Blog antirouille - MINIUM

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ça m'énerve

Bah oui, comme tout le monde...

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mardi 11 novembre 2008

Fais le plein ("Mets de l'huile")

"En France, on n'a pas de pétrole, mais on a des idées"
"Chassez le Gaspi"

ça vous rappelle quelque chose ? Alors vous êtes un vieux con comme moi (je suis juste une vieille conne).

C'était la première crise pétrolière de ma génération -j'avais pas 8 ans. Et elle précédait de peu les élections présidentielles en France.

Si je me souviens bien de la première analyse économique de mon père, à ce moment-là quand on demandait aux gens (oui, un sondage !) ce qu'ils craignaient le plus, c'était le prix de l'essence à 1 franc.

Ouaip.

Ouaippp...

vendredi 25 avril 2008

Plus on est de fous, moins il y a de riz

C'est évidemment la citation que m'inspire l'actualité sur le rationnement de cette céréale. Avec les progrès techniques et scientifiques, il est tellement désolant qu'un certain nombre de pourris, pour spéculer sur la nourriture de base, affame des populations entières tout autour de la planète. Parce que les Chinois et les Indiens accèdent à la classe moyenne ? Mon oeil ! (pour être polie). Exploitée rationnellement, la Terre aurait bien de quoi nourrir tout le monde !

Les banquiers remontent le col de leur veste. Essayez donc d'aller négocier une diminution des mensualités d'un prêt accordé généreusement il y a 2 ans pour un crédit de 25 ou 30 ans dont les premières mensualités représentent quasiment les 2/3 de votre salaire. On sent la panique, la tentative de faire rentrer de l'argent le plus vite possible.
Rassurez-vous ce n'est pas moi, si j'arrivais à emprunter 2000€ pour remplacer ma caisse par une autre aussi pourrie, ça serait bien le maximum.

Qu'en pense un "petit vieux" avec qui la conversation se noue dans une file d'attente ? Un de ces ruraux dont le bon sens n'a pas été totalement anesthésié par le bocal rectangulaire posé sur un des meubles du séjour.

- Ma femme et moi on a travaillé toute notre vie, on a une retraite de 700€ pour deux.
- J'ai connu la guerre : des gens faisaient 60 km à pied pour venir de la grande ville échanger leurs vêtements contre un morceau de lard. Eh bien je ne suis pas certain que je ne reverrai pas ça un jour.

Rationnement du riz dans les "Pays les plus riches". Je n'en reviens toujours pas.
Apprenez à coudre, à jardiner ou à bricoler. C'est pas dit que ça ne vous servira pas un jour.

lundi 15 octobre 2007

La solitude du coureur de fond

ça aurait dû être une journée gaie, l'aboutissement de toutes mes démarches de l'année : ma première journée officielle d'activité. Je suis signataire d'un contrat particulier auprès de la "pépinière d'entreprise" qui fait que pendant 6 mois je ne toucherai pas l'argent que génèrera mon activité, car il servira à l'issue de cette période à me lancer sérieusement, faire les investissements nécessaires et assurer les charges fixes et salaires à venir.

Ce contrat est cumulable avec la situation de demandeur d'emploi indemnisé. Je comptais donc continuer à subsister pendant ces 6 mois avec les 10,37 € que me versait généreusement l'Assedic. Mais le couperet est tombé aujourd'hui, pile : non renouvellement de l'ASS. Super, je vais devoir bosser, prospecter, en me demandant comment ça va se passer à chaque facture.

Je le prends comme un croc-en-jambe qui brise mon élan, et c'est réussi, le moral est dans les chaussettes, si ce n'est au fond du panier à linge sale. Je n'ai plus envie de rien.

lundi 8 octobre 2007

Je hais

Les échardes, les moustiques, la poussière, les chasseurs, les chiens de chasseurs, le mal de dos, les taches qui ne partent pas, l'insomnie, les fenêtres qui claquent, les pannes de courant...
C'était un dimanche de grooos ménage.

Voilà, je me suis défoulée, je peux oublier ces soucis et m'attaquer sereinement à ceux de la semaine :o)

vendredi 13 juillet 2007

Futiles obus

A la suite d'une enquête qui se limite aux pages d'un célèbre catalogue de vente par correspondance dont le nom ne fait pas allusion à un pays limitrophe de la France, je constate que les grosses n'ont pas le droit de faire du sport.
Déjà, pour trouver un soutif bien coupé, on a intérêt à faire du 95C, y'en a partout. Avec la mode des prothèses mammaires, je m'attendais à trouver enfin cet accessoire adapté à une paire de lolos d'une taille respectable.

