l'aboutissement de toutes mes démarches de l'année : ma première journée officielle d'activité. Je suis signataire d'un contrat particulier auprès de la "pépinière d'entreprise" qui fait que pendant 6 mois je ne toucherai pas l'argent que génèrera mon activité, car il servira à l'issue de cette période à me lancer sérieusement, faire les investissements nécessaires et assurer les charges fixes et salaires à venir.

Ce contrat est cumulable avec la situation de demandeur d'emploi indemnisé. Je comptais donc continuer à subsister pendant ces 6 mois avec les 10,37 € que me versait généreusement l'Assedic. Mais le couperet est tombé aujourd'hui, pile : non renouvellement de l'ASS. Super, je vais devoir bosser, prospecter, en me demandant comment ça va se passer à chaque facture.

Je le prends comme un croc-en-jambe qui brise mon élan, et c'est réussi, le moral est dans les chaussettes, si ce n'est au fond du panier à linge sale. Je n'ai plus envie de rien.

mercredi 10 octobre 2007

Frimas

Je frime, je frime à bosser toute la journée en tee-shirt sans bouger, avec la fenêtre ouverte dans le dos, en plus. Ben voilà, j'ai gagné tous les symptômes de la première attaque de crève de la saison. Je dis attaque de crève parce qu'il est encore possible que les zanticorps en viennent à bout avant mon réveil.

Non, je n'ai pas envie d'un grog à cette heure-ci, et je ne prendrai pas non plus d'Oscillococcinum, ce qui me fera faire de substantielles économies avec lesquelles je pourrai acheter un foie gras entier (et entier) de canard pour moi toute seule (ou presque) à Noël. Je veux dire par là que c'est dégueulasse : il paraît que compte tenu de la dilution, une seule bestiole suffit pour la fabrication de tous les stocks du produit. "On" avale tous le même bout de foie décomposé !

Bon, je vais faire quelque chose pour ne pas me priver de l'hypothétique effet bénéfique du "médicament" sur ma grippe du dos (ce sont les pires !). Je vais me convaincre que j'en laisse fondre un un tube de granulés sous la langue. Je crois que je viens d'inventer le placebo du placebo :o)

lundi 8 octobre 2007

Je hais

Les échardes, les moustiques, la poussière, les chasseurs, les chiens de chasseurs, le mal de dos, les taches qui ne partent pas, l'insomnie, les fenêtres qui claquent, les pannes de courant...
C'était un dimanche de grooos ménage.

Voilà, je me suis défoulée, je peux oublier ces soucis et m'attaquer sereinement à ceux de la semaine :o)

mardi 25 septembre 2007

Premier jour de boulot

Et voilà, j'ai déjà du retard, la vue trouble et envie de me détendre :o)

Je savoure le fait de travailler chez moi même si... par un curieux hasard, c'était aussi le premier des 15 jours de congés annuels de mon copain. Perceuse, visseuse, scie sauteuse, circulaire petite et grand modèle. Oui, un vieux grand modèle sans protections qu'il utilisait pour la première fois. C'est périlleux pour se concentrer quand on s'imagine les mains de l'autre déchiquetées par les grandes dents et la possibilité de devoir partir en urgence... Bon, j'exagère, mais c'est pas l'idéal. D'ailleurs, j'ai surtout fait des corvées administratives.

Pour les boulots délicats, j'ai le choix entre : la pose de la vitre de baignoire, du câble à rideaux, la livraison du fuel, le passage du plombier, le ramonage des 2 cheminées, l'aspirateur, la tronçonneuse, le montage d'une armoire à l'étage (j'en oublie peut-être). Non non, je déconne pas, il y a vraiment tout ça cette semaine. Il n'y a pas à dire : on est vraiment synchros ! :o)

lundi 24 septembre 2007

J'ai le trac

Eh oui, après toutes ces démarches où j'ai navigué à vue en essayant d'apporter ce que je pensais comprendre de ce qu'on attendait de moi, le temps va toujours dans le même sens et on finit par arriver à LA date, l'échéance.

Alors après des mois de circuit administratif (pas encore totalement terminé), le drapeau à damier vient de s'agiter. C'est le dernier tour : sur la foi de ce que j'ai présenté, je suis enfin intégrée à cette SCOP qui aide les porteurs de projets à démarrer et fournit un encadrement juridique, administratif et un soutien moral. Une société de portage familiale en quelque sorte.

Mais voilà : ça y est, ce lundi je peux commencer et... ça me donne le vertige. J'ai passé mes dernières semaines à remplir des prévisions, la tête dans le sac pour ne pas vomir, et j'ai mis de côté la réalité. Maintenant il faut des commandes fermes, à un rythme soutenu, il faut les honorer (comment je vais maitriser mes nouvelles compétences ?), bâtir une organisation à partir de rien, refaire un site... En plus, beaucoup de monde me dit que c'est très dur, qu'il n'y a pas de boulot, qu'on va me rigoler au nez avec mes tarifs... Je suis obligée de m'excuser, avec un petit sourire, d'être optimiste.

Ce n'est plus pour de rire, et je n'ai pas eu le temps de m'y préparer en fait. Voilà, j'ai remporté le prix, j'en fait quoi maintenant ? C'est enthousiasmant mais gaAAAAark ! Ce que ça fout la trouille ! C'est moi au volant, je ne connais pas la route et j'ai le trac, quand même :o)

vendredi 7 septembre 2007

L'aphorisme du petit beurre

Un biscuit grignoté dans son lit produit une quantité de miettes égale à environ quatre fois son volume.

vendredi 13 juillet 2007

Futiles obus

A la suite d'une enquête qui se limite aux pages d'un célèbre catalogue de vente par correspondance dont le nom ne fait pas allusion à un pays limitrophe de la France, je constate que les grosses n'ont pas le droit de faire du sport.
Déjà, pour trouver un soutif bien coupé, on a intérêt à faire du 95C, y'en a partout. Avec la mode des prothèses mammaires, je m'attendais à trouver enfin cet accessoire adapté à une paire de lolos d'une taille respectable.

Las ! Non seulement on est cantonnées au rayon "mamies difformes" des supermarchés, on n'est pas quasiment pas concernée par les soldes (eh, elle devrait déjà être contente de trouver de quoi compresser sa poîtrine monstrueuse, elle va pas en plus nous faire un caca nerveux sur les fleurs violettes ou le rose bonbon).

Donc, c'est tout un casse-tête esthétique (aspect souvent renvoyée au second degré) et pratique. C'est que 2,5 kg de chaque côté, ça ne se soutient pas avec une petite cordelette brodée. Il faut étudier les profilés, le galbe, les sangles de soutien, parce que... pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, on n'est pas toutes foutues pareil.
Et on finit... dans le rayon "minimiseurs". Quelle délicate attention, et comme on sent tout de suite que la chair plus très fraîche va être "embellie" et "mise en beauté" comme les atouts des demoiselles des pages précédentes !

Comme je peux abandonner sans verser une larme l'idée de porter des dessous à la Eva Longoria, je songe aux sous-vêtements sportifs. Je me serais bien vue avec une petite brassière noire portée presque seule pour vaquer à mes occupations à la maison. Mais là encore, s'il est permis d'arborer des obus, on est prié de les porter sur un torse fin comme une liane. Et d'avoir déjà abusé des régimes irritants-du-colon et des clubs de gymnastique pour avoir le droit d'envisager de se les remuer, les nénés.

C'était mon petit coup de gorge du jour :o)

mercredi 11 juillet 2007

J'ai fait une grosse bêtise

Enfin, tout est relatif, sans gravité et quasiment virtuel. Mais rétrospectivement, j'ai bien failli avoir à me traiter de sacrée nouille !

Ce matin, ça me pête, depuis le temps que j'y pense, j'étais en forme pour publier un petit billet ici chez moi... que je retrouve avec plaisir. Je me connecte à mon blog/admin rien. Mon blog : rien. Glups. Panne de l'hébergeur ou de ses blogs ? Je vais voir le Monolecte, normal. Huuuuuuuu.
Heu, ça ferait pas à peu près un an que j'ai ce nom de domaine et ce blog ? Un an ? Oublié de le renouveler ? Un petit coup de whois et en effet, je m'aperçois que le nom de domaine Minium.fr est disponible depuis presque un mois.
GAAAARK ! Vite vite vite, Gandi, Carte Bleue, pfiouu ! Et pouquoi je n'avais pas été alertée ? Ben je suis inscrite chez eux depuis longtemps, et j'ai oublié de changer le contact quand j'ai laissé tomber l'adresse email qui ne recevait plus que du spam. C'est (très) con, hein ?

En plus, ce nom de domaine a une longue histoire. C'est un mot que j'aime beaucoup, nom que j'ai donné à ma chatoune en 99, à l'époque où fleurissaient toutes les appellations en rapport avec le changement de millénaire : Millenium etc.
J'avais réservé et utilisé minium.net subtilisé ensuite par l'hébergeur gratuit qui m'avait proposé le service (c'est maintenant un domaine à vendre, c'est nul). Quand le fr s'est ouvert aux particuliers, j'y ai vu la possibilité de le reconquérir et j'ai attendu fébrilement l'heure de l'ouverture de réservations. Gandi proposait le blog en beta et voilà, j'y suis toujours.

A propos de nouille, ça doit être moi qui en ai le cul bordé pour que personne ne se soit intéressé à ce p'tit nom. Bref, même si vous êtes très peu à fréquenter cet endroit et si j'ai l'air -seulement l'air hein- d'y peu publier :o) moi je m'y sens bien et je suis heureuse de le retrouver.

Bisous ;-)

mardi 12 juin 2007

Une ! Deux ! Une ! Deux ! L'autre paupière, maintenant.

Je ne m'ennuie pas, oh ça non !

Je suis supposée passer par toutes les étapes d'une création d'entreprise (sans faire l'administratif), rendre des comptes à l'accompagnement ANPE à des moments où ça ne m'arrange pas du tout, me construire un plan de cours pour apprendre en 2 mois au moins ce que d'autres apprennent en plusieurs années (un logiciel + tout un domaine, ses normes...), me remettre à la PAO en vue de probables futures commandes, refaire entièrement mon site et donc réfléchir à la re-rédaction de mon offre de services (dont ma super idée inédite qui tue).

Et bon, là, comme ça, on me demande de créer et d'adapter un design pour une boutique de e-commerce. Pour comprendre comment elle fonctionne, bah il faut l'installer. Et aller hop, c'est parti pour EasyPhp, Apache, Php, MySQL, puis la boutique, puis son supplément supposé aider à gérer le design... Fiou !
Oui j'avoue, ça, le dernier des abrutis peut quasiment le faire les yeux fermés.

Et pour tout ça, se débrouiller euh... presque sans internet. Oui, le temps orageux dure et la connection ne tient pas. Pour les téléchargements, les renseignements, l'aide, la distraction, c'est pas le top ;o)

Bon, sinon les neurones fonctionnent encore. Dommage que je ne prenne pas autant de plaisir à exercer mes abdos ! :-)

PS : penser à construire encore plusieurs moustiquaires renforcées (anti griffes).

vendredi 1 juin 2007

J'ai rendez-vous avec Dieu

la semaine prochaine. Et il est bien possible qu'il me donne du boulot.

Si si, je vous assure, je suis tout à fait sérieuse.

jeudi 31 mai 2007

Je vais changer de métier

Enfin c'est pas tout à fait vrai, c'est un coup de teasing que je fais là ;-)
Il ne s'agit pas d'une reconversion au sens propre, au grand dam de la personne chargée par l'ANPE de me faire sortir ce que j'ai dans les tripes à coups de bilans de personnalité, de coaching et autres conneries. Je sais ce que je suis, ce que je veux, et je finis généralement par me débrouiller pour m'en approcher.

Non, je suis un peu lasse qu'on me regarde avec commisération quand je dis que j'ai un projet de "création d'entreprise" pour concevoir des chartes graphiques de sites web.
Offres d'emploi inexistantes, Bac +5 et compétences diverses exigés pour obtenir des stages non-rémunérés dans des conditions, disons-le, à chier; sous-traitances pour des sites en kit réalisés à l'étranger... J'ai eu le même coup avec la PAO que j'ai abandonnée, et maintenant c'est le domaine du web dans lequel il faudrait se battre comme des hyènes pour pouvoir en survivre. A cette occasion, je me permets de critiquer les associations qui sont subventionnées, ont des formateurs bénévoles et vendent des prestations commerciales. C'est nécessaire d'ouvrir l'accès à l'informatique au plus grand nombre, je suis d'accord. Mais quand l'assoc' se met à monnayer la création de CD-Roms thématiques sur commande, à intervenir pour du dépannage chez les particuliers en refilant des logiciels coûteux à ses adhérents... mouaif, quoi.

Bon, je n'abandonnerai pas les sites parce que j'ai de l'expérience, des réussites et une grande passion pour ce métier. Mais je ne veux pas la gâcher, justement, l'user (ni aller travailler chez environ 53% de la population). Mais il est peut-être temps que j'ajoute une carde à mon orque.

Et justement, il y a environ 2 semaines, une idée en forme de grand "Pourquoi pas ?" s'est mise à envahir mon esprit. Depuis, je passe beaucoup heures, tout mon temps en fait, à réfléchir à la meilleure manière de mener à bien ce projet. Je me renseigne sur le métier, les demandes dans la branche, les logiciels utilisés, les formations, les manières de les financer... Je télécharge des livres vieux d'un siècle et demi au titre improbable qui m'auraient fait fuir il y a peu, et je me sens même capable de me confronter pour la première fois depuis plus de 25 ans à des matières scolaires.

