J'en ai de la chance d'être insomniaque et de pouvoir profiter des titres exceptionnels des journaux de nuit. Régulièrement, on a droit dans la presse aux résultats édulcorés d'une enquête dont le sujet essentiel faisait frissonner d'inquiétude au milieu de la nuit les masses blotties dans leur lit.

Pourquoi parle-t-on de celle-là et pas des dix autres ? Je ne sais pas si ça a une attachée de presse, un petit résultat d'enquête, mais j'imagine qu'il doit être bien couvé par sa maman du service communication de la-grande-boite-qui-a-commandé-l'étude (Allemande ce coup-ci, parait-il). Couvé donc, et lancé dans la vie d'un grand coup de main à plat dans le dos en direction de l'AFP.

Cette fois-ci, il s'agit de thé.
Le thé comme beaucoup d'autres produits est, on le sait, une substance tantôt nectar de la vie éternelle, tantôt poison. Sa consommation nous empêche de fixer le fer tout en bombardant notre organisme de salves nourries de radicaux libres, mais est aussi bénéfique pour l'esprit, et la ritualisation véhicule une image apaisante avant même qu'il soit bu.

D'après ce que j'ai compris, la caféine contenue dans le thé favoriserait l'élasticité des artères. SAUF ! Sauf sauf sauf... si on y met du lait. Là, c'est mau-vais. Bon d'accord. Mais ce n'est pas tout : le thé vert semble échapper à cette logique pour 2 raisons :

- parce qu'il contient plus d'anti-oxydants
- et parce que par tradition on ne met pas de lait dans le thé vert ! (arghhhhhhhh !)

Bon, moi je jette l'éponge :o)