Blog antirouille - MINIUM

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vendredi 3 février 2012

Éclaircie

Mardi j'ai très sans doute flingué un (vieil) aspirateur et mon dos, je me suis pourrie jusqu'à avoir l'impression de manger de la suie par tous les trous de la face, mais la cuisinière à bois semble tourner mieux que la dernière fois, quand j'ai failli me faire cramer ou m’asphyxier, au choix.

Il faisait 13° dans la cuisine quand j'y suis arrivée. Mais un peu plus tard, il y avait le doux son d'une cocotte minute qui cuisait des légumes d'au moins 3 semaines. Eh bien c'était délicieux aujourd'hui.

Bien que les maximales soient restées sous zéro, la neige a suffisamment ramolli pour que le camion de fuel arrive à livrer. Et surtout, il n'a pas reneigé comme c'était initialement prévu. Je ne suis donc plus totalement enclavée même si je doute de pouvoir remonter au cas où je sortirais de chez moi.

On n'est toujours pas à l'abri de pannes d'électricité, de téléphone, de réseau mobile ou même d'eau, mais les choses se présentent pour l'instant mieux que je ne le craignais.

Mes chats ont vraiment un grain. Comme leur maîtresse, je sais. Eux qui ne mettaient plus les pattes dehors depuis des mois n'ont pas arrêté de sortir aujourd'hui alors que c'est tout blanc et qu'il fait -5°. A cette heure-ci par contre, même programme que d'habitude. 4 carpettes poilues sur mon lit.

Les 6 œufs trop vieux que j'ai sortis hier pour le compost ont fait un heureux, et aujourd'hui j'ai mis à manger pour les petits oiseaux.

mardi 12 février 2008

Je suis toujours à l'envers

Je suis "un peu" à contre-courant, tout le temps. Je me suis déjà fait la remarque il y a fort longtemps : "Mais pourquoi les autres vont toujours dans l'autre sens ?". Heureusement, je n'ai jamais eu à penser ça sur l'autoroute :o) l'inquisition de ma conscience m'a parfois accusée d'en faire une "attitude". Mais non j'assume, sans plus. J'aime le fait de ne pas avoir besoin d'être beaucoup à penser ce que je pense, j'aime me sentir solide dans ma personnalité mais je n'ai pas besoin de me faire remarquer pour me sentir exister. Au contraire, j'ai le respect de mes inclinaisons brutes.

Eh bien... la situation se produit une fois encore et me fait sourire.

J'ai très peu voté. En 81 j'étais civilement trop jeune, en 88 déjà un peu blasée et aux prises avec d'autres soucis. J'ai tenté pourtant, cette fois-là. Il tombait des cordes depuis plusieurs jours, la voiture s'est embourbée dans le chemin et je dois dire que je n'ai pas regretté ce ratage. J'ai du me prononcer en 95 au 2e tour et puis pour quelques élections locales dans une ville que je n'habitais plus. De toute façon jamais avec enthousiasme, toujours un peu agacée de devoir donner une voix à un vieux con "pour pas que ça ne soit pire" et me sentant un peu sale.

Ils ont fini par mettre leurs listes à jour et je n'étais plus inscrite. 2001, 2002 se sont fait sans moi et ça me laissait de marbre. En substance, j'ai quand même la plupart du temps été une fervente abstentionniste. Pour le référendum, je me souviens avoir dit que de toute façon s'ils voulaient le faire passer, ils le feraient et que nos votes ne serviraient à rien. Anarchiste, visionnaire ou flemmarde ? :o)

De retour dans mon bled quasi natal et à l'approche de la fin 2006, mon copain et moi nous sommes réinscrits, dans une optique TSS, sans grande conviction, mais en nous disant que si on souhaitait s'exprimer en 2007 au moins on pourrait le faire. On était assez impressionnés par le tout sécuritaire et ce que ça avait concrètement changé dans notre vie en 2 ou 3 ans de temps.

Aujourd'hui, cette volonté d'abstention gagne presque tous ceux qui défendaient la nécessité de s'exprimer et... moi je me présente aux élections municipales ! :o) Pourtant, je suis totalement d'accord avec eux, et si j'étais dans une ville, avec un enjeu de partis, je m'en laverais les mains.

Mais il se trouve que c'est le village où j'ai grandi, moins d'une centaine d'habitants répartis dans une grande vallée isolée que j'adore. Il ne faut qu'un maire et 8 conseillers. Tout le monde est excessivement serviable, des initiatives intéressantes sont montées (ramassage scolaire...), des repas de village très sympathiques sont organisés quelques fois l'an. L'ambiance du village est très bonne et le maire est compétent.

C'est peut-être la quarantaine qui fait ça : il se trouve que j'ai envie d'être impliquée dans la vie de cette vallée, de participer aux choix qui lui permettront peut-être de rester telle que je l'aime. Il y aura peut-être des billets Made in Monolecte et si c'est le cas j'en sourirai. Mais vous comprendrez que je ne peux pas m'abstenir cette fois-ci même je suis de tout cœur avec vous ! ;o)

vendredi 23 mars 2007

40 !

