Blog antirouille - MINIUM

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dimanche 26 février 2012

"Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" 1/2

Aujourd'hui, c'est le 26 février ? Ah oui. De moins en moins de sommeil, plus envie de manger, pas grand chose. C'est l'anniversaire de ma mère. Et je n'y ai pas pensé les jours précédents, je n'ai pas préparé un cadeau ni un bouquet, j'ai...

Il manque un épisode important à cette formidable saga de la chance en plusieurs tomes. Celui qui explique un peu les raisons de mon long silence, et de mon absence d'envie de rigoler des fois. Depuis un certain temps, j'ai éjecté mes conneries et mes mésaventures sur un autre "canal". La plupart de mes amis proches sont donc au courant, mais l'information fait défaut pour la cohérence de l'histoire, de ce que je peux être amenée à raconter sur ma nouvelle situation.

2009 et début 2010, comme expliqué dans des billets précédents, c'était ni trop facile ni trop gai. On tient le coup tant bien que mal, j'essaie de tenir le rôle décisionnaire vis à vis de ma mère quand elle hésite et que je sens que l'avis de mon père lui manque (mon caractère est proche de l'ancien-sien). Je la conseille en jardinage. Elle qui n'y connaissait rien à fait d'énormes progrès en peu de temps. A part un point au côté lors de certains gestes, elle est en forme. Un peu essoufflée après certaines montées, mais "pour son âge" elle a franchement la pêche.

Fin décembre 2010. On doit solliciter exceptionnellement une visite "entre 2" chez le généraliste (pour nous 2). A la vue de sa radio des poumons "Haaaaaaaaaan !!". Puis coups de fil pour avoir des examens rapides. On sait que c'est sérieux.

Par un concours de circonstance, elle ira faire ses examens à Paris, en peu de temps, dans un service réputé, avec un bon suivi. Elle y passera Noël. Le 23 après une ponction de presque 3 litres on apprend à distance que... à priori ça sent pas bon, quoi.

Le soir de son retour, elle m'explique le diagnostic. Le lendemain j'ai tout oublié, joli déni. Je me tape les résultats d'examens parce que j'aime bien tout comprendre et savoir. Au passage, en épluchant le dossier je trouve des documents "à ne pas transmettre au patient". Il s'agit principalement de l'évaluation du prix de certains examens ou traitement envisagés, sans détails. En gros : en fonction de l'âge, de l'état de santé... on ne te donnera pas toutes les chances.

Joli cancer de la plèvre, inopérable, peut-être des atteintes sur la bronche et très légèrement sur le poumon d'en face. Pas de métastases. A moins que les nodules sur le foie...

Bref, grâce à ce toubib, j'ai pu me faire une idée assez claire de l'état et donc de l'espérance de vie de ma mère. La réalité y a d'ailleurs correspondu à peu près.

On est gamins, vieux, jeune, parent, vivant, mort... tout ça à la fois. Alors joli anniversaire et joyeux bouquet.

{Titre emprunté à Mathias Malzieu, auteur/chanteur de Dionysos, écrivain. Il a écrit ce livre à la suite de la mort de sa mère et c'est le seul que j'avais envie de lire. Ce bouquin est parti avec V. -oui on s'appelait par nos prénoms dans la famille de soixante-huitards- friande de lecture}

dimanche 1 février 2009

Putain, mon père est mort

Oui, c'est pourtant bien ce qui est arrivé ce 26 janvier. Contrairement à ce qu'en a dit le journal local, aucun rapport avec cancer qu'il a eu. Il est décédé d'une rupture d'anévrisme, un tuyau qui pète et quelques secondes plus tard, c'est toute la machine qui a cessé de fonctionner. ça ne coûte rien à la sécu (faut-il qu'on demande remboursement d'une partie des taxes sur alcool et tabac ?*), et ça entraine moins de souffrances pour les proches (comptons une moyenne à 7 personnes, 1 dose de prozaque 2 fois par jour pendant 90 jours*).

