J'ai la tête dans les courses de supermarché et les questions d'organisation pour ce week-end. En effet, je ne voulais pas laisser passer ce cap sans marquer un peu le coup, et j'ai souhaité initier une réunion familiale qui ne s'était pas déroulée pendant les fêtes de fin d'année pour des raisons évoquées ici à l'époque.

Ma p'tite coiffeuse (j'adore parler comme ça, ça fait "vieille") découvrant mes premiers cheveux blancs ne me donne pas mon âge (non je vous assure, ce n'est pas par politesse) et je dois dire que sans me soigner particulièrement, ça va. Je préfère avoir ma tronche plutôt que celle de plus de la moitié de la population féminine, s'il faut s'expliquer :o)

40 ans c'est vrai que quand j'étais ado ça représentait LA limite à partir de laquelle on n'était plus dans la même vie, on "basculait" dans un espace-temps difficile à concevoir.
Le passage aux dizaines est supposé être propice aux bilans.

C'est certain que c'est la dèche en ce moment, pire qu'il y a quelques mois, probablement moins que dans ceux à venir. Petits soucis de santé, on dirait 2 petits vieux. Mais sinon (à part une chose hi hi) il n'y a rien que j'aurais fait différemment.

J'ai écourté mes études et je n'ai jamais regretté d'avoir pris la tangente avant le Bac, je n'étais vraiment pas faite pour ça. Ni au niveau de la discipline destinée à des gamins immatures, ni pour l'apprentissage long et laborieux sur lequel j'avais un mal fou à me concentrer, ni pour la dépendance financière que la poursuite des études impliquait. Une passion et des formations de qualité m'ont permis de prendre de l'assurance dans un domaine qui me plaît même si le travail est aléatoire (hein ? Vous connaissez d'autres webdesigners que moi ? J'le crois pas ! :o)

J'ai pu laisser vivre l'amitié et connaître des points de vue différents sur la vie pratique, me faire mon opinion avant d'avoir expérimenté moi-même certaines situations. L'année sabbatique en fin de lycée devrait de toute façon être obligatoire, moi je dis. Aller au gré des vents, regarder autour de soi.

C'est la même chose en ce qui concerne les amours. Il y en a eu plusieurs, j'étais à fond dedans à chaque fois (les mauvais esprits, ouste !) et quand ça ne fonctionnait pas, je pensais "Tant pis, j'ai encore le temps de faire du brouillon avec ma vie sentimentale".
J'ai tout de même moyennement apprécié le concept à l'époque et après des déconvenues cuisantes (remboursez !), je suis restée célibataire de 19 à 27 ans. Il y a bien eu des aventures ou des flirts mais Je n'ai vécu avec personne.
Au moins je peux évoquer quelques bons souvenirs maintenant que je suis assez éloignée de la souffrance qu'ils ont pu causer. Et ce n'est pas grave si ça m'a conduite à ne rencontrer mon copain qu'il y a une petite dizaine d'années seulement (de toute façon avant il était trop jeune :o)

Ce que je peux regretter ?
- N'avoir pas du tout entretenu les relations avec mes amis ces dernières années (si ça ne s'était pas produit avant l'arrivée d'internet je me poserais des questions).
- Avoir commencé tellement de choses et en avoir fini si peu. Je ne sais pas finir :o)

Enfin là je vais m'arrêter pour l'instant même s'il est probable que j'aborderai encore le sujet prochainement. Mais... c'est vraiment pénible de réécrire un billet qu'on a perdu :o)