Je suis très enthousiaste, et j'espère que je ne trouverai pas trop de bâtons au milieu de mes roues :o)

mercredi 23 mai 2007

Hot summer nights... même si l'été n'est encore que pour dans un mois

Encore une insomnie.
Et qui c'est qui me fait peur ? La chaleur. Elle s'incruste la journée mais refuse de ressortir la nuit s'amuser avec ses copines les températures fraîches. La seule vue des courbes de température de ma station météo me fait transpirer. Plusieurs degrés de plus qu'hier et certainement moins que demain, et ça remonte, là ! ça n'a pas le droit !

Eh oui, la chaleur est depuis toujours mon ennemie (mais peut-être encore plus depuis que j'ai pris un nombre non négligeable de kilos :o) Je peux recommencer à jouer à mon jeu favori : surveiller à quel moment les courbes se croisent pour savoir si j'ouvre ou ferme les fenêtres, dont certaines qui attendent encore que je les équipe de moustiquaires.

Comment lutter ?
- La clim, ça ne correspond pas à mes idées. Et puis je n'aurais pas les moyens d'avoir un appareil de qualité : juste un truc qui fera un bruit monstre, que j'aurai du mal à bricoler pour lui faire expulser son air chaud... qu'il remplacera mécaniquement par de l'air du dehors, encore plus bouillant.
- Le puits canadien, ce n'est pas envisageable dans l'immédiat.
- Le ventilo c'est pas mal, je reconnais. Surtout si on doit bosser à son bureau, qu'on se met à poil avec une serviette mouillée autour de soi. Mais 1) il faut bosser tout seul 2) il faut prévoir qu'on va avoir un torticolis. Et puis tant qu'on est éveillé, ça va, mais pour dormir le bruit se révèle un peu pénible.
- Bricoler le ventilo pour mettre devant l'air expulsé des gants contenant des glaçons, oui, je l'avais fait en 2003. Beaucoup de bordel pour pas grand chose. Et quand il fait chaud ET humide dans la pièce...bon.
- La vigne vierge, il va lui falloir quelques années pour recouvrir la maison...

Je pourrais essayer de m'habituer à la chaleur. L'année où j'avais passé 3 mois en Inde pendant l'hiver, j'ai beaucoup moins souffert des températures élevées l'été suivant. Oui mais... il faut vraiment en avoir le courage. Se forcer à quitter la relative fraîcheur de la maison pour aller s'activer en plein cagnard... ça confine au masochisme, non ? :o)

Me reste quelques jours pour trouver une solution géniale. Mettre mes tee-shirts au congélo ? :o)

mercredi 16 mai 2007

Aide-toi, le ciel... et ta mère - 2 -

En toute logique puisqu'on avait raté le premier rendez-vous, on s'est retrouvés cette semaine pour la réunion collective... où on était deux. Alors il faut savoir que ça se passe dans une (toute) petite pièce louée dans un bâtiment de curetons. Pendant qu'on patientait à l'extérieur le temps que l'entrevue précédente se termine, ceux qui allaient et venaient nous regardaient d'un drôle d'air. On faisait un peu tâche à partager notre point de vue désabusé sur la société avant de rentrer dans la salle... Sainte Marie-Madeleine dont tout un mur était de décoré de phrases religieuses. J'y peux rien, je suis allergique.

Je crois que la personne qui est supposée m'accompagner 3 mois dans la mise en place de mon activité n'a absolument rien compris à ma problématique, ni à celle du mec, d'ailleurs. Mais lui par contre pourrait être en mesure de me filer des tuyaux (puisqu'il a monté sa boîte dans le domaine artistique) et réciproquement. Si c'est de la chance, c'est un beau coup de chance ou alors ça n'arrive pas par hasard.
Elle, elle est programmée pour reconvertir les gens. Elle n'a visiblement jamais entendu parler du principe du portage salarial et je ne suis pas certaine que les 3 mois suffiront pour que je le lui explique.

Malgré la déception suscitée par le contact que j'ai eu avec la boîte qui prend plein de subventions pour sous-traiter des services inadaptés à l'ANPE, j'ai pu discuter avec quelqu'un qui allie la décontraction de ceux qui ont beaucoup vécu et l'esprit incisif et protestataire qu'il faut garder. Arborant presque un tampon "j'ai été à Bénarès" sur sa silhouette ;o) mais en ayant sauvegardé ses neurones. J'ai pu me prouver qu'il n'y a pas que sur internet que des gens sont au courant de l'actualité (la censure des blogs de GIs en Irak, la négation de la famille Blum et d'autres choses moins connues), ont participé aux comités pour la gauche unitaire, vivent dans notre belle région mais savent ce qu'il se passe en ville ces jours-ci, conscients qu'on est entrés en résistance. Une résistance personnelle qui prendra pour chacun la forme qu'il voudra.

Bref, je crois bien, j'espère surtout, que je me suis fait un pote !

samedi 12 mai 2007

Aide-toi, le ciel... et ta mère - 1

ça m'a découragée. Oui encore.
Entreprendre, se lever tôt. Les insomniaques du matin sont génétiquement favorisés.

Bon, depuis quelques temps, je suis entrée dans le parcours qui m'amènera à être indépendante, mais pas dans le cadre que je trouverais trop rigide de "mon entreprise". Je souhaite intégrer une SCOP, une coopérative d'activités, c'est à la mode. C'est un peu comme une boîte de portage mais à l'esprit familial, et subventionnée, quoi :o)

Avoir une réunion d'information collective, puis un entretien individuel pour apprendre qu'il n'y a pas de place, mais que de toute façon il n'aideront que des personnes motivées et qui auront fait les démarches pour démontrer que leur activité est viable.
Pour la motivation, l'esprit collectif impératif pour faire partie de la structure, je ne m'inquiète pas, je suis bien armée. Mais la viabilité du projet... si c'était si facile.
Dit comme ça, je n'ai aucune chance : un domaine archi-bouché, une méconnaissance de la démarche commerciale, des lacunes en relations publiques :o) Mais je crois à ma différence, à mon entêtement, à mes facultés d'adaptation et à mes envies de créer et de transmettre.

J'ai failli me retrouver décidément très fâchée avec le genre humain mais un évènement sympathique m'a évité de sombrer une fois de plus dans l'aigritude.
Il se trouve que ça fait très peu de temps que je me suis décidée à donner le numéro de téléphone de la maison, parce que les administrations insistent et... pour m'habituer. Mais le truc, c'est que je ne le branche toujours pas :o) Je n'ai que 2 vieux téléphones pourris dont la sonnerie ne se coupe pas. Ah oui, j'écoute la messagerie seulement la semaine des 4 jeudis. ça m'a valu de rater plusieurs messages de la personne avec qui j'avais rendez-vous la semaine dernière* et de descendre poireauter une heure sous la pluie devant un bâtiment désert.
Or je n'étais pas la seule : non non, il n'y a pas que moi qui vis sans téléphone. Mais le mec il a fait fort, là, parce qu'il habite à 60 bornes de petites routes (lacets, cols).
J'ai attrapé la crève, j'étais en colère, encore plus quand j'ai réalisé que c'était de ma faute, mais je dois dire que sur place j'ai pu avoir une discussion qui m'a bien aidée à passer le temps.

Il y a une limite à ma misanthropie. J'aime bien l'humain mais j'ai parfois du mal a me contenir, à rester sympathique quand j'ai une conversation sur des sujets qui m'emmerdent ou que j'entends des idées dangereuses. Coup de bol, le mec était photographe et révolté des résultats des élections. Je n'ai pas eu à me forcer vraiment pour être intéressée.

(à suivre)

  • sous peine de radiation rétroactive et pour 4 générations de la part de l'ANPE, de menaces de torture sous la plante des pieds avec des épingles pleines de tétanos.

lundi 7 mai 2007

Qu'est-ce-que je dois penser ?

Si les chats ont laissé toutes leurs souris dehors depuis plusieurs semaines et qu'ils en amènent une vivante au pied du lit ce soir ?

dimanche 6 mai 2007

Tout brûle

Pffff, j'ai bien envie de m'arracher la moitié droite de la tronche. L'oeil, les dents, les muscles, le crâne, la nuque, le cou, l'épaule. Ouais, finalement je me décapiterais bien à partir de la taille. Bref, j'ai attrapé la crève à sortir 3 fois cette semaine.

Sinon, pour la suite du 3615MyLife, moins d'orage aujourd'hui, l'adsl se stabilise.

Légèreté

Comme à 25 ans, rien ne peut m'arriver
Même si on refait la route, et que ce n'est plus celle que je connaissais
Tant que j'ai une voiture, des amis, de l'air
C'est sûr j'écrirai
J'écrirai des romans, des chansons, des mots d'amour
C'est le printemps. Sèche le boulot, va te cacher sur les bancs, dans les buissons des parcs
embrasse ta copine dans le cou et serre la fort en riant

Les gens raisonnables n'ont pas la belle vie
Ils regardent les gens pas raisonnables et bien souvent ils les envient
Les gens raisonnables ont plein de doutes, trop de soucis
Donc moins de souvenirs dans leur sac, à la fin de leur vie

Mickey 3D

jeudi 26 avril 2007

Est-ce-que la petite lumière du frigo...

Est-ce-que sous Windows un écran se met en veille quand il est éteint ? :o)

24 h de la vie d'un chat

Alors les mimis ils l'aiment beaucoup leur nouvelle maison, celle dans et autour de laquelle on est depuis 1 an 1/2. Mais ils ne veulent pas la partager avec d'autres, un peu toujours les mêmes, peu nombreux, qui viennent voir par ici s'il y aurait de la minette en chaleur ou des croquettes de lusque.

Au milieu de la nuit, bruit caractéristique de la baston de chat, une fois, je réagis, deux fois, je laisse couler. Mais faut dire que Pingpong qui n'avait jamais été un grand téméraire prend au sérieux son rôle de chef depuis que Grizou alias Moumou nous a quittés.

J'entends donc les miaulements habituels, et un bruit qui me fait tendre l'oreille : celui des griffes sur l'écorce de l'immense pin. Oui, il y a un très grand pin devant la maison, on le voit même sur la photo satellite qui n'a pourtant pas une bonne résolution. 15 mètres de haut, le bidule. Comme un immeuble de 6 étages.

Des chats qui sont montés dans cet arbre, j'en ai déjà vu : 2 de mes mimines n'ont pas hésité à aller faire les pitresses dedans pour se rendre intéressantes. Mais elles redescendent de branche en branche précautionneusement et se laissent "glisser" sur les 3 derniers mètres du tronc nu. Mais une ancienne chatte de la maison avait failli rester coincée... et puis j'ai de mauvais souvenirs.

Quand je venais de rencontrer mon copain, un de ses 2 chats a passé 24h dans un palmier très haut. Je l'ai entendu miauler par hasard et il a fallu l'échelle pour aller le chercher. Il faut dire qu'il faisait très froid ces jours-là, le Mistral soufflait en fortes rafales et il n'y avait aucune branche pour se poser.
J'ai une sorte de 6e sens avec les chats, une peur panique qui me saisit quand la situation qui n'est pas affolante en elle-même va avoir des conséquences dramatiques. Le danger n'est pas immédiatement perceptible mais c'est le moment où le chat atteint le paroxysme du stress. Celui-là est mort dans nos bras peu de temps après un matin où on rentrait de fête, en s'étouffant avec la nourriture qu'il venait d'avaler. L'épisode avait déclenché la leucose dont il était certainement porteur. Oui, ce n'est pas gai, mais c'est pour expliquer que la présence d'un chat coincé plus de quelques heures dans un arbre m'angoisse.

Mais comment est-ce-qu'on en est arrivé là ?
Il y a un jeune chat qu'on avait déja vu l'année dernière et qui revient barouder autour de la maison en ce moment. En général, s'ils n'ont pas notre appui en base arrière, nos chats ne sont pas assez offensifs pour le faire fuir. Il faut dire que les mâles sont castrés et qu'ils n'ont pas trop d'entraînement. Mais c'est vrai que depuis quelques jours, Pingpong est à donf'. Excessif en câlins, en jeu (non merci, mimi, le gros lézard vert pété de trouille sous le canapé, on s'en passait très bien). Je les mettrais bien une semaine en colonie de vacances, tiens :o)

Donc ce coup-ci ils ont coursé l'étranger... dans l'arbre. Et il y est resté. La nuit. Et le jour. Et bien que ça ait été très calme toute la journée avec nos chats dormant à l'intérieur, il n'en a pas profité c'te couillon. On a pensé à aller le chercher, mais il est à 10m de haut, aura sûrement peur de nous et... grimpera un peu plus. Ce soir il a commencé à manifester une certaine envie de bouger, j'ai vu qu'il commençait à penser que sa gamelle et son coussin seraient bien agréables. On dirait qu'il ne sait pas comment faire, enfin il n'a pas vraiment essayé non plus.
...sauf depuis 1h, j'entends de nouveau le bruit des griffes dans la grosse écorce de pin. Mais le problème, c'est que c'est l'heure de tous les chats gris, que les nôtres ont tous les sens en éveil et que quand il fait mine de descendre il se fait de nouveau courser par des monstres à poils et griffes (je les ai entendu se battre dans l'arbre !).