  • Oui, je pense qu'on n'est pas loin du moment où on va répercuter notre façon de vivre sur les impôts indirects et taxes diverses.

Mais bon, c'est la meilleure manière de partir qu'on aie pu lui souhaiter.

mercredi 23 mai 2007

Hot summer nights... même si l'été n'est encore que pour dans un mois

Encore une insomnie.
Et qui c'est qui me fait peur ? La chaleur. Elle s'incruste la journée mais refuse de ressortir la nuit s'amuser avec ses copines les températures fraîches. La seule vue des courbes de température de ma station météo me fait transpirer. Plusieurs degrés de plus qu'hier et certainement moins que demain, et ça remonte, là ! ça n'a pas le droit !

Eh oui, la chaleur est depuis toujours mon ennemie (mais peut-être encore plus depuis que j'ai pris un nombre non négligeable de kilos :o) Je peux recommencer à jouer à mon jeu favori : surveiller à quel moment les courbes se croisent pour savoir si j'ouvre ou ferme les fenêtres, dont certaines qui attendent encore que je les équipe de moustiquaires.

Comment lutter ?
- La clim, ça ne correspond pas à mes idées. Et puis je n'aurais pas les moyens d'avoir un appareil de qualité : juste un truc qui fera un bruit monstre, que j'aurai du mal à bricoler pour lui faire expulser son air chaud... qu'il remplacera mécaniquement par de l'air du dehors, encore plus bouillant.
- Le puits canadien, ce n'est pas envisageable dans l'immédiat.
- Le ventilo c'est pas mal, je reconnais. Surtout si on doit bosser à son bureau, qu'on se met à poil avec une serviette mouillée autour de soi. Mais 1) il faut bosser tout seul 2) il faut prévoir qu'on va avoir un torticolis. Et puis tant qu'on est éveillé, ça va, mais pour dormir le bruit se révèle un peu pénible.
- Bricoler le ventilo pour mettre devant l'air expulsé des gants contenant des glaçons, oui, je l'avais fait en 2003. Beaucoup de bordel pour pas grand chose. Et quand il fait chaud ET humide dans la pièce...bon.
- La vigne vierge, il va lui falloir quelques années pour recouvrir la maison...

Je pourrais essayer de m'habituer à la chaleur. L'année où j'avais passé 3 mois en Inde pendant l'hiver, j'ai beaucoup moins souffert des températures élevées l'été suivant. Oui mais... il faut vraiment en avoir le courage. Se forcer à quitter la relative fraîcheur de la maison pour aller s'activer en plein cagnard... ça confine au masochisme, non ? :o)

Me reste quelques jours pour trouver une solution géniale. Mettre mes tee-shirts au congélo ? :o)

mercredi 28 mars 2007

I'm so tired*

Aujourd'hui, c'est la journée du sommeil. D'ailleurs ça se voit bien, hein, que je suis en train d'en profiter :o}

Benoîtement, je croyais qu'il s'agissait d'une journée portes ouvertes de dépistage des problèmes des gens, comme ça se passe avec les dermatologues. Je remarque d'ailleurs que ce genre de journée où on nous explique en long et en large l'importance de s'occuper de son mélanome ou de sa somnolence diurne est annoncé le jour-même ou le lendemain, toujours trop tard pour prendre ses dispositions et consulter. On informe, on sensibilise. C'est bien d'informer la population, mais si la population n'a ensuite pas accès aux soins ?
Rendez-vous à 3 mois, éloignement géographique, refus des CMUistes...

Donc me dis-je, il va y avoir des structures ouvertes pour recevoir les patients et indiquer les démarches à effectuer en cas de troubles importants (apnée du sommeil, insomnie sévère...). Que nenni.

En fait, il y a une grande enquête dont les résultats me permettent d'apprendre que le sommeil c'est important (et internet le soir c'est mal) et que si les gens sont fatigués c'est parce qu'ils ne dorment pas assez. Ah et puis c'est de leur faute : c'est parce qu'ils n'en ont jamais parlé à leur médecin traitant. Booooon.

