Blog antirouille - MINIUM

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La bande des 5 (chats)

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mercredi 22 février 2012

Pleine forme...

Pourquoi moi qui n'ai jamais été effrayée par la mienne, je dois subir ainsi mort sur mort, ou plutôt menace sur menace ? Savoir que je vais "attendre", que ça va être moche, douloureux, avant, pendant, après, longtemps.

On a beau être charpenté du bois de ses ainés, consolidé par ce qu'ils ont apporté, ça n'a qu'un temps. Surtout quand cette mauvaise blague il faut la rejouer, rejouer, rejouer...

Minium tousse, respire mal. Elle avait la langue bleue dans la voiture. Je sais. "Ce n'est qu'un chat". Mais il fallait voir à point elle avait confiance en moi pour comprendre ce qu'on partage.

Asthme ? Cardiaque ? Lymphome ? ça revient au même. Un jour, demain, dans 2 mois ou plus elle va s'étouffer devant moi. Ou peut-être quand je ne serai pas là, que je ne pourrai pas l'aider, la sauver.

Oui on se fait toujours des idées forcément. Je réussissais à être positive malgré tout. A penser que mes 2 adorables p'tits toons vivraient un temps...moyen, que je les verrais tomber malade et pourrais choisir le moment de leur éviter les souffrances. Non, l'espérance de vie et moi je crois qu'on est fâchées.

Justement je voulais sortir, je voulais me libérer, mais il est dit que la tête je ne dois jamais la relever.

Tu sais la vie, ça fait maintenant un paquet de temps que j'essaie de te trouver des excuses, mais là tu commences vraiment à dépasser les bornes !

vendredi 19 mars 2010

On grandit, on s'inquiète pour les autres

Pendant des années, j'ai eu une angoisse panique de devoir subir une intervention à l'hôpital. Comme beaucoup d'enfants certainement, et surtout il y a 35 ans, ça devait signifier beaucoup plus de charcutage et de chirurgie que maintenant. Et puis entre 10 et 11 ans on m'a enlevé les amygdales. Pas à moitié, d'après les réflexions des toubibs qui ont m'ont examinée pour les maux de gorge qui continuaient. Puis appendicite, chic émotif vers 18 ans. Malgré une semaine coincée dans une chambre de bout de couloir d'un autre âge, j'ai réussi à faire trop d'efforts en sortant, une copine enceinte emménageait, j'ai voulu ratisser tout le terrain. Obligée de m'immobiliser quelques jours mais j'ai rien dit. Je m'arrangeais pour faire faire des petits pas nonchalants et prendre une pose discrète sur les 100 m qui me séparaient de la supérette. Puis 3 accidents bien plus sérieux, mais là n'est pas le sujet.

Maintenant, malgré toutes les erreurs faites dans les opérations évoquées (et une grosse réussite aussi), je n'ai plus la peur du charcutage. Ce qui m'inquièterait dans l'idée de devoir me faire hospitaliser c'est de devoir laisser les chats. Je vois cet espèce de truc qui a été ma moitié être toujours aussi désagréable avec moi et eux alors que je pensais que "trahir" sa copine depuis 13 ans et un de ses meilleurs amis pouvait rendre un peu humble. Ils sont très très sensibles. Eh bien je ne pense pas qu'il s'en occuperait comme il le faut.

Je sais. Des chats... c'est ridicule comparé au souci qu'on pourrait se faire pour un enfant. Mais je sais par expérience qu'une peur ou un choc affectif peut les tuer.

lundi 7 mai 2007

Qu'est-ce-que je dois penser ?

Si les chats ont laissé toutes leurs souris dehors depuis plusieurs semaines et qu'ils en amènent une vivante au pied du lit ce soir ?

jeudi 26 avril 2007

24 h de la vie d'un chat

Alors les mimis ils l'aiment beaucoup leur nouvelle maison, celle dans et autour de laquelle on est depuis 1 an 1/2. Mais ils ne veulent pas la partager avec d'autres, un peu toujours les mêmes, peu nombreux, qui viennent voir par ici s'il y aurait de la minette en chaleur ou des croquettes de lusque.

Au milieu de la nuit, bruit caractéristique de la baston de chat, une fois, je réagis, deux fois, je laisse couler. Mais faut dire que Pingpong qui n'avait jamais été un grand téméraire prend au sérieux son rôle de chef depuis que Grizou alias Moumou nous a quittés.

J'entends donc les miaulements habituels, et un bruit qui me fait tendre l'oreille : celui des griffes sur l'écorce de l'immense pin. Oui, il y a un très grand pin devant la maison, on le voit même sur la photo satellite qui n'a pourtant pas une bonne résolution. 15 mètres de haut, le bidule. Comme un immeuble de 6 étages.

Des chats qui sont montés dans cet arbre, j'en ai déjà vu : 2 de mes mimines n'ont pas hésité à aller faire les pitresses dedans pour se rendre intéressantes. Mais elles redescendent de branche en branche précautionneusement et se laissent "glisser" sur les 3 derniers mètres du tronc nu. Mais une ancienne chatte de la maison avait failli rester coincée... et puis j'ai de mauvais souvenirs.

