Plus on est de fous, moins il y a de riz
Par Minium le vendredi 25 avril 2008, 03:05 - ça m'énerve - Lien permanent
C'est évidemment la citation que m'inspire l'actualité sur le rationnement de cette céréale. Avec les progrès techniques et scientifiques, il est tellement désolant qu'un certain nombre de pourris, pour spéculer sur la nourriture de base, affame des populations entières tout autour de la planète. Parce que les Chinois et les Indiens accèdent à la classe moyenne ? Mon oeil ! (pour être polie). Exploitée rationnellement, la Terre aurait bien de quoi nourrir tout le monde !
Les banquiers remontent le col de leur veste. Essayez donc d'aller négocier
une diminution des mensualités d'un prêt accordé généreusement il y a 2 ans
pour un crédit de 25 ou 30 ans dont les premières mensualités représentent
quasiment les 2/3 de votre salaire. On sent la panique, la tentative de faire
rentrer de l'argent le plus vite possible.
Rassurez-vous ce n'est pas moi, si j'arrivais à emprunter 2000€ pour
remplacer ma caisse par une autre aussi pourrie, ça serait bien le
maximum.
Qu'en pense un "petit vieux" avec qui la conversation se noue dans une file
d'attente ? Un de ces ruraux dont le bon sens n'a pas été totalement
anesthésié par le bocal rectangulaire posé sur un des meubles du
séjour.
- Ma femme et moi on a travaillé toute notre vie, on a une retraite de
700€ pour deux.
- J'ai connu la guerre : des gens faisaient 60 km à pied pour venir de
la grande ville échanger leurs vêtements contre un morceau de lard. Eh bien je
ne suis pas certain que je ne reverrai pas ça un jour.
Rationnement du riz dans les "Pays les plus riches". Je n'en reviens
toujours pas.
Apprenez à coudre, à jardiner ou à bricoler. C'est pas dit que ça ne vous
servira pas un jour.
Commentaires
Dur-dur le commentaire, je viens de lire des nouvelles d'Argentine ou mon fils se trouve pour 6 mois et la révolte des casseroles a repris comme il y a 6 ou 7 ans, on craint le pire!
Ici en France, les agressions quotidiennes sont d'après ce que j'en connais plus morales que directement créatrices de famine immédiate. Chacun se dit dans son coin qu'il va encore tenir un mois, qu'il y a encore de la richesse autour de soi (dans la rue, les temples de la consommation...), qu'on ne va pas mourir de faim demain.
Mais la colère monte, malheureusement elle est précédée de d'abattement, je vois des gens brisés autour de moi dont la vie est entièrement remise en cause.
Chaque jour je voudrais faire un billet, mais souvent ça me clôt les lèvres mentales* au bout de 2 lignes.