J'espère que dans la nuit les gardiens vont se coucher et qu'il aura l'idée de tenter à nouveau.

lundi 23 avril 2007

Elections 2007 - Premier tour

Encore un jour se lève sur la planète France
Et je sors doucement de mes rêves je rentre dans la danse
Comme toujours il est huit heures du soir j'ai dormi tout le jour
Je me suis encore couché trop tard je me suis rendu sourd
encore

Encore une soirée où la jeunesse France
Encore elle va bien s'amuser puisqu'ici rien a de sens
Alors elle va danser faire semblant d'être heureux
Pour aller gentiment se coucher mais demain rien n'ira mieux

Puisqu'on est jeune et con
Puisqu'ils sont vieux et fous
Puisque des hommes crèvent sous les ponts
Mais ce monde s'en fout
Puisqu'on est que des pions
Content d'être à genoux
Puisque je sais qu'un jour nous gagnerons a devenir fous

Encore un jour se lève sur la planète France
Mais j'ai depuis longtemps perdu mes rêves je connais trop la danse
Comme toujours il est huit heure du soir j'ai dormi tout le jour
Mais je sais qu'on est quelques milliards a chercher l'amour encore

Encore une soirée ou la jeunesse France
Encore elle va bien s'amuser dans cet état d'urgence
Alors elle va danser faire semblant d'exister
Qui sait si l'on ferme les yeux on vivra vieux

Puisqu'on est jeune et con
Puisqu'ils sont vieux et fous
Puisque des hommes crèvent sous les ponts
Mais ce monde s'en fout
Puisqu'on est que des pions
Content d'être à genoux
Puisque je sais qu'un jour nous nous aimerons
Comme des fous

Encore un jour se lève sur la planète France
Et j'ai depuis longtemps perdu mes rêves je connais trop la danse
Comme toujours il est huit heures du soir j'ai dormi tout le jour
Mais je sais qu'on est quelques milliards à chercher l'amour

Paroles Damien Saez
Site officiel pas évident

vendredi 13 avril 2007

La meilleure des radios

Aujourd'hui, la radio que je préfère fête ses 25 ans d'existence.

C'est un grand repos pour les oreilles quand des morceaux qu'on entend peu ailleurs s'enchaînent sans paroles, les styles variant en fonction des heures. C'est un ovni qui s'invite quand au détour des programmes apparaît une émission parlée. Les propos et la manière de les énoncer ne ressemblent à aucune des autres radios qui existe. Elle me fait un peu penser aux radios montées de bric et de broc qui fleurissaient dans les belles années de la radio libre, ou à France Culture il y a 20 ans.

Les informations sont celles de RFI, des faits sans parti-pris, ça relativise l'actualité française .

La pub : des annonces non agressives qui informent de manifestations (stage pour reconnaître les oiseaux, bien-être, foire aux légumes bios...). On se retrouve bien dans l'air du temps de l'altermondialisme et de la décroissance raisonnée.

Mais malheureusement pour vous à moins d'être proches de l'Ardèche, vous ne pourrez pas écouter ce que ça donne, il n'est pas possible d'écouter la radio en ligne. ça viendra, disent-ils.

http://www.frequence7.com/prog.htm

mercredi 4 avril 2007

Dans de beaux draps

J'ai mis dans le lit pour la première fois un drap housse saisi un jour au coin d'une tête de gondole. Couleur : dans les bordeaux. Ma souris optique déconne à fond les ballons !

Pour les draps, penser à choisir des motifs compatibles avec la navigation :o)

mercredi 28 mars 2007

I'm so tired*

Aujourd'hui, c'est la journée du sommeil. D'ailleurs ça se voit bien, hein, que je suis en train d'en profiter :o}

Benoîtement, je croyais qu'il s'agissait d'une journée portes ouvertes de dépistage des problèmes des gens, comme ça se passe avec les dermatologues. Je remarque d'ailleurs que ce genre de journée où on nous explique en long et en large l'importance de s'occuper de son mélanome ou de sa somnolence diurne est annoncé le jour-même ou le lendemain, toujours trop tard pour prendre ses dispositions et consulter. On informe, on sensibilise. C'est bien d'informer la population, mais si la population n'a ensuite pas accès aux soins ?
Rendez-vous à 3 mois, éloignement géographique, refus des CMUistes...

Donc me dis-je, il va y avoir des structures ouvertes pour recevoir les patients et indiquer les démarches à effectuer en cas de troubles importants (apnée du sommeil, insomnie sévère...). Que nenni.

En fait, il y a une grande enquête dont les résultats me permettent d'apprendre que le sommeil c'est important (et internet le soir c'est mal) et que si les gens sont fatigués c'est parce qu'ils ne dorment pas assez. Ah et puis c'est de leur faute : c'est parce qu'ils n'en ont jamais parlé à leur médecin traitant. Booooon.

Et alors, que fait-on pour remédier à ce problème de santé publique qui peut avoir des conséquences mortelles ? On met en place un bonhomme derrière un téléphone pour 3 ou 4 départements, ou on ouvre à Lyon une salle pouvant recevoir 25 personnes, pour donner une conférence sur le syndrôme des jambes sans repos (c'est très désagréable mais ce n'est pas le plus grave) ou sur l'hypersomnie.

Allez hop, ça n'aura aidé ni soigné personne, mais ça aura assuré le bifteak de ceux qui donnent les conférences (et vendent leur livre) et de ceux qui s'occupent de la com'.

  • Une des plus jolies chansons des Beatles

vendredi 23 mars 2007

40 !

J'ai la tête dans les courses de supermarché et les questions d'organisation pour ce week-end. En effet, je ne voulais pas laisser passer ce cap sans marquer un peu le coup, et j'ai souhaité initier une réunion familiale qui ne s'était pas déroulée pendant les fêtes de fin d'année pour des raisons évoquées ici à l'époque.

Ma p'tite coiffeuse (j'adore parler comme ça, ça fait "vieille") découvrant mes premiers cheveux blancs ne me donne pas mon âge (non je vous assure, ce n'est pas par politesse) et je dois dire que sans me soigner particulièrement, ça va. Je préfère avoir ma tronche plutôt que celle de plus de la moitié de la population féminine, s'il faut s'expliquer :o)

40 ans c'est vrai que quand j'étais ado ça représentait LA limite à partir de laquelle on n'était plus dans la même vie, on "basculait" dans un espace-temps difficile à concevoir.
Le passage aux dizaines est supposé être propice aux bilans.

C'est certain que c'est la dèche en ce moment, pire qu'il y a quelques mois, probablement moins que dans ceux à venir. Petits soucis de santé, on dirait 2 petits vieux. Mais sinon (à part une chose hi hi) il n'y a rien que j'aurais fait différemment.

J'ai écourté mes études et je n'ai jamais regretté d'avoir pris la tangente avant le Bac, je n'étais vraiment pas faite pour ça. Ni au niveau de la discipline destinée à des gamins immatures, ni pour l'apprentissage long et laborieux sur lequel j'avais un mal fou à me concentrer, ni pour la dépendance financière que la poursuite des études impliquait. Une passion et des formations de qualité m'ont permis de prendre de l'assurance dans un domaine qui me plaît même si le travail est aléatoire (hein ? Vous connaissez d'autres webdesigners que moi ? J'le crois pas ! :o)

J'ai pu laisser vivre l'amitié et connaître des points de vue différents sur la vie pratique, me faire mon opinion avant d'avoir expérimenté moi-même certaines situations. L'année sabbatique en fin de lycée devrait de toute façon être obligatoire, moi je dis. Aller au gré des vents, regarder autour de soi.

C'est la même chose en ce qui concerne les amours. Il y en a eu plusieurs, j'étais à fond dedans à chaque fois (les mauvais esprits, ouste !) et quand ça ne fonctionnait pas, je pensais "Tant pis, j'ai encore le temps de faire du brouillon avec ma vie sentimentale".
J'ai tout de même moyennement apprécié le concept à l'époque et après des déconvenues cuisantes (remboursez !), je suis restée célibataire de 19 à 27 ans. Il y a bien eu des aventures ou des flirts mais Je n'ai vécu avec personne.
Au moins je peux évoquer quelques bons souvenirs maintenant que je suis assez éloignée de la souffrance qu'ils ont pu causer. Et ce n'est pas grave si ça m'a conduite à ne rencontrer mon copain qu'il y a une petite dizaine d'années seulement (de toute façon avant il était trop jeune :o)

Ce que je peux regretter ?
- N'avoir pas du tout entretenu les relations avec mes amis ces dernières années (si ça ne s'était pas produit avant l'arrivée d'internet je me poserais des questions).
- Avoir commencé tellement de choses et en avoir fini si peu. Je ne sais pas finir :o)

Enfin là je vais m'arrêter pour l'instant même s'il est probable que j'aborderai encore le sujet prochainement. Mais... c'est vraiment pénible de réécrire un billet qu'on a perdu :o)

mardi 13 mars 2007

Les chiens ne font pas des chats

Même les chats ne font pas toujours des chats ! :-)

ADSL rural - Enfin ?

Après de multiples soucis dont les conséquences vont encore me poursuivre longtemps, j'ai tenté de prendre un abonnement chez un petit fournisseur d'accès. En 5 jours, ma ligne était active, j'avais le modem et les identifiants. La première demi-journée a été joyeuse ! Et puis depuis jeudi, impossible d'avoir la synchro plus d'une heure ou 2 par jour. Frustrant.

Aujourd'hui, j'ai pu en profiter depuis 14 heures. J'espère que la situation va se stabiliser et que je pourrai enfin me comporter comme une internaute normale (oser cliquer sur des liens, jeter un coup d'oeil aux galeries photo, écouter un morceau de musique...)

Je suis plutôt contente, quand même ! :o)

mercredi 7 mars 2007

Rainy night

Il pleut. Je suis sur les nerfs.

Je lis les constats désespérants et les mauvaises nouvelles sur les blogs et dans les sites d'information avec une attirance morbide qui me laisse vidée de joie. Je ne sais pas si c'est lié à l'arrivée des élections mais je trouve l'ambiance délétère. Le moindre germe d'espoir, de saut en avant, de liberté, de repos me semble brisé menu, condamné, mal vu. La police de la pensée traque le plus petit signe que des gens seraient en train de se réjouir et les casse par tous les moyens.

Bien sûr, c'est à mettre en parallèle avec notre situation. Mon copain est désabusé. Plusieurs années à son compte avec les risques, les responsabilités, l'énergie et le temps consacrés pour avoir aujourd'hui moins que le smic, se sentir traqué par les administrations et n'avoir plus le temps de profiter de sa vie. Lui qui était passionné, il en est dégoutté de son métier.

Je suis trop émotive, trop empathique. Je pense aux moutons sous la pluie et ça me fait du mal alors qu'il ne fait même pas froid et que ces animaux ont de toute façon un beau manteau (oui parce que... j'ai oublié de parler des moutons hier).

ça craint.
Et ça va passer pour des moments plus gais.i

mardi 6 mars 2007

La chasse est finie you-kaï-di... cui-cui

Non sans un début d'engueulade avec LE méchant chasseur et après que son chien blessé, égaré chez nous ait failli nous mordre. Quand on sort sur sa terrasse de nuit, qu'on ne voit rien et qu'on entend un "grrrrrrrrr" grave et hostile... enfin moi en tout cas je me carapate de trouille primaire.
Il faut bien que je note de trouver une solution avant la réouverture (et avant ça il faudra avoir mis des pièges à champignonneurs :o) Mais bon, pour l'instant cette menace angoissante, ces exhaltés armés et leurs chiens affolés sont éloignés.

Les animaux "sauvages" réapparaissent et comble de bonheur ils n'ont pas l'air d'en vouloir à l'espèce humaine. Les sangliers ont déminé tout l'espace autour de la maison, et semblent nous dire de leur foutre la paix quand ils mangent leurs vers de terre dans le calme. Les chevreuils montrent leur petit ponpon blanc, les chats sont beaucoup moins stressés (sauf par un de leurs congénères qui aimerait bien venir goûter le menu spécial de la maison).

La seule crasse que la nature nous fait en ce moment, c'est l'éclosion des chenilles processionnaires du pin. Ces chenilles forment des cocons dans les pins pour passer l'hiver et sortent au printemps. Elles se déplacent alors en file indienne (d'où leur nom, hein) pour aller s'enfouir dans la terre. Elles ont des poils volatiles et très urticants, dangereux pour les personnes et les animaux domestiques. On a failli perdre notre minette il y a quelques années, à 5 minutes près. Cette inconsciente avait joué avec ce qui ressemblait à une ficelle et sa gorge avait enflé.
Ces saloperies sortent plus tôt cette année parce que la température est très douce.

Un peu trop douce à mon goût d'ailleurs. Je manque de froid. Oh, c'est sympa pour la dépense de fuel, mais justement ça n'assainit pas assez le terrain et il y a des chances pour qu'on voie des puces, tiques, sauterelles et autres parasites pulluler cette année. Bah... s'il n'y a plus de saisons, au moins ça veut peut-être dire que je n'aurai pas trop chaud cet été.

Le calme dans les bois après la fermeture de la chasse ? Les 10° au plus frais de la nuit ? Les jours de plus en plus clairs ? Je ne sais pas ce qui les motive, mais qu'il est doux d'entendre les oiseaux siffloter quand j'ouvre la fenêtre au petit matin pour changer l'air !

vendredi 23 février 2007

Présente ! (ou presque)

Je ne suis pas en vacances, je ne suis pas n'étais pas plus occupée que ça mais je crois que c'est une des périodes où mon cerveau est en phase de récupération.

Récupérer de quoi ? Je n'en sais rien :o)

jeudi 15 février 2007

Les mots du jour

C'est l'heure du café du matin dans le petit bar du village. En général, les filles caquettent et les mecs silencieux tirent sur leur première cigarette.

Au comptoir, un grand gaillard de l'Est, costaud. tatouage sur la joue ne dit rien. Notre meilleur ami -qui n'est pas un petit gabarit non plus- apparaît au coin de la rue vêtu de sa grande gabardine noire.
Le visage fermé, il traverse la route et se dirige vers la porte, entre et s'assied au comptoir lui aussi. Comme les autres, pas encore bien réveillé, il ne sourit pas. Puis, il se tourne vers l'autre travailleur :

- Ho !
- ...
- Au fait, c'était pas Oui-oui, c'était Winnie l'ourson !