Las ! Non seulement on est cantonnées au rayon "mamies difformes" des supermarchés, on n'est pas quasiment pas concernée par les soldes (eh, elle devrait déjà être contente de trouver de quoi compresser sa poîtrine monstrueuse, elle va pas en plus nous faire un caca nerveux sur les fleurs violettes ou le rose bonbon).

Donc, c'est tout un casse-tête esthétique (aspect souvent renvoyée au second degré) et pratique. C'est que 2,5 kg de chaque côté, ça ne se soutient pas avec une petite cordelette brodée. Il faut étudier les profilés, le galbe, les sangles de soutien, parce que... pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, on n'est pas toutes foutues pareil.
Et on finit... dans le rayon "minimiseurs". Quelle délicate attention, et comme on sent tout de suite que la chair plus très fraîche va être "embellie" et "mise en beauté" comme les atouts des demoiselles des pages précédentes !

Comme je peux abandonner sans verser une larme l'idée de porter des dessous à la Eva Longoria, je songe aux sous-vêtements sportifs. Je me serais bien vue avec une petite brassière noire portée presque seule pour vaquer à mes occupations à la maison. Mais là encore, s'il est permis d'arborer des obus, on est prié de les porter sur un torse fin comme une liane. Et d'avoir déjà abusé des régimes irritants-du-colon et des clubs de gymnastique pour avoir le droit d'envisager de se les remuer, les nénés.

C'était mon petit coup de gorge du jour :o)

samedi 12 mai 2007

Aide-toi, le ciel... et ta mère - 1

ça m'a découragée. Oui encore.
Entreprendre, se lever tôt. Les insomniaques du matin sont génétiquement favorisés.

Bon, depuis quelques temps, je suis entrée dans le parcours qui m'amènera à être indépendante, mais pas dans le cadre que je trouverais trop rigide de "mon entreprise". Je souhaite intégrer une SCOP, une coopérative d'activités, c'est à la mode. C'est un peu comme une boîte de portage mais à l'esprit familial, et subventionnée, quoi :o)

Avoir une réunion d'information collective, puis un entretien individuel pour apprendre qu'il n'y a pas de place, mais que de toute façon il n'aideront que des personnes motivées et qui auront fait les démarches pour démontrer que leur activité est viable.
Pour la motivation, l'esprit collectif impératif pour faire partie de la structure, je ne m'inquiète pas, je suis bien armée. Mais la viabilité du projet... si c'était si facile.
Dit comme ça, je n'ai aucune chance : un domaine archi-bouché, une méconnaissance de la démarche commerciale, des lacunes en relations publiques :o) Mais je crois à ma différence, à mon entêtement, à mes facultés d'adaptation et à mes envies de créer et de transmettre.

J'ai failli me retrouver décidément très fâchée avec le genre humain mais un évènement sympathique m'a évité de sombrer une fois de plus dans l'aigritude.
Il se trouve que ça fait très peu de temps que je me suis décidée à donner le numéro de téléphone de la maison, parce que les administrations insistent et... pour m'habituer. Mais le truc, c'est que je ne le branche toujours pas :o) Je n'ai que 2 vieux téléphones pourris dont la sonnerie ne se coupe pas. Ah oui, j'écoute la messagerie seulement la semaine des 4 jeudis. ça m'a valu de rater plusieurs messages de la personne avec qui j'avais rendez-vous la semaine dernière* et de descendre poireauter une heure sous la pluie devant un bâtiment désert.
Or je n'étais pas la seule : non non, il n'y a pas que moi qui vis sans téléphone. Mais le mec il a fait fort, là, parce qu'il habite à 60 bornes de petites routes (lacets, cols).
J'ai attrapé la crève, j'étais en colère, encore plus quand j'ai réalisé que c'était de ma faute, mais je dois dire que sur place j'ai pu avoir une discussion qui m'a bien aidée à passer le temps.

Il y a une limite à ma misanthropie. J'aime bien l'humain mais j'ai parfois du mal a me contenir, à rester sympathique quand j'ai une conversation sur des sujets qui m'emmerdent ou que j'entends des idées dangereuses. Coup de bol, le mec était photographe et révolté des résultats des élections. Je n'ai pas eu à me forcer vraiment pour être intéressée.

(à suivre)

  • sous peine de radiation rétroactive et pour 4 générations de la part de l'ANPE, de menaces de torture sous la plante des pieds avec des épingles pleines de tétanos.

dimanche 6 mai 2007

Tout brûle

Pffff, j'ai bien envie de m'arracher la moitié droite de la tronche. L'oeil, les dents, les muscles, le crâne, la nuque, le cou, l'épaule. Ouais, finalement je me décapiterais bien à partir de la taille. Bref, j'ai attrapé la crève à sortir 3 fois cette semaine.

