Il est rare que je me fasse surprendre par la neige. Surtout quand je peux suivre l'activité de ma station météo et de sites fiables, ce que je ne consulte pas en déplacement. Il semble que tout le monde se soit maintenant mis d'accord sur le fait qu'il va faire très froid, longtemps, dans l'Est et le Sud. Le premier qui m'a alertée, c'est lui http://www.inln.cnrs.fr/meteo.php3. Oui 15 jours avant que ça arrive, il est en général très fiable.

Donc surprise, pas vraiment. Mais j'avais d'autres choses à préparer que les provisions et la lutte contre le froid... quand il faisait 11° la nuit avec Mistral et qu'on avait trop chaud au soleil. J'ai juste calculé de rentrer chez moi avant que ça devienne impossible. J'attendais les flocons pour ce mardi matin, comme la joie que la neige a souvent représenté. 6h debout, hasards du sommeil capricieux. Même en grignotant, en traînant, il faisait assez noir et ça ne "sentait" pas la neige. J'éteins néanmoins la chaudière pour pas qu'elle aspire des saloperies quand le livreur de fuel, prévu pour ce matin, va passer.

9h30 Quand les yeux de chatte ne sont pas là, les flocons denses. Ah oui quand même. Bon, je dégage les fenêtres (j'ai pas de volets, je fais comme je peux) pour euh... - Première action : rien. Rester au chaud -j'ai rien dormi, pas récupéré de mon voyage- et regarder tomber. Je suis bloquée. Bah. Je glande, je me suis gagné ce droit.

Mi-di, mi-après midi. Croisement d'infos météo. Le froid attendu est comparable à celui vécu en 1956, quand tous les oliviers de la région ont gelé. Quelque chose que je n'ai pas vécu, mais qui a fait changer le paysage, les ressources : le Côtes du Rhône est "né". Les fortunes ont changé de main. Un évènement qui a marqué l'époque, les esprits...