:-)

lundi 12 février 2007

Crache, sploff wizzzzzzz (4)

Vous espériez la bonne grosse engueulade, hein ? Ce n'est pas encore prévu au programme et en fait... ça n'arrivera pas. C'est comme la dissuasion nucléaire. Quand tu entends que ça démarre, tu fais : "HEIN ? QUOI ? J'AI FAIT QUOI ?" Genre tu vois, il y a un mètre cube de flotte, de crottes de souris, de tournevis torx divers, 2 tiroirs pleins de vaisselle sale au milieu de la cuisine, et il te dit que tu as marché dans l'eau et fait des traces sur le carrelage qu'il vient de nettoyer. Il devrait me remercier pour avoir tenté de lui démontrer le ridicule de sa remarque.

Parce que oui, 20 secondes après le lancement du lave-vaisselle, ça dégoutte de flotte de partout. Et euh... bien sûr, je commence par penser qu'il ne faut pas que ça salisse la cuisine. Je cours pour trouver des serpillères, elle est drôlement en pente, cette cuisine, ça va couler sous les meubles qu'on peut pas aller dessous. Heureusement que je ne suis pas manchotte en cas d'urgence, quand même. Je l'attends "tranquille" :o} Là, j'ai fait une connerie. Pas parce que je l'ai attendu. Parce que j'ai commencé à éponger avant de débrancher. Pourtant, je sais. Donc débranchez toujours un appareil électrique avant de toucher à l'eau qui l'entoure. J'ai pas pris le jus. Ne vous excitez pas, c'est pas aussi drôle ce que je raconte, ça se saurait.

Je "savais" ce qu'il se passait. Je l'avais prédit en quelque sorte. Mais quand on est parano et angoissé/pessimiste, on n'ose pas insister. Pourtant, si ce lave-vaisselle neuf (qui a toute une histoire de grand-mère radin) m'avait écoutée, il se serait attendu depuis longtemps à se faire ronger les entrailles par les souris que les chats installent dans la maison.

En résumé, on a trouvé un cadavre de souris (qui devait être innocente dans l'histoire) et quand je me suis penchée pour comprendre, une autre m'a fait comprendre que je la dérangeais. J'ai pris un quart d'heure et beaucoup de diplomatie pour dire que si, une souris pouvait rentrer dans le socle du lave-vaisselle, par-là. Autour et dans le LV, il y avait tout ce qu'il fallait comme excréments de cette saloperie de rongeur pour que ça aie une odeur bien désagréable.

La machine était démontable et on a découvert qu'un lave-vaisselle récent, c'est un sacré truc, c'est autre chose qu'une machine à laver. Ne serait-ce que le réservoir ergonomique qui est sur le côté. La panne était celle que je soupçonnais, un tuyau interne était bien rongé, aucun doute. Trouver du tuyau renforcé (à cause de la pression de l'eau) c'est faisable si on pense à couper un morceau du pulvérisateur de jardin. Finalement, il ne s'est rien passé, hein ?

Voilà. Si vous vous ennuyez le dimanche après le ménage de ouf et avez peur de vous retrouver en tête à tête, rongez le tuyau d'arrivée d'eau du lave-vaisselle, ça occupe.

Crache, sploff wizzzzzzz (3)

C'est pas tout ça hein. Je suis donc sur un vieil ordi que j'avais abandonné parce qu'il n'était pas assez portable, qu'il surchauffe, qu'il n'a pas assez de mémoire (vous faites quoi avec 128 Mo vous aujourd'hui, hein ?) et que son disque est encore plus susceptible que le 40 Go que je viens de perdre OUUUUIIIINNNNNNNNN ! En 2 mots : pas fiable.

Là, pour ne pas perdre mon billet, je l'enregistre au fur et à mesure sur un disque dur externe acheté en grosse promo, qui a donc des défauts. Echanges à la vitesse USB1, et à chaque fois que je sauvegarde, je l'entends faire une espèce de rôt qui précèderait un vomi. Oui on dirait vraiment qu'il vomit. Je pense que c'est pour ça qu'il était en promo. Fi des détails techniques. Je vais sur Ternet, je peux lire avant de dormir, me lancer des défis terribles tels que télécharger Firefox en moins de 1h30. PLUS de -no more- détails techniques on a dit.

Samedi midi : 2 humanoïdes bougons errant autour de la table avant un casse-croute qu'ils espèrent vite expédié pour... se pieuter. Il pleut, on va pas faire du zèle non plus. La corvée de ménage (grosse maison, je me plains) ça sera pour demain quand on n'aura plus le choix. J'ai faim. 2 humains donc, dont une a lu les malheurs de Petaramesh (j'ose pas mettre de lien, il fait des choses bien plus intéressantes que s'engueuler, hein) et a pris la ferme décision d'éviter tout conflit autant que possible parce que c'est moche. L'autre, il a lu aussi un peu quand il est passé devant l'écran et il a souri au style.

Entre temps, Minium euh... digression : c'est un nom que je suis fière d'avoir trouvé pour la mimine qui est née en 99, avant même que j'entende parler du Millenium de µ$ et au moment de la grande folie du passage d'un siècle à l'autre. Minium, elle, oui, c'est à toi que je parle ! avait ramené une souris dans la maison et l'avait lâchée dans le rideau de la fenêtre de la chambre !! C'est interdit, ça ! L'autre s'était vautrée avec une caisse en plastique du haut de l'étagère. Faisait pas bon dormir, quoi. Faites des chats...

Bon. C'est dimanche midi, on a autant envie de récurer la maison que de se... non, on ne va pas dire ça. Mais on se traîne une envie de pas le faire. Je le sens beaucoup bougon, là. Et je ne laisserai pas une dispute démarrer, je suis en fait complètement allergique aux disputes. Chacun son étage. Il vient passer l'aspi dans le mien -parce que allergique à la poussière et avec le dos complèment tordu, l'aspirateur c'est un tue-moi.

Pour bien faire, parce que je sais qu'il s'énerve avec ce BVVVOUOUVOUUUVOUUUUVOUU que je reconnais être une machine mal pensée (c'est bien les Dix Sons ?) et alors que j'ai encore assez de lessives pour m'occuper jusqu'à jeudi (chacun ses tâches, quoi), je me mets à trier la vaisselle, laver ce qui se lave à la main et je lance un lave-vaisselle.

Et là, c'est le drame.

Crache, sploff wizzzzzzz (2)

Admettons qu'on est vendredi soir, que j'ai assez mal à l'oeil, que mon ordi s'est vautré et que j'en ai maintenant la certitude, je vais essayer de prendre ça à la coule (coul ? coule ? coulle ?) cool. Je vais trouver une super idée de truc à manger, il aura lu mon sms lui disant de jouer une grille à la grapouillerie nationale, on va faire un effort tous les 2 pour ne pas faire subir à l'autre le courroux que notre journée nous inspire.

ça sera boîte de confit de cuisses de canard (le vendredi c'est ravioli, surtout à la campagne loin du marché et de la grande surface). C'est ce que j'ai réussi à suggérer quelques longues minutes après qu'il m'ait "surprise" avec ma tête d'enterrement devant un rectangle en plastique noir, avec des tournevis, un mouchoir (on transpire vraiment de stress) et en train de proférer toutes sortes d'incantations étranges dont celle qui revenait le plus fréquemment était "de toute façon je gagne à l'Euromiyon et j'en rachète un autre".

Il faut savoir que je me suis vraiment habituée à internet au point que ça ait pris la place des échanges que j'avais au bar avec des amis du temps où notre foie, la monnaie dans nos poches et notre emploi du temps de célibataires nous le permettaient. J'ai des adresses internet, un forum, un blog, ceux des autres, le mail est le moyen privilégié d'échange avec mes proches (je n'aime pas le téléphone - c'est un euphémisme). Néanmoins, après avoir fait des 8 et des {là je me rends compte que je ne sais pas comment on fait l'infini sur un ordi} dans la cuisine en accéléré et échoué dans la devinette mentale de ce qu'il fallait faire de la galette (informatique), ne sachant d'ailleurs pas quelle démarche je souhaitais entreprendre, j'ai appellé un éléphant de mes amis qui fréquente ce blog. Je ne savais pas quand j'aurais moyen de me connecter et je lui ai donc laissé comme message le plus clair "blablabla t'as qu'à juste dire publier que je suis en panne" histoire que mon absence, si elle avait suscité des questions... enfin bref :o)

Nuit de vendredi à samedi passée à chercher des papiers sur lesquels j'aurais des mots de passe qui... eh oui, quand on repart de zéro sur le net, qu'on était depuis 2 ans sur le même ordi, qu'on a enregistré ses configurations et ses mots de passe au fur et à mesure... on se sent vaguement dépourvu. Ce lustre est trop laid. Ouais, je sais, ça n'a rien à foutre ici, mais ça fait 18 mois que je le supporte et là, pof, je sature. Cette semaine (si je tiens le coup pour ne pas y toucher demain à 7h), je me renseigne sur "comment on vire un lustre doré en fausses bougies", je trouve un autre éclairage et même j'essaie de vendre celui-là, tiens.

Bon, je disais.

Que je n'ai pas perdu trop de choses importantes, ou alors je ne m'en suis pas encore rendu compte, ce qui est bien possible. En tout cas, pas des jours de création intensive avec résolution de problèmes insolubles, ni un an de photos (un mois, peut-être, pas sur). J'avais sauvegardés quelques trucs, mon boulot en premier, mes photos en 2 et un jour mais quand, mes mails).

Crache, sploff wizzzzzzz (1)

Pendant que des blogopotes trouvaient opportunité de bloguer leur dispute conjugale au risque de n'avoir qu'à disséquer des logs Linux pour avoir quelque chose à raconter, j'ai préféré d'autres activités. Alors que les Anglais disent, paraît-il, qu'on a plus de chances d'attraper le loto que de gagner la grippe aviaire (ou un truc du style), je mettais les statistiques à l'épreuve en ce qui concerne le crash de disque dur sur ordinateur portable. Je reconnais que non seulement ça ne m'était pas arrivé depuis...tellement longtemps que je m'en rappelle encore mais je préfère faire semblant que non, mais qu'en plus je m'y attendais un peu. Parce que ça m'était déjà arrivé 2 fois d'ailleurs et que j'ai développé une certaine superstition concernant les marques et les utilisations de disques durs.

Les évènements ont joué de telle sorte que je ne m'énerve pas trop vite. Eh oui, j'aurais pu déployer une sorte de parapluie de zénitude, voire me mettre à rire de ce qui m'arrivait. C'est un peu ce que j'ai fait, malgré tout.Ouf.

Bon, vendredi avait bien commencé. Et continué. J'ai décidé de jouer à l'€million en ligne vu que j'ai un compte et que quand ça se passe bien, il se remplit juste de quoi faire une grille ou deux tous les 3 mois. Avec ma connection, j'en ai pour 2h au bas mot, je suis habituée à gérer ça en parallèle avec une autre activité ne nécessitant ni ordi ni neurones (parce que si neurones fonctionnent = ont besoin ordi, c'est comme ça épicétou). Un bon tri de papiers.. ah non, ça le fait pas, il me faut des adresses, l'état de mon compte... Je ne sais plus ce que j'ai fait mais je suis arrivée à un écran qui me confirmait que j'avais bien joué ce bulletin.

Un petit alt-impéc (copier, quoi) et... comment dire ça... je me suis retrouvée face à un écran noir et son rectangle bleu troué de texte blanc. Je savais que ça ne sentait pas bon mais hem... je pensais que c'était encore une mise à l'épreuve et que si je restais sereine assez longtemps on me rendrait mon jouet. Et puis j'avais commencé à faire autre chose, j'ai appuyé plusieurs fois sur le bouton de démarrage en passant, cet écran bleu apparaissait souvent, je ne me suis pas inquiétée.

à suivre

mercredi 7 février 2007

Buveurs passifs - Grande campagne de prévention

Après avoir pris des mesures radicales pour éviter les morts qu'on attribue aux cancers dits du fumeur passif, il est temps de faire prendre conscience aux mécréants qu'ils sont guettés par un autre danger : le cancer du buveur passif.

Des cancers de la verge, des lèvres et du pubis dont on n'expliquait pas la cause jusuq'à présent pourraient être le fait de pratiques sexuelles répétées telles que la fellation et le cunnilingus pratiqués par une personne présentant un taux d'alcoolémie de 0,3 grammes ou supérieur.

En effet, la présence d'alcool dans la salive suffirait à développer un début de cancer chez une personne en état de faiblesse. L'alcool fort bu récemment est particulièrement mis en cause -chez les malades jeunes- ainsi que le champagne dans une partie plus âgée et plus aisée de la population, mais aucune catégorie sociale n'est épargnée.

Des études sont en cours sur des cas d'attaques particulièrement mutilantes concernant les mamelons, les orteils ou les oreilles. En l'attente de confirmation de résultats plus précis, il est recommandé de respecter un délai de 6h entre la consommation d'un verre d'alcool et le début des préliminaires.

Le gouvernement envisage d'augmenter de 250 à 300% les taxes sur les boissons alcoolisées en fonction des résultats statistiques des études commandées.