Et alors, que fait-on pour remédier à ce problème de santé publique qui peut avoir des conséquences mortelles ? On met en place un bonhomme derrière un téléphone pour 3 ou 4 départements, ou on ouvre à Lyon une salle pouvant recevoir 25 personnes, pour donner une conférence sur le syndrôme des jambes sans repos (c'est très désagréable mais ce n'est pas le plus grave) ou sur l'hypersomnie.

Allez hop, ça n'aura aidé ni soigné personne, mais ça aura assuré le bifteak de ceux qui donnent les conférences (et vendent leur livre) et de ceux qui s'occupent de la com'.

  • Une des plus jolies chansons des Beatles

lundi 15 janvier 2007

Même la plus longue des nuits ne durera pas toujours

Il faudrait que nos esprits s'affranchissent de leurs carcans. Soient libres de penser à autre chose que l'inquiétude pour l'avenir.

On a perdu beaucoup d'innocence.

Prime Time

Well even the longest night won't last forever
But too many hopes and dreams won't see the light
And all of the plans I make won't come together

Something in the air
Maybe for the only time in my life
Something in the air
Turning me around and guiding me right

And it's a prime time, maybe the stars were right
I had a premonition, it's gonna be my turn tonight
Gonna be my turn tonight

Well even the brightest star won't shine forever
But all of the hands I play are working out right
And every move I make feels like a winner

Something in the air
Maybe for the only time in my life
Something in the air
Turning me around and guiding me right

And it's a prime time, maybe the stars were right
I had a premonition, it's gonna be my turn tonight
Gonna be my turn tonight
Gonna be my turn tonight

Alan Parsons Project - 1984

lundi 16 octobre 2006

C'est pas la joie

J'ai des problèmes financiers, physiques, et de moral.
Les premiers m'empêchent de m'occuper correctement des seconds et ces deux-là retentissent sur le dernier.

ça fait maintenant plus de 15 jours que je ne dors pas, en fait ça veut dire encore moins que d'habitude. 2 paires d'heures grapillées dans la journée et peuplées de cauchemars. Evidemment, le reste du temps, je ne suis pas en état de faire grand chose. Tout me tombe des mains, mon esprit se trompe de forme de couvercle pour la-boîte-en-plastique, et je ne comprends plus si Eva Longoria et Tony Parker se séparent pour se faire un coup de pub ou sortent un parfum.

Du coup, je n'arrive pas à rédiger pour le blog, rien ne sort même si j'ai des sujets.
Mais j'y pense... J'espère que ce mauvais passage va prendre fin rapidement et que j'arriverai à m'exprimer plus souvent :o)

mercredi 4 octobre 2006

Nuit blanche, le bon côté

Je prends ce soir un café. C'est peu souvent et je ne vois pas ce que ça pourrait changer pour le sommeil, à moins que je mette plus des 6h moyennes pour le digérer :o) Quoique. Je l'ai donc pris vers 21h, je viens de me demander si le fond en serait encore tiède et il est... 4h passées. Non, je ne suis pas adepte des jeux en ligne, je faisais quelque chose de sérieux.

C'est étrange la nuit. "C'est beau une ville la nuit" ? Oui, ça m'est arrivé de le penser, mais maintenant et pour longtemps j'espère, la nuit au dehors n'est qu'une vallée calme charmée par les cris d'oiseaux et le souffle du vent dans les pins. Ce n'est pas ici qu'on prend le pouls de la vie humaine. Pas d'horaires, la nuit est à moi, la nuit est amie et les heures filent.

J'aime bien la nuit. Elle m'a fascinée, stimulée, tranquillisée, lassée, mais jamais effrayée. A 5 ou 6 ans, je m'étonnais : "Pourquoi les gens ont peur du noir ? C'est exactement la même chose que dans la journée !" Oui, la nuit et moi c'est une longue histoire ! L'insomnie rebelle ? On en parlera une autre fois :o)

Nuit blanche...

Quelle belle expression qui peut s'appliquer à la plus cauchemardesque mais aussi à la plus délicieuse !