ça m'a découragée. Oui encore.
Entreprendre, se lever tôt. Les insomniaques du matin sont génétiquement
favorisés.
Bon, depuis quelques temps, je suis entrée dans le parcours qui m'amènera à
être indépendante, mais pas dans le cadre que je trouverais trop rigide de "mon
entreprise". Je souhaite intégrer une SCOP, une coopérative d'activités, c'est
à la mode. C'est un peu comme une boîte de portage mais à l'esprit familial, et
subventionnée, quoi :o)
Avoir une réunion d'information collective, puis un entretien individuel
pour apprendre qu'il n'y a pas de place, mais que de toute façon il n'aideront
que des personnes motivées et qui auront fait les démarches pour démontrer que
leur activité est viable.
Pour la motivation, l'esprit collectif impératif pour faire partie de la
structure, je ne m'inquiète pas, je suis bien armée. Mais la viabilité du
projet... si c'était si facile.
Dit comme ça, je n'ai aucune chance : un domaine archi-bouché, une
méconnaissance de la démarche commerciale, des lacunes en relations publiques
:o) Mais je crois à ma différence, à mon entêtement, à mes facultés
d'adaptation et à mes envies de créer et de transmettre.
J'ai failli me retrouver décidément très fâchée avec le genre humain mais un
évènement sympathique m'a évité de sombrer une fois de plus dans
l'aigritude.
Il se trouve que ça fait très peu de temps que je me suis décidée à donner le
numéro de téléphone de la maison, parce que les administrations insistent et...
pour m'habituer. Mais le truc, c'est que je ne le branche toujours pas :o) Je
n'ai que 2 vieux téléphones pourris dont la sonnerie ne se coupe pas. Ah oui,
j'écoute la messagerie seulement la semaine des 4 jeudis. ça m'a valu de rater
plusieurs messages de la personne avec qui j'avais rendez-vous la semaine
dernière* et de descendre poireauter une heure sous la pluie devant un bâtiment
désert.
Or je n'étais pas la seule : non non, il n'y a pas que moi qui vis sans
téléphone. Mais le mec il a fait fort, là, parce qu'il habite à 60 bornes de
petites routes (lacets, cols).
J'ai attrapé la crève, j'étais en colère, encore plus quand j'ai réalisé que
c'était de ma faute, mais je dois dire que sur place j'ai pu avoir une
discussion qui m'a bien aidée à passer le temps.
Il y a une limite à ma misanthropie. J'aime bien l'humain mais j'ai parfois
du mal a me contenir, à rester sympathique quand j'ai une conversation sur des
sujets qui m'emmerdent ou que j'entends des idées dangereuses. Coup de bol, le
mec était photographe et révolté des résultats des élections. Je n'ai pas eu à
me forcer vraiment pour être intéressée.
(à suivre)
- sous peine de radiation rétroactive et pour 4 générations de la part de
l'ANPE, de menaces de torture sous la plante des pieds avec des épingles
pleines de tétanos.