Natalité en France

En moyenne, un con fécond fait deux petits cons :-)

mardi 6 février 2007

Ricochons gaiement ! 1960

ça fait quelques jours que je n'ai pas publié : je réservais le peu de capacité d'écrire et d'inspiration que j'avais pour rédiger le premier billet d'une série destinée à figurer dans le projet Petits cailloux et ricochets de Kozlika

Voilà c'est fait, et je ne suis pas bien fière de moi. Je le trouve mal écrit et assez peu intéressant. Tant pis :-)

1960 : -07 Comme un garçon

Je voulais « rebondir sur le garçon manqué » de Kozlika. J’ai l’impression qu’on pourrait dire que je l’ai toujours été. Je ne pense pas qu’il s’agisse dans mon cas d’un déficit du regard du père. C’était probablement dû en partie à l’arrivée des années 70 et à notre mode de vie un peu baba-cool où l’on n’accorde pas d’importance à l’apparence, mais je crois que c’est aussi tout simplement mon caractère.

J’ai supporté un poupon (qui devait représenter mon petit frère), mais je ne voyais pas quel plaisir on pouvait prendre à jouer à la poupée. Quand on m’en a offert une, je l’ai regardée comme un objet complètement inutile. Dans mon souhait de satisfaire tout le monde, j’ai demandé : « Tu crois que ça ferait de la peine à Mamie si je la donnais à ma cousine ? » Par contre, j’ai toujours les petites voitures qui m’ont accompagnée des journées entières et parfois même la nuit dans mon lit. A 2 ans à peine, je connaissais les marques de toutes celles qu’on croisait dans la rue.

Mon surnom familial c’était Calamity Jane !  Garçoïde. J’ai gardé une attirance pour l’androgynie. J’aimais creuser indéfiniment des cachettes dans mes pistolets en bois taillés dans une branche de tilleul, trouver les meilleurs élastiques pour lancer mes projectiles. Côté vêtements, ça a été simple aussi : vers 5 ou 6 ans, j’ai expliqué qu’il n’était plus question que je porte des robes ou des jupes. Il faut dire que pour grimper aux arbres et jouer à James West, ce n’est pas le plus pratique ! Dans les dix dernières années je n’ai pas du porter de jupe plus de 5 fois, et vraiment pour des occasions particulières. Ce sont d’ailleurs toujours les fringues de mec qui me plaisent le plus. C’est pareil pour les montres, la coiffure, les conversations…

J’ai horreur des chichis, des minauderies, oui, je suis un peu misogyne. Cela me fait penser que la principale raison pour laquelle je n’aurais finalement pas aimé être un garçon, c’est que j’aurais alors été amenée à partager ma vie de couple avec des filles et que je les trouve parfois un peu manipulatrices et surtout très compliquées !

1960. Mes parents avaient 18 et 21 ans. Parisiens tous les deux, je ne sais pas s’ils se connaissaient déjà mais c’est probable. Alchimie intéressante de la rencontre entre la jeune fille obéissante d’une famille aisée et le fils unique aux 400 coups. La vie se passe entre les études, les copains et le ciné qu’on paye en Francs nouveaux, sur fond de prise de position des intellectuels dans le « Manifeste des 121 » (refus de prendre les armes contre le peuple algérien). Je pense que c’était une époque assez heureuse, dense en événements de toute sorte. Une vie culturelle foisonnante et inventive, souvent expérimentale. Mon propos n’est pas de faire une chronique de l’année, mais d’évoquer des sujets dont j’ai souvent entendu parler. J’ai toujours eu une fascination pour les sixties. Pas seulement parce que c’étaient les années de jeunesse de mes parents, mais parce que j’y ai senti une liberté de pensée, de créativité, un grand espace pour innover.

1960, c’est les Beatles, Elvis Presley, Paul Anka, les Everly Brothers, Buddy Holly, les Platters, les Shadows, Roy Orbison, Eddie Cochran, Bill Haley... et de nombreux autres artistes encore très connus (soupirs).

dimanche 21 janvier 2007

Ganesh, c'est pour toi !

Il m'est venu une phrase en tête ce soir :

Je me sens comme une porcelaine dans un magasin d'éléphants

Et je m'imagine parfaitement en théière rose dans une boutique indienne sur la côte Sud-Est, entourée de sculptures de Ganesh :o)

vendredi 19 janvier 2007

Repenti

La chanson qui m'a inspiré une partie du billet d'hier est celle de Pierre Lapointe : "Deux par deux rassemblés". En effet, la mélodie est très très belle, la voix aussi, les arrangements et les violons m'ensorcellent. Mais je n'en recopierai pas les paroles pour deux raisons :
- parce qu'Annita les a publiées il y a peu
- parce qu'elles ne veulent rien dire
Oui, je suis méchante. Mais envoûtée par la chanson, j'ai cherché à en savoir un peu plus sur son auteur qui a l'air très sympa au demeurant (hein, pourquoi pas "au demeurant ?"). Et je suis tombée sur une interview où il disait lui-même que ses paroles ne voulaient rien dire de spécial, ce que je veux bien croire quand je lis
même les yeux le cœur aveuglés
par l’alcool de sang troublé
par le frère de l’huître scellée
Mais c'est après que j'ai reçu le coup de grâce, quand j'ai lu ses commentaires sur les arrangements. ça donnait à peu près ça : "On va faire lourd, plus on en met, mieux ça marche".
Bon. C'est loin de la spontanéité que j'apprécie dans la démarche musicale. Dommage :-)

J'ai entendu une autre chanson qui m'a accrochée, dans une atmosphère plus intimiste, dans un tout autre style en fait. J'aime l'ambiance, j'aime le peu de mots qui me transportent en un clin d'oeil dans les situations romanesques évoquées, j'aime la petite tristesse.
Le bonhomme c'est Renan Luce (il a été en première partie de Benabar récemment), la chanson a pour titre "Repenti", et celle-là, j'en mets les paroles, je saurai ou les retrouver.

Des spaghettis, de la sauce tomate
Dans la banlieue nord de Dijon
J'ai choisi la voie diplomate
Qui m'a évité la prison

Ça fait 20 ans que je me cache
Et je pensais vivre bien moins
Le FBI remplit sa tache :
La protection d'un témoin

Repenti
J'ai trahi

J'aurais bien pû casser des pierres
Au pénitencier du Texas
Mais je me finis à la bière
Dans un PMU bien moins classe

Tous les soirs on remplit mon verre
Et on rigole, on me salit
Quand je raconte mes tours de verre
Ma vie à Little Italy

Repenti
J'ai trahi

Mafioso jusqu'au bout des ongles
Je suis devenu le pochtron du coin
Quand les hommes de main de mon oncle
Recherchent Tony-les-deux-poings

Dans les premiers mois de ma planque
J'ai cru que ma vie serait la même
En recréant ce qui me manque
De ma Sicile américaine

J'ai aidé quelques connaissances
Dans leurs querelles de voisinage
Deux trois corps imbibés d'essence
Quelques accidents de ménage

Repenti
J'ai trahi

Mafioso jusqu'au bout des ongles
Je suis devenu le pochtron du coin
Quand les hommes de main de mon oncle
Recherchent Tony-les-deux-poings

Quand mes petits voisins, des frères et soeurs
Me montraient leur carnet de notes
Je rencontrais leur professeur
Et prélevais quelques quenottes

Mais aujourd'hui je suis trop vieux
Je m'occupe de mes hortensias
C'est étrange comme ils poussent mieux
Qu'ai-je bien pu donc enterrer là ?

Repenti
J'ai trahi

Dans les fourrés, quelque chose bouge
J'aperçois l'ombre d'un sniper
Sur ma poitrine une lumière rouge
Je t'attendais, je n'ai pas peur

Qu'on m'allonge sur mon lit
Sur mon coeur une fleur d'hortensia
Je vais revoir le Stromboli
Je vais oublier la Mafia

Repenti
J'ai trahi

  • Je n'inclus pas de vidéos ou de chansons à écouter parce que comme j'en ai une toute petite (de connexion), je ne me suis jamais penchée sur le principe. Je ne mets pas non plus le lien vers le site officiel de Renan Luce parce que les sites en Flash où tu attends 1/2h avant d'avoir accès à des trucs qui ne marchent pas, ça m'éneeeeeerve ! :o)

mardi 16 janvier 2007

Les craquements du fleuve

Le chaos émotionnel qui se profilait depuis quelques temps pourrait laisser place à un engouement, un enthousiasme profond comme j’en ai eu souvent pour des chanteurs à la première écoute d'une chanson. Comme il y a eu Miossec, par exemple, avant qu'il soit connu.

Le premier morceau entendu la nuit, qui me fige, tous sens en éveil, vagues de frissons dans le dos et chair de poule sur les bras.
Il se confirme par la suite que j’apprécie réellement le travail d’un acteur, d’un chanteur, de quelqu’un qui écrit, que leur création touche du doigt des choses profondément enfouies en moi, dans une autre dimension temporelle c’est certain, mais parfois spatiale ou clonique, une autre moi-même.

Est-ce que j’ai perdu cet instinct ? L’ai-je endormi ?
Ma confrontation récente à la maladie et à la mort m’a-t-elle forcé à écarter la couverture d’endorphines dans laquelle je me drapais ? Est-ce que je sors d’un cycle difficile et qu’une année dans cette vallée m’a permis de récupérer à la fois de la sérénité et la capacité de m’émouvoir ?

J’ai très souvent peur que les accrocs de la vie m’enferment dans la dépression. J’espère qu’au contraire il pourra en sortir de l’écriture. Des mots, des mots, et si possible des sons.

lundi 15 janvier 2007

Même la plus longue des nuits ne durera pas toujours

Il faudrait que nos esprits s'affranchissent de leurs carcans. Soient libres de penser à autre chose que l'inquiétude pour l'avenir.

On a perdu beaucoup d'innocence.

Prime Time

Well even the longest night won't last forever
But too many hopes and dreams won't see the light
And all of the plans I make won't come together

Something in the air
Maybe for the only time in my life
Something in the air
Turning me around and guiding me right

And it's a prime time, maybe the stars were right
I had a premonition, it's gonna be my turn tonight
Gonna be my turn tonight

Well even the brightest star won't shine forever
But all of the hands I play are working out right
And every move I make feels like a winner

Something in the air
Maybe for the only time in my life
Something in the air
Turning me around and guiding me right

And it's a prime time, maybe the stars were right
I had a premonition, it's gonna be my turn tonight
Gonna be my turn tonight
Gonna be my turn tonight

Alan Parsons Project - 1984

mardi 9 janvier 2007

T'es vert

J'en ai de la chance d'être insomniaque et de pouvoir profiter des titres exceptionnels des journaux de nuit. Régulièrement, on a droit dans la presse aux résultats édulcorés d'une enquête dont le sujet essentiel faisait frissonner d'inquiétude au milieu de la nuit les masses blotties dans leur lit.

Pourquoi parle-t-on de celle-là et pas des dix autres ? Je ne sais pas si ça a une attachée de presse, un petit résultat d'enquête, mais j'imagine qu'il doit être bien couvé par sa maman du service communication de la-grande-boite-qui-a-commandé-l'étude (Allemande ce coup-ci, parait-il). Couvé donc, et lancé dans la vie d'un grand coup de main à plat dans le dos en direction de l'AFP.

Cette fois-ci, il s'agit de thé.
Le thé comme beaucoup d'autres produits est, on le sait, une substance tantôt nectar de la vie éternelle, tantôt poison. Sa consommation nous empêche de fixer le fer tout en bombardant notre organisme de salves nourries de radicaux libres, mais est aussi bénéfique pour l'esprit, et la ritualisation véhicule une image apaisante avant même qu'il soit bu.

D'après ce que j'ai compris, la caféine contenue dans le thé favoriserait l'élasticité des artères. SAUF ! Sauf sauf sauf... si on y met du lait. Là, c'est mau-vais. Bon d'accord. Mais ce n'est pas tout : le thé vert semble échapper à cette logique pour 2 raisons :

- parce qu'il contient plus d'anti-oxydants
- et parce que par tradition on ne met pas de lait dans le thé vert ! (arghhhhhhhh !)

Bon, moi je jette l'éponge :o)

lundi 25 décembre 2006

Un dimanche comme un autre ?

Presque, mais pas tout à fait. La réunion familiale n’ayant pas lieu, on a passé un Noël en tête à tête, en faisant quand même l’effort d’enfiler des fringues un peu moins pourries que nos tenues d’intérieur, de disposer 3 guirlandes autour de la table et d’allumer des bougies.

La table du séjour, plutôt que celle de la cuisine, déplacée à l’occasion de manière à nous permettre de regarder Le Soldat Rose en débutant le repas. Quelques huîtres, saumon, radis, foie gras (en toute simplicité ! :-)

Le Soldat Rose. J’en étais curieuse et j’ai bien aimé. Un conte un peu barré, de jolis dessins et décors, des chansons très sympas. Les artistes étaient visiblement très heureux de participer à ce spectacle, très agréable.

Bon, l’inconvénient (qui n’en serait pas un en d’autres circonstances) c’est court. Une heure. Et là, on n’avait pas fini de manger. J’ai suggéré le DVD Queen live at Wembley (on a très peu de DVD) et ça l’a fait. Je me suis penchée dans mon dico du rock sur la carrière de Farookh Bulsara (Freddie Mercury), sympa.

Ensuite, c’est là que ça a commencé à dégénérer. La messe de minuit à la télé, et les commentaires qui tentaient de donner des explications scientifiques à la légende (pour moi) de la naissance du Christ (ah merde, on a oublié de mettre le mulot dans le petit panier en osier ;o) On a entendu passer le nom d’Eve Angeli, on a compris que le complot remontait à très loin et nous apportait toujours des catastrophes.

Zapp. Un mec qui fait pareil, un discours à ses paroissiens, en Français mais c’est au Québec. C’est assez spécial, mais surtout ça me fait immédiatement penser à Mery (je crois), un comique Québécois qui a un sketch où il est un curé qui bave sur les petit nenfants, un truc qui m’avait fait hurler de rire.

