Penser : j'ai par contre connu 1971. Mon frère dans son "baby-relax" devant 3 bouts de bois qui brûlaient dans la cheminée inefficace, ma mère en train de dégeler les tuyaux d'eau au sèche-cheveux (remarquez qu'on avait encore du courant malgré le mètre de neige et les morts sur l'A7) et de casser la glace à la pioche sur le balcon, moi qui accompagnais mon père à cheval pour aller chercher du gasoil pour la chaudière, à 5 km dans 2 bidons de l'armée. Penser aussi que malgré le confort de la maison relativement voisine que j'habite, les 50 cm de neige que j'ai vécu à 2 (dont un costaud) il y a 2 ou 3 ans n'ont pas été faciles et pourtant ils n'ont pas duré. Le froid non plus.

Se bouger. Essayer de ramoner le petit tuyau de la cuisinière. ça ne vient peut-être pas de là que j'ai failli mettre le feu/ m'enfumer l'autre jour mais c'était le jour à essayer. Couverte de suie, de cendres et trempée. Rentrer quelques morceaux de bois, aïe le dos. Douche puis baisser le thermostat d'eau sanitaire. ça économisera du fuel... que le camion pourra pas apporter ;-)

Vérifier la quantité de bois à l'abri. Pas top. Commencer à penser aux mesures à prendre pour lutter contre le froid. La bouffe, les chats... faire le tour de la maison, quoi.

Oui, à moins que par miracle il soit possible de descendre et surtout de remonter demain (à mi-chemin, il y a un virage au nord qui ne dégèle jamais, et il est au-dessus d'un... grand grand dévers) il faut raisonner en terme de... survie.

(à suivre)