Aujourd'hui, c'est la journée du sommeil. D'ailleurs ça se voit bien, hein, que je suis en train d'en profiter :o}

Benoîtement, je croyais qu'il s'agissait d'une journée portes ouvertes de dépistage des problèmes des gens, comme ça se passe avec les dermatologues. Je remarque d'ailleurs que ce genre de journée où on nous explique en long et en large l'importance de s'occuper de son mélanome ou de sa somnolence diurne est annoncé le jour-même ou le lendemain, toujours trop tard pour prendre ses dispositions et consulter. On informe, on sensibilise. C'est bien d'informer la population, mais si la population n'a ensuite pas accès aux soins ?
Rendez-vous à 3 mois, éloignement géographique, refus des CMUistes...

Donc me dis-je, il va y avoir des structures ouvertes pour recevoir les patients et indiquer les démarches à effectuer en cas de troubles importants (apnée du sommeil, insomnie sévère...). Que nenni.

En fait, il y a une grande enquête dont les résultats me permettent d'apprendre que le sommeil c'est important (et internet le soir c'est mal) et que si les gens sont fatigués c'est parce qu'ils ne dorment pas assez. Ah et puis c'est de leur faute : c'est parce qu'ils n'en ont jamais parlé à leur médecin traitant. Booooon.

Et alors, que fait-on pour remédier à ce problème de santé publique qui peut avoir des conséquences mortelles ? On met en place un bonhomme derrière un téléphone pour 3 ou 4 départements, ou on ouvre à Lyon une salle pouvant recevoir 25 personnes, pour donner une conférence sur le syndrôme des jambes sans repos (c'est très désagréable mais ce n'est pas le plus grave) ou sur l'hypersomnie.

Allez hop, ça n'aura aidé ni soigné personne, mais ça aura assuré le bifteak de ceux qui donnent les conférences (et vendent leur livre) et de ceux qui s'occupent de la com'.

  • Une des plus jolies chansons des Beatles