Bon allez, c’est fini pour la télé, pour la bougie, pour les guirlandes… et là il faudrait dormir parce qu’il est belle-mère – 7h.

dimanche 24 décembre 2006

Aumône pour saumon

Au milieu des mauvaises nouvelles et des mails de contentieux, je reçois une lettre des ASSEDIC. La "prime de Noël", la fameuse, que je touche pour la première fois. Dans le contexte, ça fait un peu gag, mais je pense aux familles à qui ça doit permettre de faire un petit repas un peu plus gai que d'habitude et d'acheter quelques cadeaux pour les enfants.

Je me demande si je dois aller la dépenser au bar, pour coller aux clichés que nous présentent les masses ANPE-friendly, la placer en bourse pour enrichir les dirigeants des grandes entreprises, les donner à la Croix Rouge qui a placé aussi une bonne partie des dons (de gens souvent pauvres, d'ailleurs), monter un groupuscule "Action Indirecte" avec pour perspective d'agoniser pendant de longs mois en prison, mais après avoir eu un peu le sentiment de faire justice ? Si vous avez des idées...

Je pourrais me faire un cadeau, mais ça ne peut être de la musique, je boycotte l'industrie du disque depuis quelques années maintenant. Un téléphone, pour changer alors que celui que j'ai me va très bien ? Je ne téléphone pas. Un GPS pour être dans le vent ? Je ne me déplace pas, j'aime les cartes et les boussoles.

Franchement, je me demande pourquoi ils versent cette prime de Noël, je crois que je vais leur écrire pour leur suggérer de la supprimer :o)

vendredi 22 décembre 2006

Dans la famille...

cancer, après l'oncle, je demande le père.

Tout porte à croire que cette chierie est un candidat très bien placé dans la course aux titres d'emmerdements de l'année 2007.

mercredi 20 décembre 2006

Re-vivre les évènements

Depuis quelques jours, je rêve à plusieurs reprises de déménagement et de grandes maisons. Il est question qu’on s’installe dans une maison très grande dont on ne sait même pas comment utiliser toutes les pièces (ce qui une fois éveillée me fait encore plus rêver). On cherche nos marques, ou on doit en changer pour avoir plus facilement accès à l’extérieur; il faut que je m’occupe que les chats ne se perdent pas… Mon copain est très pris par son travail, nous sommes 5 jours avant le déménagement et il n’a encore rien fait…

Le déménagement, c’était au mois de septembre, l’année dernière. Les derniers mois étaient très tendus dans l’ancien domicile à cause du voisinage, et je suis arrivée ici lessivée moralement. Il y a plusieurs mois où j’ai eu l’impression de ne pas avoir touché terre, et je disais depuis le début qu’il faudrait un an pour réaliser pleinement le changement et la pérennité de la situation. C’était apparemment bien le cas.

mardi 19 décembre 2006

2006 12.0 > 2007 1.0

Tu vois, il n'est pas bien gros mon portable, celui que j'ai acheté d'occase sur Ebay il y a 2 ans. Pas bien gros, c'est justement ce qui en fait son intérêt. Pratique pour le déplacer et l'avoir sous la main en regardant le jeu "Qui veut gagner des millions" et prouver qu'on peut répondre plus vite que les "amis" qui sont appelés au téléphone. Ou le saupoudrer de farine en suivant une recette un peu compliquée trouvée sur le net. Pas bien gros, mais il contient pourtant tout ce qu'on peut imaginer d'important : mots de passe, courriers administratifs, mails, contrats, photos, éléments dont une bonne partie n'est pas sauvegardée.

Eh bien pourtant, j'ai eu envie de l'exploser contre le mur et de partir dans la montagne.

Comme si ça pouvait effacer tout ce qui ne marche pas en ce moment, me libérer des factures colossales, des démarches pénibles et infructueuses à continuer, remettre les compteurs à zéro.

C'est la première fois que ça m'arrive, même si parfois je sature un peu de l'ordinateur quand j'ai beaucoup travaillé dessus, j'aime bien mon matériel habituellement. Un gros ras le bol. Relativement calme malgré les apparences, mais puissant. Hier soir, j'ai regardé "Faites entrer l'accusé". C'est une émission très bien faite que je me force presque à regarder comme je lis des trucs déprimants sur l'actualité dans les blogs, pour "savoir". Puis j'ai appris que mon serveur de news préféré était menacé à cause de la bêtise qui pullule sur le net en ce moment (voir l'allusion aux trolls de M. LeChieur). Imaginer devoir abandonner mon newsgroup qui va sa petite vie cahin-caha depuis 5 ans... Et là, c'est le drame ! (toundoug). Là, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.

Cette réaction n'est pas forcément mauvais signe. Elle témoigne en tout cas que malgré la lassitude profonde que je ressens, il reste de la vie dans la carcasse.

Après, je gagnerais un peu de sous au loto et je m’en achèterais un autre pour Noël ;-)

mercredi 13 décembre 2006

Hygiène intime

Tout d'abord, je tiens à signaler que j'ai supprimé de mes mollets les poils avec lesquels je commençais à pouvoir faire des tresses ! Oui, c'est l'hiver, tout ça, ça passe au second plan...et puis j'ai pris mon courage à une dizaine de doigts. Eh ben c'est que je regrette maintenant ! Les températures ont bien baissé, et mes guibolles imberbes contre les draps ça fait FROID ! Je regrette mes touffes de mammouth !

Sinon, à notre époque, il est de bon ton de faire une chasse effrénée aux poils, épilation totale, définitive... aussi bien pour la gent féminine que pour les hommes. En effet, ces derniers sont les nouvelles victimes de la mode hygiéniste, esthéticienne, et ceux qui se bichonnent constituent un phénomène dans les magazines psycho/féminins et sont qualifiés de "metrosexuels".

Mais ! Il y a un groupe d'irréductibles. Que ce soit par paresse, négligence ou idéologie, certains se refusent à l'utilisation des déodorants. Alors oui, ça peut être cancérigène, et c'est pas terrible pour la planète, mais sincèrement, si vous voulez vous trouver une copine, je vous conseille gentiment de faire quelques concessions. Une odeur d'aisselles peut être un véritable tue-l'amour !

En ce qui me concerne, je suis confrontée un à problème légèrement différent : mon homme s'achète souvent par inadvertance des déodorants "Sport des îles", "épices sensuels" ou le fameux "musc". Pendant 2h, l'atmosphère de la maison évoque les fils d'agriculteurs qui vont danser en boîte le samedi soir :o)

lundi 11 décembre 2006

La vie est belle et... craaaac !

Il y a presque 2 mois, je pense m'être fêlé une côte en faisant un mouvement brusque. ça ne me faisait mal qu'au lit, pas dans la journée. Pas tout à fait 2 mois mais presque alors je me disais que ça allait être bientôt fini. J'ai déjà eu une côte cassée (il ne m'en faut pas beaucoup pour les attraper) et je sais que : 1) c'est très douloureux les premières nuits quand on essaye de dormir 2) ça handicape sérieusement et les gestes qui provoquent la douleur ne sont pas prévisibles 3) il faut bien compter au moins 2 mois pour que ça passe (je vais me marrer pour les fêtes...).

Eh bien ce matin en me contorsionnant dans le lit (pour attraper une bouteille d'eau, tirer les draps, je ne sais plus), j'ai senti que ça n'allait pas du tout. Probablement cassé pour de vrai, voire en 2 endroits. J'ai l'impression que quelqu'un a oublié un poignard dans mon bide et qu'il cherche à sortir. J'ai profité du fait que j'étais seule à la maison dans la journée pour gueuler à chaque fois que je faisais un mouvement trop douloureux, j'ai douillé malgré les 2 Dextropropoxyxy et je n'ai pas pu allumer la cuisinière à bois.

Ce soir, avec 2 nouveaux cachets et sur le dos sans bouger, ça va mieux. J'ai aussi grande confiance dans le cataplasme à la consoude que j'ai fabriqué et appliqué tout à l'heure. La radio ça sera mercredi après-midi, mais de toute façon il n'y a rien à faire, pas de traitements autres que les antalgiques.

Et ne me faites pas rire, bande de salauds ! :-D

vendredi 8 décembre 2006

Pour les urnes

ça y est, je nous ai inscrits sur les listes électorales. Quand on sait que la Mairie du village n'est ouverte que 2h par semaine et qu'en plus c'est le matin, on mesure l'exploit. Bon, mission accomplie, c'est le principal. Je ne sais pas encore où ça me mènera exactement, mais si j'ai fortement envie d'exprimer quelque chose je pourrai le faire, même si c'est mon abstention. Et puis représenter 1/60e des voix de sa commune, ça donne l'illusion que son vote a un peu d'importance :-)

Pendant que la secrétaire entrait les informations dans son ordinateur, je regardais le temps changer. De l'autre côté de la vitre, un chat noir et roux plein de poils descendait lentement du talus, et deux faisans splendides prenaient un rayon de soleil avant de se mettre à se chamailler dans un arbuste.

J'aime les téléscopages de ce genre : la rigidité d'un système qui s'oppose à la liberté qu'on ne pourra pas domestiquer (on peut toujours rêver !). ça me rend supportable les contraintes d'une démocratie dont je n'aime pas la forme.

mardi 5 décembre 2006

C'est le perfectionnisme...

Eh bien voilà, le même travers (de porc caramélisé) me guette sur le blog comme ailleurs : je suis trop perfectionniste pour me laisser à publier tout ce à quoi je pense. Toutes les raisons de ne pas écrire se bousculent derrière la porte : je n’ai pas envie d’écrire alors je ne le ferai pas bien, ça sera nul, c’est pas intéressant… etc.

Bon, si le blog est là, ce n'est pas pour l'instant en vue de m'entrainer pour le prix Goncourt, il faut abandonner l'idée de faire LE billet définitif sur chaque sujet. Je suis là pour me détendre, et pour faire passer des émotions, pour raconter des anecdotes qui m'ont fait sourire ou faire part de mes coups de blues, pour raconter mon agacement face aux administrations, pour partager mon émerveillement devant la magie de la nature... et tant pis si certaines phrases sont maladroites ou la grammaire un peu bancale. Tant pis si le génie n'est pas tous les jours au rendez-vous.

De plus, le Gandiblog s'enrichit de manière intéressante de diverses fonctionnalités (oui, les stats ! Je vais savoir combien de gens je fais ch... euh :o) et ça me motive. Je vais étudier les moyens de façonner cet espace à mon goût.

Vous allez donc me voir plus souvent ! A très bientôt, donc ! ;-)

mercredi 22 novembre 2006

Après-midi d'hiver

C'est l'hiver. Bon, ok, au niveau du calendrier on est encore en automne. Bon c'est l'automne hiver, alors. C'est l'automne hiver et il pleut. J'aime bien. J'aime bien cette fraîcheur, les arbres qui rougissent puis perdent leurs feuilles petit à petit, silhouettes dégingandées. Il fait froid dehors, pas encore tout à fait assez pour qu'il neige ceci dit. Il fait frais dans les pièces de la maison, sauf autour de la cuisinière à bois, et dans la salle de bains, parce qu'il ne faut pas déconner non plus.

Oui, j'aime bien me couvrir, mettre des vraies chaussures, faire du feu, laisser mijoter une cocotte sur le coin de la cuisinière, ajouter une couette sur le lit et me blottir dessous, y accueillir les chats.

Le médecin interrompt les soins pour mon oncle. En un sens, je suis rassurée que ce soit possible, et je pense qu'il doit y avoir un bien-être à passer des soins aux soins palliatifs, mais je me demande comment on arrive à le décider quand on est un très proche, comment on le prend.

Comment appréhender la fin de la vie, la mort, le néant, même s’ils sont dans l’ordre des choses. Comment concevoir que ces vies si longues passent si vite. Comment l’esprit humain peut envisager sa propre disparition. L’approche de la mort déchaîne des torrents de pensées insoumises et vaines.

dimanche 12 novembre 2006

Je ne vous dérange pas trop ?

Repas convivial demain, à titre de "ayant rendu service à la commune". P'têt bien des moules/frites :o)

Bon alors d'abord, je prends ma douche ce soir ou demain ? Ok, vouzenfoutez. Mais moi je suis: 1) sale; 2) morte d'avoir trop fait le ménage (d'automne). En fait, ce qui m'arrangerait, ça serait de savoir à quel moment je vais dormir le mieux. "S'il pleut l'après-midi, la fête aura lieu le matin" :o)

Ensuite, on aurait des tas de questions de poser au maire et à la secrétaire ... ouais, pourquoi que tous les gens de la région ils passent sur le chemin de notre montagne que nous on en a juste donné un bout pour que les pompiers y puissent lutter contre les Un sont dix. Et du coup, c'est claffi de chasseurs, de fusils, de chiens de chasseurs, de chiens de fusils... alors que c'est une réserve de chasse (ça veut dire qu'on chasse pas dessus pour que les bébêtes fassent des petits tranquillement pour que les chasseurs les tuent, mais plus tard).

Je ne parle même pas des champignonneurs. Pourtant, 100m avant la maison, il y a un premier panneau qui dit "Interdit sauf riverains". Puis un joli panneau style "local on est dans la montagne, c'est joli ici, mais faut pas abuser", et à l'entrée du chemin forestier, une barrière avec clé "Interdit à tout véhicule à moteur". Ben tous les chasseurs ont la clé, passent leur temps à laisser ouvert parce que c'est trop chiant de descendre de voiture... et deviennent désagréables quand ils nous croisent sur NOTRE chemin. C'est le président de l'asso de chasse qui est là le plus souvent, oui, il est malheureusement aussi riverain... par un petit bout de terre au bout du chemin... où il emmène vachement souvent ses chiens. Anecdote : une mère de famille champignonneuse a été tuée par un chasseur pas loin d'ici il y a un mois environ.