J'ai la tête dans les courses de supermarché et les questions d'organisation pour ce week-end. En effet, je ne voulais pas laisser passer ce cap sans marquer un peu le coup, et j'ai souhaité initier une réunion familiale qui ne s'était pas déroulée pendant les fêtes de fin d'année pour des raisons évoquées ici à l'époque.

Ma p'tite coiffeuse (j'adore parler comme ça, ça fait "vieille") découvrant mes premiers cheveux blancs ne me donne pas mon âge (non je vous assure, ce n'est pas par politesse) et je dois dire que sans me soigner particulièrement, ça va. Je préfère avoir ma tronche plutôt que celle de plus de la moitié de la population féminine, s'il faut s'expliquer :o)

40 ans c'est vrai que quand j'étais ado ça représentait LA limite à partir de laquelle on n'était plus dans la même vie, on "basculait" dans un espace-temps difficile à concevoir.
Le passage aux dizaines est supposé être propice aux bilans.

C'est certain que c'est la dèche en ce moment, pire qu'il y a quelques mois, probablement moins que dans ceux à venir. Petits soucis de santé, on dirait 2 petits vieux. Mais sinon (à part une chose hi hi) il n'y a rien que j'aurais fait différemment.

J'ai écourté mes études et je n'ai jamais regretté d'avoir pris la tangente avant le Bac, je n'étais vraiment pas faite pour ça. Ni au niveau de la discipline destinée à des gamins immatures, ni pour l'apprentissage long et laborieux sur lequel j'avais un mal fou à me concentrer, ni pour la dépendance financière que la poursuite des études impliquait. Une passion et des formations de qualité m'ont permis de prendre de l'assurance dans un domaine qui me plaît même si le travail est aléatoire (hein ? Vous connaissez d'autres webdesigners que moi ? J'le crois pas ! :o)

J'ai pu laisser vivre l'amitié et connaître des points de vue différents sur la vie pratique, me faire mon opinion avant d'avoir expérimenté moi-même certaines situations. L'année sabbatique en fin de lycée devrait de toute façon être obligatoire, moi je dis. Aller au gré des vents, regarder autour de soi.

C'est la même chose en ce qui concerne les amours. Il y en a eu plusieurs, j'étais à fond dedans à chaque fois (les mauvais esprits, ouste !) et quand ça ne fonctionnait pas, je pensais "Tant pis, j'ai encore le temps de faire du brouillon avec ma vie sentimentale".
J'ai tout de même moyennement apprécié le concept à l'époque et après des déconvenues cuisantes (remboursez !), je suis restée célibataire de 19 à 27 ans. Il y a bien eu des aventures ou des flirts mais Je n'ai vécu avec personne.
Au moins je peux évoquer quelques bons souvenirs maintenant que je suis assez éloignée de la souffrance qu'ils ont pu causer. Et ce n'est pas grave si ça m'a conduite à ne rencontrer mon copain qu'il y a une petite dizaine d'années seulement (de toute façon avant il était trop jeune :o)

Ce que je peux regretter ?
- N'avoir pas du tout entretenu les relations avec mes amis ces dernières années (si ça ne s'était pas produit avant l'arrivée d'internet je me poserais des questions).
- Avoir commencé tellement de choses et en avoir fini si peu. Je ne sais pas finir :o)

Enfin là je vais m'arrêter pour l'instant même s'il est probable que j'aborderai encore le sujet prochainement. Mais... c'est vraiment pénible de réécrire un billet qu'on a perdu :o)

mardi 13 mars 2007

ADSL rural - Enfin ?

Après de multiples soucis dont les conséquences vont encore me poursuivre longtemps, j'ai tenté de prendre un abonnement chez un petit fournisseur d'accès. En 5 jours, ma ligne était active, j'avais le modem et les identifiants. La première demi-journée a été joyeuse ! Et puis depuis jeudi, impossible d'avoir la synchro plus d'une heure ou 2 par jour. Frustrant.

Aujourd'hui, j'ai pu en profiter depuis 14 heures. J'espère que la situation va se stabiliser et que je pourrai enfin me comporter comme une internaute normale (oser cliquer sur des liens, jeter un coup d'oeil aux galeries photo, écouter un morceau de musique...)

Je suis plutôt contente, quand même ! :o)

mardi 6 mars 2007

La chasse est finie you-kaï-di... cui-cui

Non sans un début d'engueulade avec LE méchant chasseur et après que son chien blessé, égaré chez nous ait failli nous mordre. Quand on sort sur sa terrasse de nuit, qu'on ne voit rien et qu'on entend un "grrrrrrrrr" grave et hostile... enfin moi en tout cas je me carapate de trouille primaire.
Il faut bien que je note de trouver une solution avant la réouverture (et avant ça il faudra avoir mis des pièges à champignonneurs :o) Mais bon, pour l'instant cette menace angoissante, ces exhaltés armés et leurs chiens affolés sont éloignés.

