Depuis longtemps, très longtemps, j'écris. 3 mots, 3 phrases, l'histoire d'une amitié sur fond de rallye des sables à 8 ans dans un carnet en simili-cuir. Des paroles de chansons, l'ébauche d'un roman à partir de 15 ans.

Comme tout le monde.

On se dit "C'est pas sérieux, faut trouver du boulot". Et le fait est que je pense que je n'aurais jamais eu confiance en moi. Même après avoir dénudé une rangée de vignes, même en étant la première sur une trentaine de personnes, je n'y croyais pas.

Pour ce qui est d'écrire, de continuer, d'essayer... c'est de plus en plus compliqué. Internet me démontre que je m'exprime bien plus mal que nombre de personnes sur leurs blogs, je n'ai pas l'aisance. Pourtant, il y a ces pointes acérées, ces bouquets de mots qui viennent parfois et que je trouve dommage de jeter.

Et mon père était l'étalon à double-tranchant (on ne rigole pas, bande d'andouilles !) de la qualité de mes écrits. Se sentant proche des mots de sa fille certainement, mais dont un des métiers a été d'en produire et aussi de sélectionner ceux des autres qui auraient audience.

C'est compliqué. J'ai trouvé un beau titre ce soir, délicat. Pour un texte, pour une chanson, pour un chapitre. Une recherche sur internet ne donne pas de résultats, il semble être original. Mais si je le divulgue, il ne le sera plus.

Alors je le garde. J'espère. J'espère qu'un jour il sera l'introduction ou la conclusion de quelque chose de beau.