Sinon, pour la suite du 3615MyLife, moins d'orage aujourd'hui, l'adsl se stabilise.

mercredi 7 mars 2007

Rainy night

Il pleut. Je suis sur les nerfs.

Je lis les constats désespérants et les mauvaises nouvelles sur les blogs et dans les sites d'information avec une attirance morbide qui me laisse vidée de joie. Je ne sais pas si c'est lié à l'arrivée des élections mais je trouve l'ambiance délétère. Le moindre germe d'espoir, de saut en avant, de liberté, de repos me semble brisé menu, condamné, mal vu. La police de la pensée traque le plus petit signe que des gens seraient en train de se réjouir et les casse par tous les moyens.

Bien sûr, c'est à mettre en parallèle avec notre situation. Mon copain est désabusé. Plusieurs années à son compte avec les risques, les responsabilités, l'énergie et le temps consacrés pour avoir aujourd'hui moins que le smic, se sentir traqué par les administrations et n'avoir plus le temps de profiter de sa vie. Lui qui était passionné, il en est dégoutté de son métier.

Je suis trop émotive, trop empathique. Je pense aux moutons sous la pluie et ça me fait du mal alors qu'il ne fait même pas froid et que ces animaux ont de toute façon un beau manteau (oui parce que... j'ai oublié de parler des moutons hier).

ça craint.
Et ça va passer pour des moments plus gais.i

lundi 11 décembre 2006

La vie est belle et... craaaac !

Il y a presque 2 mois, je pense m'être fêlé une côte en faisant un mouvement brusque. ça ne me faisait mal qu'au lit, pas dans la journée. Pas tout à fait 2 mois mais presque alors je me disais que ça allait être bientôt fini. J'ai déjà eu une côte cassée (il ne m'en faut pas beaucoup pour les attraper) et je sais que : 1) c'est très douloureux les premières nuits quand on essaye de dormir 2) ça handicape sérieusement et les gestes qui provoquent la douleur ne sont pas prévisibles 3) il faut bien compter au moins 2 mois pour que ça passe (je vais me marrer pour les fêtes...).

Eh bien ce matin en me contorsionnant dans le lit (pour attraper une bouteille d'eau, tirer les draps, je ne sais plus), j'ai senti que ça n'allait pas du tout. Probablement cassé pour de vrai, voire en 2 endroits. J'ai l'impression que quelqu'un a oublié un poignard dans mon bide et qu'il cherche à sortir. J'ai profité du fait que j'étais seule à la maison dans la journée pour gueuler à chaque fois que je faisais un mouvement trop douloureux, j'ai douillé malgré les 2 Dextropropoxyxy et je n'ai pas pu allumer la cuisinière à bois.

Ce soir, avec 2 nouveaux cachets et sur le dos sans bouger, ça va mieux. J'ai aussi grande confiance dans le cataplasme à la consoude que j'ai fabriqué et appliqué tout à l'heure. La radio ça sera mercredi après-midi, mais de toute façon il n'y a rien à faire, pas de traitements autres que les antalgiques.

Et ne me faites pas rire, bande de salauds ! :-D

mercredi 18 octobre 2006

Est-ce-que c'était mieux avant ?

J'aime à penser que si l'armée des bons petits soldats qui ont chacun dans leur coin des passages de découragement et de ras-le-bol reprend un jour du poil de la bête, ceux qui ont profité sciemment de notre faiblesse et notre captivité le paieront cher !

Un de mes grands fantasmes serait de voir tous ceux qui appauvrissent volontairement les plus pauvres à leur profit être condamnés à vivre avec le smic. Je sais, ce n'est pas pour demain.

Plus que les soucis purement comptables, c'est la perte de liberté qui me pèse, l'impression que l'on doit rendre compte de chacun de nos petits actes. J'aimerais pouvoir me laisser vivre 15 jours, puis aller travailler avec plaisir pour échanger mes services contre un paiement, d'égal à égal, ou presque, du moins où chacun trouve son compte. Comme je le faisais il y a 15 ou 20 ans.

Mais quoi qu'on fasse, même en vivant au plus simple, il y a des paperasses, des factures, des prélèvements, des suspensions de service horriblement chères, des fichages, des contrôles, des problèmes juridiques, la "désocialisation"... Je me demande souvent si le vieillissement de la population y est pour quelque chose dans cette tentative de tout contrôler, une peur de l'évolution. Je n'ai pas le sentiment qu'il y ait de "contre-parole", de possibilité pour des jeunes d'être écoutés, pris au sérieux.

Oui, je sais, ça fait très "c'était mieux avant" :o)