A la suite d'une enquête qui se limite aux pages d'un célèbre catalogue de vente par correspondance dont le nom ne fait pas allusion à un pays limitrophe de la France, je constate que les grosses n'ont pas le droit de faire du sport.
Déjà, pour trouver un soutif bien coupé, on a intérêt à faire du 95C, y'en a partout. Avec la mode des prothèses mammaires, je m'attendais à trouver enfin cet accessoire adapté à une paire de lolos d'une taille respectable.

Las ! Non seulement on est cantonnées au rayon "mamies difformes" des supermarchés, on n'est pas quasiment pas concernée par les soldes (eh, elle devrait déjà être contente de trouver de quoi compresser sa poîtrine monstrueuse, elle va pas en plus nous faire un caca nerveux sur les fleurs violettes ou le rose bonbon).

Donc, c'est tout un casse-tête esthétique (aspect souvent renvoyée au second degré) et pratique. C'est que 2,5 kg de chaque côté, ça ne se soutient pas avec une petite cordelette brodée. Il faut étudier les profilés, le galbe, les sangles de soutien, parce que... pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, on n'est pas toutes foutues pareil.
Et on finit... dans le rayon "minimiseurs". Quelle délicate attention, et comme on sent tout de suite que la chair plus très fraîche va être "embellie" et "mise en beauté" comme les atouts des demoiselles des pages précédentes !

Comme je peux abandonner sans verser une larme l'idée de porter des dessous à la Eva Longoria, je songe aux sous-vêtements sportifs. Je me serais bien vue avec une petite brassière noire portée presque seule pour vaquer à mes occupations à la maison. Mais là encore, s'il est permis d'arborer des obus, on est prié de les porter sur un torse fin comme une liane. Et d'avoir déjà abusé des régimes irritants-du-colon et des clubs de gymnastique pour avoir le droit d'envisager de se les remuer, les nénés.

C'était mon petit coup de gorge du jour :o)