Pendant des années, j'ai eu une angoisse panique de devoir subir une intervention à l'hôpital. Comme beaucoup d'enfants certainement, et surtout il y a 35 ans, ça devait signifier beaucoup plus de charcutage et de chirurgie que maintenant. Et puis entre 10 et 11 ans on m'a enlevé les amygdales. Pas à moitié, d'après les réflexions des toubibs qui ont m'ont examinée pour les maux de gorge qui continuaient. Puis appendicite, chic émotif vers 18 ans. Malgré une semaine coincée dans une chambre de bout de couloir d'un autre âge, j'ai réussi à faire trop d'efforts en sortant, une copine enceinte emménageait, j'ai voulu ratisser tout le terrain. Obligée de m'immobiliser quelques jours mais j'ai rien dit. Je m'arrangeais pour faire faire des petits pas nonchalants et prendre une pose discrète sur les 100 m qui me séparaient de la supérette. Puis 3 accidents bien plus sérieux, mais là n'est pas le sujet.

Maintenant, malgré toutes les erreurs faites dans les opérations évoquées (et une grosse réussite aussi), je n'ai plus la peur du charcutage. Ce qui m'inquièterait dans l'idée de devoir me faire hospitaliser c'est de devoir laisser les chats. Je vois cet espèce de truc qui a été ma moitié être toujours aussi désagréable avec moi et eux alors que je pensais que "trahir" sa copine depuis 13 ans et un de ses meilleurs amis pouvait rendre un peu humble. Ils sont très très sensibles. Eh bien je ne pense pas qu'il s'en occuperait comme il le faut.

Je sais. Des chats... c'est ridicule comparé au souci qu'on pourrait se faire pour un enfant. Mais je sais par expérience qu'une peur ou un choc affectif peut les tuer.