Les animaux "sauvages" réapparaissent et comble de bonheur ils n'ont pas l'air d'en vouloir à l'espèce humaine. Les sangliers ont déminé tout l'espace autour de la maison, et semblent nous dire de leur foutre la paix quand ils mangent leurs vers de terre dans le calme. Les chevreuils montrent leur petit ponpon blanc, les chats sont beaucoup moins stressés (sauf par un de leurs congénères qui aimerait bien venir goûter le menu spécial de la maison).

La seule crasse que la nature nous fait en ce moment, c'est l'éclosion des chenilles processionnaires du pin. Ces chenilles forment des cocons dans les pins pour passer l'hiver et sortent au printemps. Elles se déplacent alors en file indienne (d'où leur nom, hein) pour aller s'enfouir dans la terre. Elles ont des poils volatiles et très urticants, dangereux pour les personnes et les animaux domestiques. On a failli perdre notre minette il y a quelques années, à 5 minutes près. Cette inconsciente avait joué avec ce qui ressemblait à une ficelle et sa gorge avait enflé.
Ces saloperies sortent plus tôt cette année parce que la température est très douce.

Un peu trop douce à mon goût d'ailleurs. Je manque de froid. Oh, c'est sympa pour la dépense de fuel, mais justement ça n'assainit pas assez le terrain et il y a des chances pour qu'on voie des puces, tiques, sauterelles et autres parasites pulluler cette année. Bah... s'il n'y a plus de saisons, au moins ça veut peut-être dire que je n'aurai pas trop chaud cet été.

Le calme dans les bois après la fermeture de la chasse ? Les 10° au plus frais de la nuit ? Les jours de plus en plus clairs ? Je ne sais pas ce qui les motive, mais qu'il est doux d'entendre les oiseaux siffloter quand j'ouvre la fenêtre au petit matin pour changer l'air !

lundi 25 décembre 2006

Un dimanche comme un autre ?

Presque, mais pas tout à fait. La réunion familiale n’ayant pas lieu, on a passé un Noël en tête à tête, en faisant quand même l’effort d’enfiler des fringues un peu moins pourries que nos tenues d’intérieur, de disposer 3 guirlandes autour de la table et d’allumer des bougies.

La table du séjour, plutôt que celle de la cuisine, déplacée à l’occasion de manière à nous permettre de regarder Le Soldat Rose en débutant le repas. Quelques huîtres, saumon, radis, foie gras (en toute simplicité ! :-)

Le Soldat Rose. J’en étais curieuse et j’ai bien aimé. Un conte un peu barré, de jolis dessins et décors, des chansons très sympas. Les artistes étaient visiblement très heureux de participer à ce spectacle, très agréable.

Bon, l’inconvénient (qui n’en serait pas un en d’autres circonstances) c’est court. Une heure. Et là, on n’avait pas fini de manger. J’ai suggéré le DVD Queen live at Wembley (on a très peu de DVD) et ça l’a fait. Je me suis penchée dans mon dico du rock sur la carrière de Farookh Bulsara (Freddie Mercury), sympa.

Ensuite, c’est là que ça a commencé à dégénérer. La messe de minuit à la télé, et les commentaires qui tentaient de donner des explications scientifiques à la légende (pour moi) de la naissance du Christ (ah merde, on a oublié de mettre le mulot dans le petit panier en osier ;o) On a entendu passer le nom d’Eve Angeli, on a compris que le complot remontait à très loin et nous apportait toujours des catastrophes.

Zapp. Un mec qui fait pareil, un discours à ses paroissiens, en Français mais c’est au Québec. C’est assez spécial, mais surtout ça me fait immédiatement penser à Mery (je crois), un comique Québécois qui a un sketch où il est un curé qui bave sur les petit nenfants, un truc qui m’avait fait hurler de rire.

Bon allez, c’est fini pour la télé, pour la bougie, pour les guirlandes… et là il faudrait dormir parce qu’il est belle-mère – 7h.

mercredi 20 décembre 2006

Re-vivre les évènements

Depuis quelques jours, je rêve à plusieurs reprises de déménagement et de grandes maisons. Il est question qu’on s’installe dans une maison très grande dont on ne sait même pas comment utiliser toutes les pièces (ce qui une fois éveillée me fait encore plus rêver). On cherche nos marques, ou on doit en changer pour avoir plus facilement accès à l’extérieur; il faut que je m’occupe que les chats ne se perdent pas… Mon copain est très pris par son travail, nous sommes 5 jours avant le déménagement et il n’a encore rien fait…

Le déménagement, c’était au mois de septembre, l’année dernière. Les derniers mois étaient très tendus dans l’ancien domicile à cause du voisinage, et je suis arrivée ici lessivée moralement. Il y a plusieurs mois où j’ai eu l’impression de ne pas avoir touché terre, et je disais depuis le début qu’il faudrait un an pour réaliser pleinement le changement et la pérennité de la situation. C’était apparemment bien le cas.