Il pleut. Je suis sur les nerfs.

Je lis les constats désespérants et les mauvaises nouvelles sur les blogs et dans les sites d'information avec une attirance morbide qui me laisse vidée de joie. Je ne sais pas si c'est lié à l'arrivée des élections mais je trouve l'ambiance délétère. Le moindre germe d'espoir, de saut en avant, de liberté, de repos me semble brisé menu, condamné, mal vu. La police de la pensée traque le plus petit signe que des gens seraient en train de se réjouir et les casse par tous les moyens.

Bien sûr, c'est à mettre en parallèle avec notre situation. Mon copain est désabusé. Plusieurs années à son compte avec les risques, les responsabilités, l'énergie et le temps consacrés pour avoir aujourd'hui moins que le smic, se sentir traqué par les administrations et n'avoir plus le temps de profiter de sa vie. Lui qui était passionné, il en est dégoutté de son métier.

Je suis trop émotive, trop empathique. Je pense aux moutons sous la pluie et ça me fait du mal alors qu'il ne fait même pas froid et que ces animaux ont de toute façon un beau manteau (oui parce que... j'ai oublié de parler des moutons hier).

ça craint.
Et ça va passer pour des moments plus gais.i