Les gens du village sont très sympas pour la plupart, l'ambiance est bonne. Mais ce n'est pas vrai pour ceux des villages alentours (où j'ai beaucoup traîné dans les bars pendant quelques années). Pour dire, l'autre jour un des mecs qu'on tient pour les moins antipathiques est arrivé à 15m de la maison avec son seau de champignons (et pour donner une idée, il y en 3 des maisons pour tout un pan de vallée, il y a moyen d'aller ailleurs, quoi). Son chien coursait déjà un de nos chats, fouillait dans nos affaires. Lui qui ne savait pas être entendu a dit en reconnaissant le véhicule: "Ah mais ils habitent là ces cons-là?" ça donne envie d'être gentils, hein ?

Non, ça donne envie de se renseigner sur le port d'armes. Pour la chasse, j'ai regardé c'est compliqué, cher, et de toute façon je ne tirerai jamais une grive. Mais les jours de battue, les chasseurs sont très effrayants. Un tous les 10m au bord de la route, qui, armé de son fusil te regarde passer sans un signe, avec une tronche de six pieds de long, méprisant.

Si on ne dit rien, on va bientôt se faire virer de chez nous parce que ça ne leur plaira pas qu'on se promène. Donc je me dis, dans un pays où on s'indigne qu'un honnête homme passe une nuit en prison parce qu'il s'est défendu chez lui... en tirant 3 balles dans le dos d'un mec qui s'enfuyait, je devrais avoir le droit d'avoir une arme pour me défendre, non ? (pas envie de donner des liens, cherche dans le moteur de recherche que tu préfères, pour moi ça ne sera peut-être bientôt plus Google).

Mais… le maire et la secrétaire ne sont pas là pour travailler demain, et moi je vais laisser tomber la douche pour ce soir, ça me réveillera après ma trop courte nuit. Que la votre soit douce ;-)

mardi 7 novembre 2006

Merci Mickey, c'est cool !

Je viens de réussir à le faire manger un peu. Comme ça, à 5h, j'ai eu l'idée de génie : une sardine à l'huile et du thon émietté. Depuis ce week-end, il nous réclame à manger, il a l'air d'avoir de l'appétit, on lui ouvre des friandises meilleures à chaque fois, et il s'en détourne. Quand un chat ne mange pas, il y a plusieurs raisons fréquentes : il n'a plus d'odorat, a mal dans la bouche (abcès dentaire) ou la gorge, a une occlusion intestinale ou un blocage urinaire. Dans le cas de Mickey, c'est même plausible, puisqu'il en a eu un l'année dernière en arrivant ici.

Mais s'il n'y a pas d'urgence, j'essaie de comprendre ce que peut avoir le chat avant de foncer chez le véto. D'abord la route avec eux c'est l'enfer (surtout le col en épingle à cheveux), et là j'ai la facture de la clinique sous les yeux, 150 euros (on était riches l'année dernière!). Donc, on essaie de comprendre : on tâte, on observe, on le réconforte...

Mickey est un matou roux et blanc castré de 8 ans, positif leucose, un peu con-con par rapport à nos autres chats, mais très gentil, très affectueux, et surtout très bavard. Quand on lui parle, il répond d'une voix rauque et ne se lasse jamais de la conversation. Mon autre réticence à me diriger vers la clinique vétérinaire vient du fait que l'année dernière le véto (un que j'aime pas) nous a dit que le vaccin leucose ne servait en gros à rien pour nos 4 autres chats s'ils vivaient vraiment proches, et qu'on ferait mieux de l'euthanasier pour ne pas qu'il contamine les autres. Hum. C'est la vie, hein…

Je dois admettre que je ne porte pas à Mickey tout à fait autant d'amour qu'aux autres, peut-être parce qu'on l'a recueilli, un peu obligés pour son bien, et non fait le projet à l'avance de l'adopter. Mais Mickey est adorable, sensible, et il en a vécu des événements difficiles ! Au début, ça commençait bien pour lui. Quand nous sommes arrivés dans cette ferme que nous partagions avec la mère du propriétaire, nous venions de perdre un chat dans des circonstances très pénibles, et il nous en restait Grizou, un Tabby d'un an, le même âge que Mickey. Ils ont très vite sympathisé comme 2 "chats uniques" qu'ils étaient, et s'en sont suivies des courses folles dans les tilleuls de la cour. Je suis persuadée que contrairement à ce qu'on pense, le chat est un animal social, qui aime la compagnie de ses congénères. Autant que celle des hommes

Sa petite mémé bossue le chassait à coups de balai quand il pissait contre un placard, mais pouvait passer une demi-heure à l’appeler tous les soirs vers 7h pour qu’il rentre passer la nuit à l’intérieur. Elle nous a même avoué un jour avec un semblant de honte que l’été il savait rentrer dans sa chambre et dormait dans son lit.

C’était la belle vie…

(à suivre)

vendredi 20 octobre 2006

Et l'eau

Quand Evelyne Dhéliat* me dit de couper l'eau pendant que je me brosse les dents, ça m'énerve un peu. Enfin, c'est plutôt à vous qu'elle dit ça. Moi, elle me reproche mon bain. "Un bain, c'est 2 fois plus d'eau qu'une douche". Non. Souvent quand je vais me laver, je me rends compte que j'ai froid. Et je peux rester sous l'eau chaude un bon quart d'heure avant d'être réchauffée. Pas question d'éteindre l'eau en me savonnant, d'abord pour la raison que je viens d'évoquer, et parce que se savonner au savon sec, ça le fait pas vraiment. Non, même quand on est mouillé. En fait, je considère avoir un comportement raisonnable en laissant l'eau couler doucement.

Le bain, maintenant. Quand j'ai envie de prendre un peu mon temps, je fais couler une douzaine de cm d'eau dans la baignoire (quand je rentre dedans, ça fait plus, cf Archimède :o) et je barbotte en m'envoyant de l'eau dans la figure. Rarement, il y a le VRAI bain, avec bain moussant à l'extrait des forêts des mers du sud, masque anti-peau de vache et magazine de chez le coiffeur. En général, je ne me suis pas lavée la veille (donc j'ai droit à ma ration de 30 litres supplémentaires). Et puis j'ai dû habiter 3 ans de ma vie au maximum en compagnie d'une baignoire :o)

Je refuse donc de devoir prendre une part de responsabilité dans la façon désastreuse dont son gérées les ressources de la planète. Je sais, ce n'est pas politiquement correct de critiquer les conseils destinés à éduquer les imbéciles que nous sommes mais... pour moi c'est comme le soi-disant gain du déremboursement de médicaments indispensables à de pauvres mémés comparé aux sommes colossales que l'état ne paye pas à la sécu. Les petits ruisseaux font les grosses...
oui, bon.

Mais je soupçonne que contrairement à moi, ceux qui nous serinent ces recommandations ont un spa, un jacuzzi et une piscine, la clim dans toute la maison, et prennent l'avion plusieurs fois par an. De plus, dans une certaine mesure, l'eau retourne à la terre (avant un traitement onéreux ou plutôt bien rentable). Chez moi, elle sort à 15m de la maison et arrose la forêt.

  • Oui, je sais, ça ne vient pas de son initiative, on lui demande de le dire. Mais comme je ne l'aime déjà pas (une petiiiiite dépression qui avance en crabe (??) avec de petiiiiiiits nuages qui donneront de petiiiiiites averses et une petiiiiiiite remontée des températures.)

mercredi 18 octobre 2006

Est-ce-que c'était mieux avant ?

J'aime à penser que si l'armée des bons petits soldats qui ont chacun dans leur coin des passages de découragement et de ras-le-bol reprend un jour du poil de la bête, ceux qui ont profité sciemment de notre faiblesse et notre captivité le paieront cher !

Un de mes grands fantasmes serait de voir tous ceux qui appauvrissent volontairement les plus pauvres à leur profit être condamnés à vivre avec le smic. Je sais, ce n'est pas pour demain.

Plus que les soucis purement comptables, c'est la perte de liberté qui me pèse, l'impression que l'on doit rendre compte de chacun de nos petits actes. J'aimerais pouvoir me laisser vivre 15 jours, puis aller travailler avec plaisir pour échanger mes services contre un paiement, d'égal à égal, ou presque, du moins où chacun trouve son compte. Comme je le faisais il y a 15 ou 20 ans.

Mais quoi qu'on fasse, même en vivant au plus simple, il y a des paperasses, des factures, des prélèvements, des suspensions de service horriblement chères, des fichages, des contrôles, des problèmes juridiques, la "désocialisation"... Je me demande souvent si le vieillissement de la population y est pour quelque chose dans cette tentative de tout contrôler, une peur de l'évolution. Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait de "contre-parole", de possibilité pour des jeunes d'être écoutés, pris au sérieux.

Oui, je sais, ça fait très "c'était mieux avant" :o)

lundi 16 octobre 2006

C'est pas la joie

J'ai des problèmes financiers, physiques, et de moral.
Les premiers m'empêchent de m'occuper correctement des seconds et ces deux-là retentissent sur le dernier.

ça fait maintenant plus de 15 jours que je ne dors pas, en fait ça veut dire encore moins que d'habitude. 2 paires d'heures grapillées dans la journée et peuplées de cauchemars. Evidemment, le reste du temps, je ne suis pas en état de faire grand chose. Tout me tombe des mains, mon esprit se trompe de forme de couvercle pour la-boîte-en-plastique, et je ne comprends plus si Eva Longoria et Tony Parker se séparent pour se faire un coup de pub ou sortent un parfum.

Du coup, je n'arrive pas à rédiger pour le blog, rien ne sort même si j'ai des sujets.
Mais j'y pense... J'espère que ce mauvais passage va prendre fin rapidement et que j'arriverai à m'exprimer plus souvent :o)

mercredi 4 octobre 2006

Nuit blanche, le bon côté

Je prends ce soir un café. C'est peu souvent et je ne vois pas ce que ça pourrait changer pour le sommeil, à moins que je mette plus des 6h moyennes pour le digérer :o) Quoique. Je l'ai donc pris vers 21h, je viens de me demander si le fond en serait encore tiède et il est... 4h passées. Non, je ne suis pas adepte des jeux en ligne, je faisais quelque chose de sérieux.

C'est étrange la nuit. "C'est beau une ville la nuit" ? Oui, ça m'est arrivé de le penser, mais maintenant et pour longtemps j'espère, la nuit au dehors n'est qu'une vallée calme charmée par les cris d'oiseaux et le souffle du vent dans les pins. Ce n'est pas ici qu'on prend le pouls de la vie humaine. Pas d'horaires, la nuit est à moi, la nuit est amie et les heures filent.

J'aime bien la nuit. Elle m'a fascinée, stimulée, tranquillisée, lassée, mais jamais effrayée. A 5 ou 6 ans, je m'étonnais : "Pourquoi les gens ont peur du noir ? C'est exactement la même chose que dans la journée !" Oui, la nuit et moi c'est une longue histoire ! L'insomnie rebelle ? On en parlera une autre fois :o)

Nuit blanche...

Quelle belle expression qui peut s'appliquer à la plus cauchemardesque mais aussi à la plus délicieuse !

jeudi 28 septembre 2006

Un cadeau

Oui, mon copain m'a fait un super cadeau, un qui m'a immédiatement apporté soulagement et bien-être, qui m'a rendu le sourire et fait pousser des soupirs. La forme évoque un peu un porte-jarretelle, mais c'est diablement moins sexy. Non, je ne vous ferai pas de quizz. Ce cadeau, c'est, je vous donne en mille : une ceinture de soutien lombaire !

 ! Que c'est moche de vieillir ! :-)))

vendredi 8 septembre 2006

x - 2 = au moins 1

ça thésaurise, les souris* ? Non mais ho !? ça fait au moins 20 croquettes qu'elle (il?) vient me tirer sous le nez. Au prix des super-vitaminées de chez le véto, elle va finir par coûter cher ! Remarque, elle gambade joyeusement et a un beau poil. En général, quand une bestiole survit aussi longtemps dans la maison, elle a droit à un petit nom. Comme Ursule, la première musaraigne qu'on a vu manger à côté du chat, dans la même petite gamelle et qui -snif- avait péri noyée dans le bol d'eau :'( ça n'arrivera pas à celle-ci, acrobate et capable de sauter très haut. Car c'est une nouvelle caractéristique qu'on a découvert chez ces bestioles en arrivant ici: elles sautent très haut pour se défendre, et notamment au nez des chats (c'est trop poilant à voir ! :o)

Bref, je vais lui chercher un nom et... regardez les photos! Toutes les croquettes qui manquent sur la droite du bol, c'est elle qui l'a embarqué. Parce qu'attention, mâdemoiselle ne ramasserait pas par terre ! Le chat ? Il s'en bat ! :o)

* Appellation générale, je pense que celle-ci est un campagnol, pas comme celle que j'ai remis dehors hier. J'y reviendrai.

jeudi 7 septembre 2006

Moins DEUX !