Quand je venais de rencontrer mon copain, un de ses 2 chats a passé 24h dans un palmier très haut. Je l'ai entendu miauler par hasard et il a fallu l'échelle pour aller le chercher. Il faut dire qu'il faisait très froid ces jours-là, le Mistral soufflait en fortes rafales et il n'y avait aucune branche pour se poser.
J'ai une sorte de 6e sens avec les chats, une peur panique qui me saisit quand la situation qui n'est pas affolante en elle-même va avoir des conséquences dramatiques. Le danger n'est pas immédiatement perceptible mais c'est le moment où le chat atteint le paroxysme du stress. Celui-là est mort dans nos bras peu de temps après un matin où on rentrait de fête, en s'étouffant avec la nourriture qu'il venait d'avaler. L'épisode avait déclenché la leucose dont il était certainement porteur. Oui, ce n'est pas gai, mais c'est pour expliquer que la présence d'un chat coincé plus de quelques heures dans un arbre m'angoisse.

Mais comment est-ce-qu'on en est arrivé là ?
Il y a un jeune chat qu'on avait déja vu l'année dernière et qui revient barouder autour de la maison en ce moment. En général, s'ils n'ont pas notre appui en base arrière, nos chats ne sont pas assez offensifs pour le faire fuir. Il faut dire que les mâles sont castrés et qu'ils n'ont pas trop d'entraînement. Mais c'est vrai que depuis quelques jours, Pingpong est à donf'. Excessif en câlins, en jeu (non merci, mimi, le gros lézard vert pété de trouille sous le canapé, on s'en passait très bien). Je les mettrais bien une semaine en colonie de vacances, tiens :o)

Donc ce coup-ci ils ont coursé l'étranger... dans l'arbre. Et il y est resté. La nuit. Et le jour. Et bien que ça ait été très calme toute la journée avec nos chats dormant à l'intérieur, il n'en a pas profité c'te couillon. On a pensé à aller le chercher, mais il est à 10m de haut, aura sûrement peur de nous et... grimpera un peu plus. Ce soir il a commencé à manifester une certaine envie de bouger, j'ai vu qu'il commençait à penser que sa gamelle et son coussin seraient bien agréables. On dirait qu'il ne sait pas comment faire, enfin il n'a pas vraiment essayé non plus.
...sauf depuis 1h, j'entends de nouveau le bruit des griffes dans la grosse écorce de pin. Mais le problème, c'est que c'est l'heure de tous les chats gris, que les nôtres ont tous les sens en éveil et que quand il fait mine de descendre il se fait de nouveau courser par des monstres à poils et griffes (je les ai entendu se battre dans l'arbre !).

J'espère que dans la nuit les gardiens vont se coucher et qu'il aura l'idée de tenter à nouveau.

mardi 13 mars 2007

Les chiens ne font pas des chats

Même les chats ne font pas toujours des chats ! :-)

mardi 7 novembre 2006

Merci Mickey, c'est cool !

Je viens de réussir à le faire manger un peu. Comme ça, à 5h, j'ai eu l'idée de génie : une sardine à l'huile et du thon émietté. Depuis ce week-end, il nous réclame à manger, il a l'air d'avoir de l'appétit, on lui ouvre des friandises meilleures à chaque fois, et il s'en détourne. Quand un chat ne mange pas, il y a plusieurs raisons fréquentes : il n'a plus d'odorat, a mal dans la bouche (abcès dentaire) ou la gorge, a une occlusion intestinale ou un blocage urinaire. Dans le cas de Mickey, c'est même plausible, puisqu'il en a eu un l'année dernière en arrivant ici.

Mais s'il n'y a pas d'urgence, j'essaie de comprendre ce que peut avoir le chat avant de foncer chez le véto. D'abord la route avec eux c'est l'enfer (surtout le col en épingle à cheveux), et là j'ai la facture de la clinique sous les yeux, 150 euros (on était riches l'année dernière!). Donc, on essaie de comprendre : on tâte, on observe, on le réconforte...

Mickey est un matou roux et blanc castré de 8 ans, positif leucose, un peu con-con par rapport à nos autres chats, mais très gentil, très affectueux, et surtout très bavard. Quand on lui parle, il répond d'une voix rauque et ne se lasse jamais de la conversation. Mon autre réticence à me diriger vers la clinique vétérinaire vient du fait que l'année dernière le véto (un que j'aime pas) nous a dit que le vaccin leucose ne servait en gros à rien pour nos 4 autres chats s'ils vivaient vraiment proches, et qu'on ferait mieux de l'euthanasier pour ne pas qu'il contamine les autres. Hum. C'est la vie, hein…

Je dois admettre que je ne porte pas à Mickey tout à fait autant d'amour qu'aux autres, peut-être parce qu'on l'a recueilli, un peu obligés pour son bien, et non fait le projet à l'avance de l'adopter. Mais Mickey est adorable, sensible, et il en a vécu des événements difficiles ! Au début, ça commençait bien pour lui. Quand nous sommes arrivés dans cette ferme que nous partagions avec la mère du propriétaire, nous venions de perdre un chat dans des circonstances très pénibles, et il nous en restait Grizou, un Tabby d'un an, le même âge que Mickey. Ils ont très vite sympathisé comme 2 "chats uniques" qu'ils étaient, et s'en sont suivies des courses folles dans les tilleuls de la cour. Je suis persuadée que contrairement à ce qu'on pense, le chat est un animal social, qui aime la compagnie de ses congénères. Autant que celle des hommes

Sa petite mémé bossue le chassait à coups de balai quand il pissait contre un placard, mais pouvait passer une demi-heure à l’appeler tous les soirs vers 7h pour qu’il rentre passer la nuit à l’intérieur. Elle nous a même avoué un jour avec un semblant de honte que l’été il savait rentrer dans sa chambre et dormait dans son lit.

C’était la belle vie…

(à suivre)