Certains parmi vous (je ne sais pas combien vous êtes, probablement 3 ou 4 ;o) pas encore de stats à ma connaissance avec le GandiBlog , connaissent la lubie de mes chats qui consiste à ramener des souris pour les installer dans la maison. Mais le jeu a pris des proportions hallucinantes l'autre nuit (l'approche de la pleine Lune ?). Si c'était pour tester jusqu'où on peut supporter de partager notre logement avec les charmants campagnols, on a prouvé qu'on avait des limites. Eloignées, certes, mais des limites quand même, b... ! Non, rien :o)

Sur le lit. Et ça, à moins que les chats ne nous les balancent dessus d'un coup de tête en biais en saisissant leur peau du cou entre deux canines, et très rarement, on ne connaissait pas. En fait, celui qui partage mon foyer -entre autres, et qui donc par sa situation m'empêche d'avoir droit à la CMU- a cru qu'un mille-pattes lui courait dessus. Calme et détendu comme un ressort, il a rebondi contre 3 murs en gueulant comme une vieille hystérique qui a perdu son chien des yeux. Bon, c'est moi qui ai identifié l'OMNI (marchant) le lendemain, obligée de la pousser pour ne pas lui marcher dessus. Il y avait 2 crottes à côté de mes chaussons et une boule grise, elle avait l'air perdue, snif :')

D'autre part, on a noté la présence de grosses mouches dans la maison pendant quelques jours, et depuis avant-hier l'odeur n'a comment dirait-on... plus laissé de doutes : une chat-rogne :o) A cet étage, le bordel est limité, et c'est pour ça qu'on croyait avoir fait le tour des endroits où les souris se planquent pour mourir. Bien sûr, on avait oublié "l'étagère qu'il y a juste la place de passer derrière mais pas de ressortir devant et que c'est bien planqué". On s'est partagé les tâches : j'ai déplacé le meuble, il a fait le service funèbre. Il y a moins de puanteur.

Le lendemain, retour du boulot. 2 chats dorment sur le lit qu'il va faire. Il tire les draps et là surgit de sous la couverture, tout contre le chat... la souris. Qui se glisse sous le lit, 3 chats l'ont vue, pas un ne bronche. Connaissant leur flair, ils SAVAIENT forcément qu'elle était là. Trop, c'est trop. Pas de doute, elle cherchait du réconfort, mais là elle n'allait pas vivre longtemps cette pataude. Pas comme la longue beige qui continue chaque nuit à venir chercher des croquettes. Je l’ai déposée dehors avec quelques vivres (la prime de retour au pays ;o)

Bref, des mesures de saisie des rongeurs en situation irrégulière vont être prises, suivies de reconduite à la frontière. En effet, l'asile politique ne peut être demandé dans ce cas, il est connu que de larges zones du Grand Dehors sont parfaitement vivables.

mardi 29 août 2006

Et si c'était Gaston ?

La nuit, le chevreuil fait beaucoup de bruit dans les herbes pour manger je ne sais quoi, probablement les mûres des ronces qui repoussent au ras du sol après débroussaillage. Sauf qu'un matin quand le jour se levait, j'ai voulu en profiter pour le regarder, et... ce n'était pas le chevreuil :o) Gaston était là près de ma boîte aux lettres, farfouillant du grouin sous les chênes à la recherche de glands que les geais avaient peut-être enterrés d'après les cris outrés qu'ils lançaient en direction de la cochonnaille. Car Gaston est un sanglier, ou plutôt parait-il, un cochonglier.

lundi 21 août 2006

ROCK (suite) - Voir photo jointe

Le groupe aurait prévenu (pas nous malheureusement) il y a 4 jours qu'ils trouvaient la scène pas assez large. ça sent surtout la fin de tournée et les mecs qui en ont plein les baskets. Pour le moment, ils baissent dans mon estime. Enfin, attendons d'en savoir plus...

dimanche 20 août 2006

ROCK

Demain -ce soir- je vais au concert de FF (Franz Ferdinand). C'est le bordel de préparer tout ça (avoir de l'essence, coller l'assurance, pas boire -heuh oui, ça c'est faisable- trouver l'antivol, bref, toutes ces conneries, quoi :o)

En fait j'y vais parce que c'est à environ 1 h de chez moi et dans un théatre antique. On a mal et froid au cul si on reste assis mais c'est en extérieur et dans un lieu magique, pas dans une salle nouvelle dont le plafond est crado d'être trop bas...

Le dernier concert de groupe rock que j'ai vu dans ces conditions très près de hez moi, c'était Noir Désir à Vaison. ça fait vraiment bizarre de savoir que c'est ce soir-là qu'ils se sont rencontrés Marie et lui...

jeudi 17 août 2006

La vie des meubles

Avant d'emménager il y a presque un an au milieu de quelques meubles de famille, je n'en avais jamais eu d'anciens ni de massifs. Déjà, j'ai plutôt du goût pour les choses simples et fonctionnelles, et puis ce n'est pas un domaine où j'investis. Le mobilier s'est constitué au fil des dons, de la récupération et des super-promos d'étagères en kit à 15 euros.

Eh bien il semblerait que ces meubles –qui ne sont pas réellement âgés mais qui ont parfois une histoire- aient leur vie propre, et même respirent comme nous :o) Cet été, je livrais une guerre sans merci à la chaleur. J'ouvrais les fenêtres dès qu'il faisait plus frais à l'extérieur, je créais des courants d'air dont le trajet était savamment étudié, j'ai parfois changé de pièce pour dormir… et j'ai découvert qu'ils émettaient des craquements aux moments où moi aussi je percevais les changements d'atmosphère, comme s'ils exhalaient leur lassitude d'un soupir.

Je croyais donc les connaître, au moins un peu, surtout cette armoire : depuis un an, je pose les yeux sur elle plusieurs heures par jour. Non pas que je la trouve spécialement belle, mais à cause de la configuration de la pièce. Pas très ancienne, ni belle ni moche à mon goût, haute, elle a deux miroirs sur les portes. Une sorte de sculpture baroque orne le sommet et une planche décore le bas, entre les 2 pieds (ça se voit que je n'y connais rien ?). Elle n'est pas très profonde, m'obligeant à plier mon linge en 3 au lieu de 2. Ses portes grincent d'une manière qui m'est désagréable, mais doivent être grandes ouvertes pour accéder au lourd et minuscule tiroir que j'ouvre à l'aide d'un tournevis ou d'une ficelle. En résumé, je ne lui portais pas d’affection spécifique, mais je suis en train de la reconsidérer.

Ce soir, je me dis que je vais glisser l’aspirateur dessous, par flemme d’aller le ranger. Je vise l’endroit où la découpe de la planche est la plus haute, il est possible que ça passe au millimètre, et oh ! Surprise ! La planche bouge un peu, tout le bas est un tiroir !! Ni mon copain ni moi qui sommes plutôt curieux n’avons soupçonné ça ! Et que dire des chats qui font des pattes antérieures et postérieures pour y rentrer, en reniflent le bas des portes pendant des heures et n’ont jamais manifesté le moindre intérêt pour cette partie basse.

J’aime quand les choses qu’on connaît depuis longtemps nous apportent encore des surprises.

vendredi 11 août 2006

Un peu d'humour

A force de voir toujours les mêmes extraits des dialogues des "Tontons flingueurs", les allusions à Desproges et les citations à l'à-peu-près de Coluche, on fatigue un peu. C'est vrai aussi que si on cherche dans le paysage humoristique de ces dernières années, on sort difficilement des parodies ou de l'exagération de la vie quotidienne, le genre a été surexploité.

Eh bien je trouve qu'il y en a un qui renouvelle le genre, dont les réflexions me semblent inédites : le Québecois Pierre Légaré. C'est souvent de la logique absurde, et ça me fait rigoler. Un exemple ?

- Quand tu ramasses un enfant sur la plage, que tu l'approches de ton oreille, tu entends la mère.

On trouve quelques citations ici : http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=5458&celebrite=pierre-legare

Etrangement, beaucoup de ses citations sont attribuées à Jean-Claude Van Damme sur le net, ce que je trouve encore plus amusant. Attention, l'humour à la petite phrase, ça peut lasser vite fait, il faut être raisonnable et ne pas tout consommer d'un coup !

Si vous en trouvez d'autres, je veux bien que vous les fassiez partager dans les commentaires :o)

mercredi 9 août 2006

ADSL rural 4/?

Mmmmm, bon, je sais bien que je ne suis pas une crack en boîtes vocales mais là mon expérience s’enrichit. Je n’ai évidemment toujours pas l’ADSL, je fais une ultime tentative sur le numéro à 4 chiffres supposé répondre à tous mes soucis, du moment que ça concerne une ligne téléphonique et internet. Mon numéro de téléphone n’est pas compris, recommencer, ça passe. Ensuite, pour ce qui me concerne, il faut taper sur le 1. Votre choix n’a pas pu être reconnu. LE 1 ! Le UUUUUUUUUUUUUNNNNNN ! (tape tape tape, frappe, casse l’index, cogne, prend la masse… rien). 1013, 1014…ben oui, j’aimerais bien savoir s’il existe toujours ce central supposé me raccorder un peu plus rapidement au réseau monnndial. « Les conseillers qui ne sont pas partis en vacances ont autre chose à foutre que de vous aider à faire fonctionner votre humbox ». Franchement, pourquoi je vous dérangerais aussi, hein :o)

C’est trop. Je mets à exécution le plan que je cogite depuis plusieurs jours. Je saute dans la voiture et je vais appeler, depuis la maison d’à côté, le numéro qui ne me reconnaissait pas. Et là, je le crois pas : « Vous appelez bien pour la ligne 0x xx x…. ». Ah bah non, perdu. « Sinon tapez 2 ». Ouf. Numéro de ma ligne pour entendre « Le problème concernant votre ligne a été identifié. Le fonctionnement normal sera rétabli dans les délais contractuels ». Ah. Bon. Et si je veux savoir où ça en est ? Rien, queud, nada, pas de hot-liner Camerounais sur qui me défouler.

Du coup, mon inquiétude grandit. Je commence sérieusement à me demander de combien peuvent être les délais contractuels…

vendredi 4 août 2006

Les séries télé à la con

Il y a un phénomène très étrange avec les séries-télé-à-la-con, et qui se reproduit d'ailleurs très bien avec les téléfilms-à-la-con, surtout s'ils sont américains et de catastrophe, surtout avec des avions.

Des exemples ? Je pense à Julie Lescaut ou Navarro, enfin ce genre de navets policiers français et les sagas où ils ne sont pas fichus de trouver 2 acteurs un peu naturels, d'autres séries (d'enquête aussi) américaines sur lesquelles je n'ai jamais pu accrocher. Je ne boude pas mon plaisr quand je vois Nip/Tuck, Cold Case ou Desperate Housewives, mais pour d'autres, c'est épidermique, je ne supporte pas plus de 5 minutes

Et puis un jour, parce que je suis en train de bosser et que je n'ai pas fait attention à ce qui passe, ou parce que j'en suis à mon 4e jour de fièvre et que j'ai lu jusqu'à la moindre notice qui m'entoure, parce que mon copain est devant ce truc un lendemain de fête et jour férié et que je m'installe sur le canapé, que c'est une soirée télé et que les autres chaines sont pires (il y en a surtout 3 qui passent ici) entre une soirée "Spéciale Céline Dion à Las Vegas" et un archi-mélo en plan fixe sur l'agonie en cellule sur Arte, parce que je fais le ménage... Un jour, donc, je me retrouve devant.

Les téléfilms-à-la-con américains-d'avion-qui-se-crashe, c'est un exercice intéressant. On se demande ce qui est passé par la tête de tous ceux qui ont contribué à la création du film et qui ont laissé 2 h 1/4 d'images. Parce que quand les compartiments à bagages se sont ouverts 4 fois chacun, que les passagers ont passé un temps interminable à lever les bras en l'air en hurlant au milieu des papiers qui volent (sauf pour celui qui est allongé dans l'allée et se rattrape aux pieds des sièges pour ne pas glisser vers le hublot brisé, et celui qui est dans les toilettes); quand on a vu de l'extérieur les vitres du cockpit arrosées par 3 mauvaises rafales mouillées et l'avion tanguer de droite à gauche comme un canot, qu'on a compris depuis longtemps que les pilotes accrochés de toutes leurs forces au manche n'arriveront jamais à le redresser... eh bien on se demande pourquoi ce putain d'avion ne s'est pas encore crashé au fond de l'océan déchaîné !! (Vous voyez que je m'y connais :o)

Mais je parlais d'un phénomène... quel est-il donc ? Eh bien il suffit que j'aie vu UN épisode dans les 10 dernières années pour que si j'en vois un second ça soit le même !

mercredi 2 août 2006

L'ADSL rural 3/2

Oui, je sais, j'aurais du prévoir qu'il y aurait un nombre important d'épisodes :o)

Pfff, voilà j'ai reçu la box... mais je n'ai pas d'identifiants pour la tester (heureusement que j'avais gardé un vieux forfait de 5 h, parce que c'est pas facile de s'inscrire pour une formule quand on n'a pas internet !). Je me rends donc dans l'espace Assistance, cherche mes paramètres... Ah bah non, c'est pas bon, il faut justement être connecté via ce FAI pour pouvoir les consulter. Bon, alors je cherche "Mot de passe perdu". Vous avez perdu votre mot de passe, bah il est sur le courrier qu'on vous a envoyé".

Non, je n'ai pas reçu de courrier, et je m'aperçois que je ne peux rien faire depuis le site, donc. Mais ! Il y a le numéro magique à 4 chiffres de la hot-line ! Oui, ça fait 3 jours que j'essaye, malgré mon aversion pour le téléphone. Comme par hasard, le chiffre sur lequel il faut taper pour internet est le seul à ne jamais être reconnu par le je-ne-sais-quoi automatique.

Je détestais le télephone, je l'abbhore, et je parie que ça ne s'arrangera pas dans le futur ! Quant aux contrats qu'on prend d'un simple clic pour éviter de s'emm... se faire chier la vie et qui doivent être défendus par une lutte acharnée et de nombreuses démarches pour simplement respecter leurs termes : ok, on ne peut pas passer au travers, mais à chaque fois c'est un petit tas de souci frustré qui va rejoindre les autres. Quelqu'un va payer un jour, tiens ! :o)

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